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Catopuma

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Catopuma
Description de cette image, également commentée ci-après
Le Chat bai (C. badia, en haut) et le Chat de Temminck (C. temminckii, en bas).
3.16–0 Ma
Du Pliocène supérieur à l’Holocène (présent).
Classification
Règne Animalia
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Tetrapoda
Classe Mammalia
Cohorte Placentalia
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Felidae
Sous-famille Felinae

Genre

Catopuma
Severtzov, 1858

Répartition géographique

Description de cette image, également commentée ci-après
Répartition comparée des espèces du genre Catopuma :
  • C. temminckii
  • C. badia

Synonymes

Catopuma est un genre de mammifères carnivores de la famille des félidés. Ce groupe de petits félins (félinés) se compose de deux espèces endémiques d'Asie du Sud, d'Asie de l'Est et d'Asie du Sud-Est : le Chat de Temminck (Catopuma temminckii) et le Chat bai (Catopuma badia). Avec leur proche parent le Chat marbré (genre monotypique Pardofelis), ces deux espèces composent la lignée évolutive dite « du Chat bai » (bay cat lineage), qui constitue l'une des branches basales les plus précoces de la diversification des félins modernes.

Historique taxonomique

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Le genre Catopuma est érigé en 1858 par le naturaliste et explorateur russe Nikolaï Severtsov dans la Revue et Magasin de Zoologie pure et appliquée[1]. L'espèce type (par monotypie) est Felis moormensis Hodgson, 1831, aujourd'hui considérée comme synonyme ou sous-espèce continentale du Chat de Temminck (Catopuma temminckii)[2].

En 1874, le zoologiste britannique John Edward Gray décrit le Chat bai sous le protonyme Felis badia d'après un spécimen rapporté du Sarawak par Alfred Russel Wallace[3], tout en proposant le sous-genre Pyrofelis pour temminckii[4]. En 1932, Reginald Innes Pocock isole le Chat bai dans le genre distinct Badiofelis, en invoquant la morphologie de ses coussinets plantaires et l'absence d'adaptations arboricoles poussées[5]. Le regroupement moderne des deux taxons sous le nom générique de Catopuma s'impose à partir de la fin du XXe siècle, notamment formalisé en 1993 par W. Christopher Wozencraft dans la deuxième édition de Mammal Species of the World[6],[7].


Bien que les deux espèces aient été provisoirement transférées dans le genre Pardofelis à la fin des années 2000 à la suite de premières études moléculaires suggérant un ancêtre commun proche avec le Chat marbré (Pardofelis marmorata)[8], la révision taxonomique menée en 2017 par la Cat Classification Task Force de l'UICN confirme la séparation générique : Catopuma est conservé pour le clade formé par le Chat bai et le Chat de Temminck, tandis que Pardofelis redevient monotypique[2].

Liste des espèces

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Liste des espèces du genre Catopuma selon ITIS ()[9] et l'UICN (Kitchener et al., 2017) :
Espèce, nom et auteur Description Répartition Statut UICN
Catopuma badia
(Gray, 1874)
Chat bai
Chat doré de Bornéo
Morphométrie :
  • Longueur tête-corps : 49,5 à 69 cm[10]
  • Queue : 30 à 43 cm[10]
  • Hauteur au garrot : 28 à 37 cm[10]
  • Poids : 2 à 5 kg[10]

Description : Petit félin gracile au corps svelte et à la tête arrondie. Robe unie présentant un dimorphisme chromatique net : phase châtain roux vif ou phase grise à reflets fauves, complétée par de rares cas de mélanisme. Oreilles courtes et arrondies, au revers gris sombre dépourvu d'ocelle clair central. Dessous de la queue marqué par une bande longitudinale médiane blanche très nette s'élargissant vers l'extrémité distale, qui s'achève par une petite tache apicale noire[3],[10].


Strictement endémique de l'île de Bornéo : présent en Malaisie insulaire (Sarawak et Sabah) et en Indonésie (Kalimantan) ; présence non confirmée au Brunei[10].
(EN)
Catopuma temminckii
(Vigors & Horsfield, 1827)
Chat de Temminck
Chat doré d'Asie
Morphométrie :
  • Longueur tête-corps : 66 à 109 cm[11]
  • Queue : 40 à 58 cm[11]
  • Hauteur au garrot : 50 à 56 cm[11]
  • Poids : 8 à 16 kg[11]

Description : Félin trapu et musclé de taille intermédiaire, deux à trois fois plus massif que le Chat domestique. Robe polymorphe : forme typique rouge doré ou brun renard uni, complétée par des morphes grises, cannelles, mélaniques et ocelées (tachetées). Marques faciales diagnostiques constituées de deux lignes blanches liserées de noir barrant les joues et de deux bandes claires frontales. Revers des oreilles noir avec ocelle central grisâtre. Face ventrale de la queue d'un blanc contrasté, souvent portée recourbée vers le haut[11].


Asie du Sud, du Sud-Est et de l'Est : du Népal et du nord-est de l'Inde jusqu'au sud de la Chine, sur l'ensemble de la péninsule indochinoise, en Malaisie péninsulaire et à Sumatra[11].
(VU)

Phylogénie et évolution

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Le plateau de la Sonde lors du dernier maximum glaciaire, illustrant les liaisons terrestres historiques reliant la péninsule Malaise, Sumatra et Bornéo.

Les analyses de l'ADN nucléaire révèlent que la radiation évolutive de la famille des félidés a débuté en Asie au Miocène, il y a environ 14,45 à 8,38 millions d'années[8],[12], tandis que l'étude de leur ADN mitochondrial situe cette diversification primaire entre 16,76 et 6,46 millions d'années[13]. Le genre Catopuma forme, aux côtés du genre monotypique Pardofelis (représenté par le seul Chat marbré), ce qui est communément appelé la « lignée du Chat bai » (bay cat lineage), qui constitue la deuxième des huit grandes lignées de félins modernes à avoir divergé après celle des Pantherinae[8],[14]. L'ancêtre commun à cette lignée s'est séparé du tronc commun des félidés il y a 8,42 à 4,27 millions d'années selon l'ADN nucléaire[8], ou 8,47 à 0,41 millions d'années selon les séquences mitochondriales[13]. Au sein de ce groupe, le Chat marbré occupe la position la plus basale, tandis que les deux espèces de Catopuma forment un clade frère hautement soutenu[8],[13].

Sur le plan morphologique et ostéologique, le Chat bai et le Chat de Temminck partagent des ressemblances si étroites que le premier a longtemps été regardé comme une simple sous-espèce insulaire naine du second, d'autant que l'île de Sumatra (peuplée par le Chat de Temminck) n'est isolée de Bornéo que depuis 10 000 à 15 000 ans[15],[16]. De même, la très forte analogie d'aspect entre ces deux taxons et le Chat doré d'Afrique (Caracal aurata) a longtemps laissé penser à une parenté directe au sein du genre désuet Profelis ; toutefois, les massifs forestiers d'Afrique et d'Asie n'étant plus reliés depuis une vingtaine de millions d'années, ces similitudes résultent d'une remarquable convergence évolutive façonnée par la vie en forêt dense tropicale[17].

Des études phylogénomiques et biogéographiques fines démontrent que la spéciation allopatrique entre Catopuma temminckii et Catopuma badia est bien plus ancienne que la dernière déglaciation : elle s'est opérée vers la fin du Pliocène, il y a environ 3,16 millions d'années, sous l'effet de montées répétées du niveau marin ayant submergé l'isthme de Kra et scindé le plateau continental de la Sonde en deux blocs biogéographiques distincts[18]. La population insulaire méridionale s'est retrouvée isolée sur l'île de Bornéo pour donner le Chat bai, devenu un spécialiste strict du sous-bois des forêts tropicales denses primaires de basse altitude, tandis que la population septentrionale a évolué sur le continent asiatique sous la forme du Chat de Temminck, plus éclectique dans le choix de ses habitats et caractérisé par un patron de coloration beaucoup plus variable et polychromatique[18]. Lors des régressions marines associées aux épisodes glaciaires du Pléistocène, le Chat de Temminck a pu secondairement traverser les ponts terrestres réémergés du Sondaland pour coloniser la péninsule Malaise et l'île de Sumatra[18].

En outre, les populations actuelles de Chats de Temminck présentent une diversité nucléotidique remarquablement restreinte, témoignant d'un puissant goulot d'étranglement de population survenu lors de l'éruption cataclysmique du mont Toba à Sumatra il y a environ 74 000 ans[18]. Cet événement majeur a éliminé l'essentiel des populations régionales à l'exception de refuges écologiques situés en Chine méridionale et en Indochine, à partir desquels l'espèce a progressivement réinvesti le reste de son aire continentale et insulaire[18]. Ce scénario démographique explique pourquoi les populations continentales au nord de l'isthme de Kra ont conservé un très riche polymorphisme de coloration (formes rousses, grises, sombres et tachetées dites « ocelées »), tandis que les populations établies au sud de l'isthme (péninsule Malaise et Sumatra) sont quasi exclusivement limitées aux phases rousses et mélaniques[18].

Cladogramme des relations phylogénétiques au sein de la famille des Felidae d'après Johnson et al. (2006)[8], Werdelin et al. (2010)[12], Li et al. (2016)[13] et Kitchener et al. (2017)[2] :

Felidae
Pantherinae

Neofelis (panthères nébuleuses)



Panthera (panthères, lion, tigre, jaguar)



Felinae
Lignée du Chat bai

Pardofelis (P. marmorata — Chat marbré)


Catopuma

Catopuma temminckii — Chat de Temminck



Catopuma badia — Chat bai





Lignée du Caracal

Caracal



Leptailurus




Autres lignées de félinés (Leopardus, Lynx, Puma, Prionailurus, Felis…)





Notes et références

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Références

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  1. ↑ M. N. Severtzow, « Notice sur la classification multisériale des Carnivores, spécialement des Félidés, et les études de zoologie générale qui s'y rattachent », Revue et Magasin de Zoologie pure et appliquée, vol. X,‎ , p. 385–396 (lire en ligne)
  2. 1 2 3 (en) A. C. Kitchener, C. Breitenmoser-Würsten, E. Eizirik, A. Gentry, L. Werdelin, A. Wilting, N. Yamaguchi, A. V. Abramov, P. Christiansen, C. Driscoll, J. W. Duckworth, W. Johnson, S.-J. Luo, E. Meijaard, P. O'Donoghue, J. Sanderson, K. Seymour, M. Bruford, C. Groves, M. Hoffmann, K. Nowell, Z. Timmons et S. Tobe, « A revised taxonomy of the Felidae: The final report of the Cat Classification Task Force of the IUCN Cat Specialist Group », Cat News, no Special Issue 11,‎ , p. 36–37 (lire en ligne)
  3. 1 2 (en) John Edward Gray, « Description of a new Species of Cat (Felis badia) from Sarawak », Proceedings of the Zoological Society of London, vol. 1874, no 3,‎ , p. 322–325 (lire en ligne)
  4. ↑ (en) John Edward Gray, « List of the species of feline animals (Felidæ) », The Annals and Magazine of Natural History, 4e série, vol. 14, no 83,‎ , p. 354 (lire en ligne)
  5. ↑ (en) Reginald Innes Pocock, « The Marbled Cat (Pardofelis marmorata) and some other Oriental Species, with the Definition of a new Genus of the Felidæ », Proceedings of the Zoological Society of London, vol. 102, no 3,‎ , p. 741–766 (DOI 10.1111/j.1096-3642.1932.tb01095.x)
  6. ↑ (en) W. Christopher Wozencraft (dir.), « Order Carnivora », dans Mammal Species of the World: A Taxonomic and Geographic Reference, Washington et Londres, Smithsonian Institution Press, , 1207 p. (ISBN 978-1-56098-217-3, lire en ligne)
  7. ↑ (en) Connor J. Burgin, Don E. Wilson et Russell A. Mittermeier, Illustrated Checklist of the Mammals of the World, vol. 2, Barcelone, Lynx Edicions, , 398 p. (ISBN 978-84-16728-35-0)
  8. 1 2 3 4 5 6 (en) W. E. Johnson, E. Eizirik, J. Pecon-Slattery, W. J. Murphy, A. Antunes, E. Teeling et S. J. O'Brien, « The Late Miocene Radiation of Modern Felidae: A Genetic Assessment », Science, vol. 311, no 5757,‎ , p. 73–77 (PMID 16400146, DOI 10.1126/science.1122277)
  9. ↑ Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
  10. 1 2 3 4 5 6 (en) José R. Castelló, « Bay Cat Catopuma badia », dans Felids and Hyenas of the World: Wildcats, Panthers, Lynx, Pumas, Ocelots, Caracals, and Relatives, Princeton, Princeton University Press, , 232–234 p. (ISBN 978-0-691-20597-7)
  11. 1 2 3 4 5 6 José R. Castelló (trad. Anne Saint Girons), « Genre Catopuma : Lions, tigres, pumas, ocelots et apparentés », dans Félins et hyènes du monde, Delachaux et Niestlé, coll. « Guide Delachaux », , 228–231 p. (ISBN 978-2-603-02863-6)
  12. 1 2 (en) L. Werdelin (dir.), N. Yamaguchi (dir.), W. E. Johnson et S. J. O'Brien, « Phylogeny and evolution of cats (Felidae) », dans Biology and Conservation of Wild Felids, Oxford, Oxford University Press, , 59–82 p. (ISBN 978-0-19-923445-5, lire en ligne)
  13. 1 2 3 4 (en) G. Li, B. W. Davis, E. Eizirik et W. J. Murphy, « Phylogenomic evidence for ancient hybridization in the genomes of living cats (Felidae) », Genome Research, vol. 26, no 1,‎ , p. 1–11 (PMID 26518481, PMCID 4691742, DOI 10.1101/gr.186668.114)
  14. ↑ Stephen O’Brien et Warren Johnson, « L’évolution des chats », Pour la science, no 366,‎ (ISSN 0153-4092)
  15. ↑ (en) Peter Jackson, « Bornean Bay Cat (Catopuma badia) », sur catsg.org, Cat Specialist Group, (consulté le )
  16. ↑ Jackson et Farrell Jackson 1996, p. 163–164.
  17. ↑ Jackson et Farrell Jackson 1996, p. 166.
  18. 1 2 3 4 5 6 (en) R. P. Patel, D. W. Förster, A. C. Kitchener, M. D. Rayan, S. W. Mohamed, L. Werner, D. Lenz, H. Pfestorf, S. Kramer-Schadt, V. Radchuk, J. Fickel et A. Wilting, « Two species of Southeast Asian cats in the genus Catopuma with diverging histories: an island endemic forest specialist and a widespread habitat generalist », Royal Society Open Science, vol. 3, no 10,‎ (PMID 27853549, PMCID 5098974, DOI 10.1098/rsos.160350)

Bibliographie

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Descriptions originales

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Ouvrages et synthèses phylogénétiques

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  • (en) A. C. Kitchener, C. Breitenmoser-Würsten, E. Eizirik, A. Gentry, L. Werdelin, A. Wilting, N. Yamaguchi, A. V. Abramov, P. Christiansen, C. Driscoll, J. W. Duckworth, W. Johnson, S.-J. Luo, E. Meijaard, P. O'Donoghue, J. Sanderson, K. Seymour, M. Bruford, C. Groves, M. Hoffmann, K. Nowell, Z. Timmons et S. Tobe, « A revised taxonomy of the Felidae: The final report of the Cat Classification Task Force of the IUCN Cat Specialist Group », Cat News, no Special Issue 11,‎ , p. 36–37 (lire en ligne)
  • (en) R. P. Patel, D. W. Förster, A. C. Kitchener, M. D. Rayan, S. W. Mohamed, L. Werner, D. Lenz, H. Pfestorf, S. Kramer-Schadt, V. Radchuk, J. Fickel et A. Wilting, « Two species of Southeast Asian cats in the genus Catopuma with diverging histories: an island endemic forest specialist and a widespread habitat generalist », Royal Society Open Science, vol. 3, no 10,‎ (PMID 27853549, PMCID 5098974, DOI 10.1098/rsos.160350)
  • (en) W. E. Johnson, E. Eizirik, J. Pecon-Slattery, W. J. Murphy, A. Antunes, E. Teeling et S. J. O'Brien, « The Late Miocene Radiation of Modern Felidae: A Genetic Assessment », Science, vol. 311, no 5757,‎ , p. 73–77 (PMID 16400146, DOI 10.1126/science.1122277)
  • (en) Theodore Sherman Palmer, « Index Generum Mammalium: a List of the Genera and Families of Mammals », North American Fauna, vol. 23,‎ , p. 165 (lire en ligne)
  • José R. Castelló (trad. Anne Saint Girons), Félins et hyènes du monde : Lions, tigres, pumas, ocelots et apparentés, Delachaux et Niestlé, coll. « Guide Delachaux », , 280 p. (ISBN 978-2-603-02863-6), p. 228–234
  • Peter Jackson et Adrienne Farrell Jackson (trad. Danièle Devitre, préf. Dr Claude Martin, ill. Robert Dallet et Johan de Crem), Les Félins : Toutes les espèces du monde, Turin, Delachaux et Niestlé, coll. « La bibliothèque du naturaliste », , 272 p., relié (ISBN 978-2603010198 et 2-603-01019-0)
  • Rémy Marion (dir.), Cécile Callou, Julie Delfour, Andy Jennings, Catherine Marion et Géraldine Véron, Larousse des félins, Paris, Larousse, , 224 p. (ISBN 2-03-560453-2 et 978-2035604538, OCLC 179897108).

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Articles connexes

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Liens externes

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