Mapouka
Le mapouka, aussi connu sous le nom de macouka ou encore mapaka, est une danse traditionnelle de CÎte d'Ivoire des Avikam, originaire des alentours de Grand-Lahou. Le terme est parfois utilisé pour désigner le Youssoumba, la musique traditionnelle et dansante qui l'accompagne et qui est également originaire des peuples lagunaires dans le Sud de la CÎte d'Ivoire.
Cette danse, par sa chorégraphie osée[1], pourrait faire croire qu'il s'agit de danse érotique. Dans les années 1980, des artistes ivoiriens ont tenté sans grand succÚs de la faire connaßtre[réf. nécessaire]. Un des groupes les plus connus est Les Tueuses de Mapouka[2].
En 1998, le Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA) dĂ©cide d'interdire sa diffusion[3]. C'est Ă la suite de cette interdiction que la danse connaĂźt une propagation trĂšs rapide dans les pays sub-sahariens, en Europe et notamment en France oĂč vivent beaucoup d'expatriĂ©s Ivoiriens[2].
Le mapouka chez les Avikam
[modifier | modifier le code]- Le Mapouka est une danse traditionnelle Avikam, ethnie du grand groupe Akan. Elle fut Ă son apogĂ©e dans les annĂ©es 80 grĂące au groupe Nigui Saff avant d'ĂȘtre interdit Ă la fin des annĂ©es 90 par le CNCA* car jugĂ©e trop obscĂšne.
- Pourtant c'est une symbolique tout autre qui se cache derriĂšre cette danse.
- En effet, chez les Avikam, lorsqu'un couple est en froid, la femme revĂȘt ses plus beaux ornements, se met au milieu de la cour du village et commence ainsi Ă danser afin de se rĂ©concilier avec son mari.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- â « Twerking : le bootyshake version hard », Caroline Lazard, sur le site obsession.nouvelobs.com - 25 juin 2013.
- 1 2 « Mapouka : la danse de l'émancipation », sur Afrik.com, .
- â Aghi Bahi, L'IvoiritĂ© mouvementĂ©e : Jeunes, mĂ©dias et politique en CĂŽte d'Ivoire, African Books Collective, , 334 p. (ISBN 978-9956-728-88-6, lire en ligne)
