Je n’ai jamais su comment agir politiquement. Ni quoi faire, ni avec qui. C’est un problème banal : quand on veut tout changer, par où commencer ? Quel moyen d’action choisir, qui serait utile tout en respectant les contraintes personnelles du moment ?
Heureusement, il y a eu des mouvements sociaux. Se mobiliser pour un objectif clair, être dans une foule qui avance ensemble, discuter et chanter avec des inconnus, y croire le temps de la manif : mon engagement politique, ça a surtout été ça. Je me suis senti à ma place parmi les Gilets Jaunes, pendant un temps. Mais la dernière fois que j’ai participé à un mouvement social qui s’est terminé par une victoire, c’était en 2006, contre le CPE[1]. Ça fait du bien de se rappeler qu’on n’est pas seul.e, d’être des milliers ensemble dans la rue, mais ces derniers temps on n’a pas obtenu beaucoup de résultats. Et la question demeure : que faire entre deux crises sociales ?
Source : Inventif
Plusieurs cinéastes, écrivains ou encore photographes sénégalais se sont saisis de la question LGBTQIA+ dans leur œuvre. Ils se disent inquiets du durcissement de la loi contre les personnes homosexuelles et y voient une instrumentalisation politique visant à détourner l’esprit des populations loin des vraies préoccupations du pays.