Spectacle
Un spectacle est un divertissement offert Ă un public.
Spectacle vivant
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Le spectacle vivant[1] ou l'art vivant se caractérise par la coprésence d'actants (ceux qui donnent à voir et à entendre) et d'un public (ceux qui ont accepté de voir et d'entendre).
En cela, le spectacle vivant désigne de nombreux modes d'expression artistique, de la représentation à l'improvisation : le théùtre, la danse, les arts du cirque, les arts de la rue, les arts de la marionnette, l'opéra, le spectacle de rue et la musique live.
On parle aussi plus généralement d'arts du spectacle, mais cette expression peut également englober le cinéma et la musique, notamment dans les cursus universitaires ayant adopté cet intitulé.
Théùtre
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Le théùtre est l'art de représenter un drame ou une comédie, un genre littéraire particulier. On parle également de genre dramatique.
Aujourd'hui, avec le développement des arts pluridisciplinaires, la définition de l'art théùtral s'est élargie, jusqu'à se confondre avec l'expression spectacle vivant, au point que certains grands metteurs en scÚne considÚrent que, pour qu'il y ait théùtre, il suffit d'avoir un lieu, un temps, un acte et un public[2].
Il s'agit de spectacles dans lesquels des comĂ©diens, mis dans les circonstances et les situations créées par un texte et la vision d'un metteur en scĂšne/rĂ©alisateur, incarnent des personnages pour un regard extĂ©rieur (le public), dans un temps et un espace limitĂ©. Les dialogues Ă©crits sont appelĂ©s piĂšces de théùtre, mais il peut y avoir Ă©galement du théùtre sans texte Ă©crit ou mĂȘme sans aucune parole. Il existe aussi des Ćuvres de théùtre musical, le genre Ă©tant particuliĂšrement reprĂ©sentĂ© dans les cĂ©lĂšbres quartiers de Broadway aux Ătats-Unis ou du West End Ă Londres, mais aussi de plus en plus autour des Grands boulevards Ă Paris[3].
Dans la création contemporaine, les frontiÚres entre les différents arts de la scÚne (théùtre, mime, cirque, danse...) sont de plus en plus ténues, si bien que certains professionnels n'hésitent pas à remplacer le mot théùtre par les mots spectacle pluridisciplinaire ou spectacle vivant, mettant ainsi l'accent sur le métissage des disciplines.
Danse
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La danse est une forme d'art vivant. C'est un mode d'expression éphémÚre constitué de séquences de mouvements de corps dans l'espace souvent accompagnés par de la musique. Les mouvements sont à dessein, intentionnellement rythmiques et façonnés culturellement. Les gestes sont principalement autres que ceux effectués lors d'activités motrices ordinaires et ont une valeur inhérente, esthétique et potentiellement symbolique[a].
Une danse est soit un ensemble dĂ©fini de mouvements dĂ©nuĂ© de signification propre, comme souvent dans le ballet ou les danses traditionnelles europĂ©ennes, soit une gestuelle inspirĂ©e par une symbolique laĂŻque ou religieuse, tendant parfois vers une sorte de mime ou de pantomime, comme dans de nombreuses danses asiatiques. Parfois elle peut mĂȘme viser Ă entraĂźner la transe.
Concert
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Un concert est une reprĂ©sentation musicale d'un ou plusieurs musiciens â chanteurs ou instrumentistes â, en public, dans un lieu amĂ©nagĂ© Ă cette occasion â une salle, un jardin, une Ă©glise, une place, un bar, un stade.
Son but essentiel est l'audition de la musique par un auditoire, mais il peut aussi faire l'objet d'une captation pour une commercialisation ultérieure sous forme d'enregistrement sonore ou visuel.
Par exemple, si une chorale interprĂšte des negro spirituals en public, dans une Ă©glise, il peut s'agir d'un vĂ©ritable concert ; mais si cette mĂȘme chorale, dans cette mĂȘme Ă©glise, interprĂšte les mĂȘmes Ćuvres dans le cadre d'une cĂ©rĂ©monie religieuse, il ne s'agit plus d'un concert, mais d'un Ă©lĂ©ment de la liturgie.
Opéra
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Un opĂ©ra est, dans la musique classique occidentale, une Ćuvre musicale et théùtrale pour un orchestre et des chanteurs. L'opĂ©ra est lâune des formes de l'art lyrique du théùtre musical occidental.
L'Ćuvre, chantĂ©e par des interprĂštes possĂ©dant un registre vocal dĂ©terminĂ© en fonction du rĂŽle et accompagnĂ©s par un orchestre, parfois symphonique, parfois de chambre, parfois destinĂ© au seul rĂ©pertoire d'opĂ©ra, est constituĂ©e d'un livret mis en musique sous forme d'airs, de rĂ©citatifs, de chĆurs et d'intermĂšdes souvent prĂ©cĂ©dĂ©s d'une ouverture et parfois agrĂ©mentĂ©s de ballets. Comme pour le théùtre, le livret met en scĂšne les personnages et leur histoire, mais les rĂŽles sont chantĂ©s.
Le genre musical est dĂ©clinĂ© selon les pays et les Ă©poques et recouvre des Ćuvres dâappellations et de formes diffĂ©rentes. Aujourdâhui, les Ćuvres sont jouĂ©es dans des salles dâopĂ©ra spĂ©cifiquement affectĂ©es ou tout simplement sur des scĂšnes de théùtre ou dans des salles de concerts, voire en plein air.
Les reprĂ©sentations sont organisĂ©es par des institutions du secteur public ou privĂ©, parfois dĂ©signĂ©es sous le vocable de « maison d'opĂ©ra », qui peuvent regrouper les compagnies dâartistes (orchestre, chĆur et ballet) et les services administratifs et techniques nĂ©cessaires Ă lâorganisation des saisons culturelles.
Cabaret
[modifier | modifier le code]Au sens premier, un cabaret est un lieu de consommation de boisson â une taverne ou une auberge â oĂč l'on pouvait Ă©galement manger.
Depuis la fin du XIXe siÚcle, le cabaret artistique est un établissement permettant de consommer de la nourriture et des boissons tout en regardant un spectacle, dont la caractéristique est de mélanger le théùtre, la musique, le chant, la danse, le mime et beaucoup des formats scéniques qui font du cabaret un genre théùtral proprement dit[4].
Cirque
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Un cirque est une troupe d'artistes, traditionnellement itinérante, qui comporte le plus souvent des acrobates, propose des numéros de dressage et de domptage d'animaux et donne des spectacles de clowns, de jonglerie et des tours de magie. Plus généralement au XXIe siÚcle, le cirque est un spectacle vivant populaire organisé autour d'une scÚne circulaire. Le terme « cirque » vient du latin circus, en référence à une enceinte circulaire.
Ses caractĂ©ristiques ont beaucoup Ă©voluĂ© dans le temps. Au XXIe siĂšcle, le cirque existe sans sa scĂšne circulaire, en salle ou dans des lieux particuliers, aux cĂŽtĂ©s de piĂšces de théùtre, de danse, etc. La dĂ©nomination cirque s'est « rĂ©duite » Ă la seule pratique d'une discipline de cirque (acrobatique, aĂ©rienne, Ă©quilibres, manipulation/jonglage, etc.). Avec l'apparition des Ă©coles de cirque Ă la fin du XXe siĂšcle, les artistes de cirque se sont Ă©mancipĂ©s de la famille traditionnelle et trĂšs peu d'entre eux sont des « enfants de la balle ». La dĂ©nomination est d'ailleurs un sujet de discorde depuis les annĂ©es 1970 entre les puristes du cirque traditionnel et ceux qui utilisent le mĂȘme mot pour exercer un art, finalement, trĂšs diffĂ©rent.
Prestidigitation
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L'illusionnisme, ou la prestidigitation, est un art du spectacle qui consiste à créer des illusions. On parle aussi de magie dans le langage courant.
Tauromachie
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La tauromachie (du grec tauros, « taureau » et makheia, « combat ») est la maniĂšre dâaffronter le taureau[6], soit lors de combats Ă lâissue desquels le taureau est mis Ă mort, soit lors de jeux, sportifs ou burlesques comme les taurokathapsies[7].
Toutefois, l'emploi du mot tauromachie comme synonyme de corrida ne reflĂšte pas la rĂ©alitĂ© des spectacles taurins qui varient selon les pratiques et les pays[8]. D'autres pratiques tauromachiques ont acquis une forme stable, des rĂšgles codifiĂ©es et une rĂ©elle institutionnalisation[9]. Il s'agit notamment de la course landaise, la course camarguaise en France, les toros coleados au Venezuela et en Colombie, le jaripeo au Mexique, le rodeo chileno au Chili, la course de recortadores au Portugal ou El rodeo en su salsa de Cuba qui est une forme de tauromachie alternative[10]. L'analyse de la tauromachie « ne peut se satisfaire d'une assimilation rĂ©ductrice Ă la corrida, qui tĂ©moigne d'une conception limitative des pratiques proprement tauromachiques (âŠ) ainsi que des reprĂ©sentations du fait taurin »[11].
Conte
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Le mot conte dĂ©signe Ă la fois un rĂ©cit de faits ou d'aventures imaginaires[12] et le genre littĂ©raire (avant tout oral) qui relate les dits rĂ©cits. Le conte, en tant que rĂ©cit, peut ĂȘtre court ou long. Qu'il vise Ă distraire ou Ă Ă©difier, il porte en lui une force Ă©motionnelle ou philosophique puissante. Depuis la Renaissance, les contes font l'objet de réécritures, donnant naissance au fil des siĂšcles Ă un genre Ă©crit Ă part entiĂšre. Cependant, il est distinct du roman, de la nouvelle et du rĂ©cit d'aventures par l'acceptation de l'invraisemblance propre au genre merveilleux, ainsi que par certains codes, comme la fameuse phrase d'introduction traditionnelle « Il Ă©tait une fois ».
Il y a deux pratiques du genre littéraire qu'est le conte : l'orale et l'écrite. Ces deux pratiques se différenciant par leur mode de création et de diffusion comme par leur contenu, il convient de les distinguer.
Le conte est un objet littĂ©raire difficile Ă dĂ©finir Ă©tant donnĂ© son caractĂšre hybride et polymorphe. Le genre littĂ©raire comme les histoires elles-mĂȘmes font l'objet d'Ă©tudes convoquant des savoirs connexes, Ă la lumiĂšre des sciences humaines, tels que l'histoire littĂ©raire, la sĂ©miologie, la sociologie, l'anthropologie ou la psychanalyse.
Le terme de « conte » est utilisé parfois pour désigner l'activité de conter, quel que soit le type d'histoires (épopée, légende, histoire de vie, nouvelle, etc.).
Art performance
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Une performance est une Ćuvre d'art ou un Ă©chantillon artistique créé par des actions menĂ©es par l'artiste ou d'autres participants, qui peut ĂȘtre en direct, documentĂ©, spontanĂ© ou Ă©crit, prĂ©sentĂ© Ă un public dans un contexte de beaux-arts, et plus particuliĂšrement en art contemporain. La performance est traditionnellement interdisciplinaire. Autrement dit, c'est une prĂ©sentation artistique orientĂ©e vers l'action Ă©phĂ©mĂšre d'un artiste ou d'un groupe.
Cette forme d'art remet en question la sĂ©parabilitĂ© de l'artiste et de l'Ćuvre ainsi que la forme marchande des Ćuvres d'art traditionnelles. La performance, Ă©galement connue sous le nom d'art action ou action artistique, a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©e au fil des ans comme un genre Ă part entiĂšre dans lequel l'art est prĂ©sentĂ© en direct. C'est une pratique ayant un rĂŽle important et fondamental dans l'art d'avant-garde tout au long du XXe siĂšcle.
La performance implique quatre Ă©lĂ©ments fondamentaux : le temps, l'espace, le corps ou la prĂ©sence de l'artiste dans un mĂ©dium, et la relation entre le crĂ©ateur et le public. Les actions, gĂ©nĂ©ralement rĂ©alisĂ©es dans des galeries d'art et des musĂ©es, peuvent avoir lieu dans la rue, dans tout type de cadre ou d'espace et pendant n'importe quelle pĂ©riode. L'objectif est de susciter une rĂ©action, parfois Ă l'aide de l'improvisation et de la mise en scĂšne artistique. Le thĂšme est gĂ©nĂ©ralement liĂ© aux processus de vie de l'artiste, au besoin de dĂ©nonciation ou de critique sociale et Ă un esprit de transformation. La performance peut nâĂȘtre exĂ©cutĂ©e quâune fois ou rĂ©itĂ©rĂ©e, sâappuyer ou non sur un scĂ©nario, ĂȘtre improvisĂ©e ou avoir fait lâobjet de longues rĂ©pĂ©titions.
Le terme « performance » vient de l'expression anglaise « performance art », mais ne doit pas ĂȘtre confondu avec les « performing arts » qui regroupent plutĂŽt l'ensemble des arts vivants. InfluencĂ© par Arthur Cravan[13], Antonin Artaud, Dada, l'Internationale Situationniste et l'Art conceptuel, le performance art a Ă©tĂ© de plus en plus formulĂ© vers 1970 aux Ătats-Unis par des artistes tels qu'Allan Kaprow comme une antithĂšse du théùtre et de plus en plus compris comme une forme d'art conceptuellement indĂ©pendante. Dans ce type d'« art performance », un Ă©vĂ©nement artistique ne doit jamais ĂȘtre rĂ©pĂ©tĂ© de la mĂȘme maniĂšre et ne doit jamais avoir la structure d'une Ćuvre d'art performance[14].
Bien que les termes performance et art de la performance n'aient Ă©tĂ© largement utilisĂ©s que dans les annĂ©es 1970, l'histoire de la performance dans les arts visuels remonte aux productions futuristes et aux cabarets dadaĂŻstes remontant Ă la dĂ©cennie 1910. Les principaux pionniers et pionniĂšres de l'art de la performance sont des artistes tels que Carolee Schneemann, Marina AbramoviÄ, Ana Mendieta, Chris Burden, Hermann Nitsch, Joseph Beuys, Nam June Paik ou Vito Acconci, et les plus grands reprĂ©sentants actuellement sont des artistes tels que Tania Bruguera, Abel Azcona, Orlan, Tehching Hsieh, Marta MinujĂn[15] ou Piotr Pavlenski[16]. Cette discipline est clairement liĂ©e au « lieu », au mouvement Fluxus, Ă l'art corporel et, en gĂ©nĂ©ral, Ă l'art conceptuel[17],[18].
Spectacle de rue
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Le spectacle de rue consiste à se produire dans des endroits publics, en général en échange d'une piÚce de monnaie, parfois d'un bien, ou parfois bénévolement lors d'un événement. Cette forme de spectacle est pratiquée dans le monde entier depuis l'Antiquité.
Théùtre de rue
[modifier | modifier le code]Le théùtre de rue est une forme de spectacle et de représentation théùtrale exécutée dans un espace public, généralement extérieur. Les artistes jouent avec la rue, l'utilisent comme décor et incluent dans leur prestation les impulsions venant de l'extérieur, en particulier du public. Dans le cas contraire, ils ne font que transporter en plein-air leurs créations destinées à la scÚne[19].
Spectacle filmé
[modifier | modifier le code]Cinéma
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Le cinéma est un art du spectacle. En français, il est désigné comme le « septiÚme art », d'aprÚs l'expression du critique Ricciotto Canudo dans les années 1920[20]. L'art cinématographique se caractérise par le spectacle proposé au public sous la forme d'un film, c'est-à -dire d'un récit (fictionnel ou documentaire), véhiculé par un support (pellicule souple, bande magnétique, contenant numérique) qui est enregistré puis lu par un mécanisme continu ou intermittent qui crée l'illusion d'images en mouvement, ou par l'enregistrement et la lecture continue de données informatiques.
La communication au public du spectacle enregistrĂ©, qui se diffĂ©rencie ainsi du spectacle vivant, se fait Ă l'origine par l'Ă©clairement Ă travers le support, le passage de la lumiĂšre par un jeu de miroirs ou/et des lentilles optiques, et la projection de ce faisceau lumineux sur un Ă©cran transparent (Ămile Reynaud, Thomas Edison) ou opaque (Louis LumiĂšre), ou la diffusion du signal numĂ©rique sur un Ă©cran Ă plasma ou Ă diodes. Au sens originel et limitatif, le cinĂ©ma est la projection en public d'un film sur un Ă©cran (en salle ou en plein-air). DĂšs Ămile Reynaud, en 1892, les crĂ©ateurs de films comprennent que le spectacle projetĂ© gagne Ă ĂȘtre accompagnĂ© d'une musique qui construit l'ambiance du rĂ©cit, ou souligne chaque action reprĂ©sentĂ©e. TrĂšs rapidement, ils ajoutent des bruits provoquĂ©s par un assistant lors de chaque projection, et font commenter les actions par un bonimenteur. Depuis son invention, le cinĂ©ma est devenu Ă la fois un art populaire, un divertissement, une industrie et un mĂ©dia. Il peut aussi ĂȘtre utilisĂ© Ă des fins publicitaires, de propagande, de pĂ©dagogie ou de recherche scientifique ou relever d'une pratique artistique personnelle et singuliĂšre.
Le terme « cinĂ©ma » est lâabrĂ©viation de cinĂ©matographe[21] (du grec ÎșÎŻÎœÎ·ÎŒÎ± / kĂnÄma, « mouvement » et ÎłÏαÏÎź / graphĂȘ, « art d'Ă©crire, Ă©criture »), nom donnĂ© par LĂ©on Bouly Ă l'appareil de prise de vues dont il dĂ©pose le brevet en 1892. N'ayant plus payĂ© les droits les annĂ©es suivantes, et son invention tournant court, il en perd la propriĂ©tĂ© et les frĂšres LumiĂšre lui reprennent cette appellation. Antoine LumiĂšre (le pĂšre) aurait prĂ©fĂ©rĂ© que la machine de ses fils soit nommĂ©e « Domitor », mais Louis et Auguste prĂ©fĂ©rĂšrent CinĂ©matographe, mot Ă leur avis plus dynamique. Cependant, le mot d'Antoine revint en 1985, l'Association internationale pour le dĂ©veloppement de la recherche sur le cinĂ©ma des premiers temps s'Ă©tant surnommĂ©e Domitor. Le mot cinĂ©ma est polysĂ©mique, il peut dĂ©signer lâart filmique, ou les techniques des prises de vue animĂ©es et de leur prĂ©sentation au public, ou encore, par mĂ©tonymie, la salle dans laquelle les films sont montrĂ©s. Câest dans cette derniĂšre acception que le terme est lui-mĂȘme souvent abrĂ©gĂ© en français dans le langage familier, en « ciné » ou « cinoche », la rĂ©fĂ©rence Ă lâĂ©cran de projection ayant par ailleurs donnĂ© lâexpression des cinĂ©philes, « se faire une toile ». Dans le mĂȘme registre, « se faire son cinĂ©ma », « câest du cinĂ©ma » (câest mensonger ou exagĂ©rĂ©), sont des expressions nĂ©es du 7e art.
DĂšs 1891, Thomas Edison nomme camĂ©ra KinĂ©tographe l'appareil de prise de vues photographiques animĂ©es qu'il a imaginĂ© et que son assistant, William Kennedy Laurie Dickson, met au point, et qui est Ă l'origine des premiers films du cinĂ©ma, dĂšs 1891. Ce terme de kinĂ©tographe (dâaprĂšs le grec ancien kinetos et graphein qui signifient respectivement « animé » et « écrire ») sert de base d'appellation du cinĂ©ma dans plusieurs langues autres que latines. Kino, aussi bien en allemand qu'en russe, et dans bien d'autres langues[22], dĂ©signe le cinĂ©ma[23].
Si les films sont des objets reprĂ©sentatifs de cultures spĂ©cifiques dont ils sont le reflet parfois fidĂšle[24], leur diffusion est potentiellement universelle, les rĂ©cits quâils vĂ©hiculent sont en effet basĂ©s sur les grands sentiments partagĂ©s par toute lâhumanitĂ©. Leur exploitation en salles, favorisĂ©e par le sous-titrage ou le doublage des dialogues, est devenue secondaire au niveau commercial, la vente des droits de diffusion aux chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision, et leur mise Ă disposition dans des formats domestiques sont devenues les principales sources de recettes du cinĂ©ma.
Télévision
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La tĂ©lĂ©vision, Ă©galement appelĂ©e tĂ©lĂ© dans le langage courant (par apocope) ou dĂ©signĂ©e par le sigle TV, est un ensemble de techniques destinĂ©es Ă Ă©mettre et recevoir des sĂ©quences audiovisuelles, appelĂ©es programme tĂ©lĂ©visé : Ă©missions, films et Ă©ventuellement de sĂ©quences publicitaires ou sĂ©ries. Le contenu de ces programmes peut ĂȘtre exploitĂ© selon des procĂ©dĂ©s analogiques ou numĂ©riques, tandis que leur retransmission peut ĂȘtre opĂ©rĂ©e par ondes radioĂ©lectriques de type terrestre ou satellite, par rĂ©seau cĂąblĂ© de type coaxial, par rĂ©seau filaire de tĂ©lĂ©communications xDSL ou Internet ou encore, par rĂ©seau Ă fibre optique.
En langue française, l'appareil permettant d'afficher les images et restituer le son d'un programme est nommé « téléviseur » ou, par métonymie, « poste de télévision », « récepteur de télévision », simplement « télévision » ou « télé », voire « TV ».
La tĂ©lĂ©vision est gĂ©nĂ©ralement conforme Ă un modĂšle Ă©conomique, politique et culturel (financement public ou commercial, langues nationales ou rĂ©gionales, genres et formats, rĂ©glementation et autorisation de diffusionâŠ). Des normes et standards de tĂ©lĂ©diffusion sont fixĂ©s et adoptĂ©s par chaque pays.

Spectacle pyrotechnique
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Un spectacle pyrotechnique est un spectacle rĂ©sultant de la mise en Ćuvre d'un grand nombre de feux d'artifice unitaires.
Feu d'artifice
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Un feu d'artifice (du latin artificium) est un procĂ©dĂ© pyrotechnique utilisant des explosifs dĂ©flagrants visant Ă produire du son, de la lumiĂšre et de la fumĂ©e Ă l'aide d'une composition pyrotechnique (en). Les feux d'artifice sont originaires de Chine, oĂč ils ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©s Ă partir de la poudre noire avant d'ĂȘtre importĂ©s en Europe, oĂč divers alchimistes et pyrotechniciens ont participĂ© Ă leur dĂ©veloppement. Ils sont souvent utilisĂ©s dans des spectacles pyrotechniques (fĂȘtes nationales, jour de l'an, Ă©vĂ©nements, etc.) et autrefois pour Ă©loigner les esprits malĂ©fiques.
Compétition sportive
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La compĂ©tition sportive est la confrontation de « concurrents » ou d'Ă©quipes pratiquant une activitĂ© sportive dans le cadre de rĂšgles fixĂ©es, ou dans certaines disciplines de figures ou expressions libres (en patinage artistique, en escalade[25]âŠ).
La comparaison des résultats et/ou des performances des sportifs et/ou de leurs équipes est faite par des juges ou des arbitres, sur la base de rÚgles et critÚres propres à chaque sport. Ceci permet in fine de désigner une équipe gagnante ou d'attribuer un titre « champion »[26], un prix, une médaille, etc. au vainqueur d'une ou plusieurs épreuves. Le gagnant est alors généralement considéré comme faisant partie de l'élite du sport.
Statut économique
[modifier | modifier le code]En France
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Un intermittent du spectacle (IDS) est, en France, un artiste ou technicien professionnel qui travaille pour des entreprises du spectacle vivant, du cinĂ©ma, et de l'audiovisuel et qui bĂ©nĂ©ficie, suivant des critĂšres de nombres d'heures travaillĂ©es, et aprĂšs une cotisation supplĂ©mentaire appliquĂ©e uniquement Ă cette tranche socio-professionnelle, d'allocations chĂŽmage. Il y avait 9 060 allocataires en 1984, 41 038 en 1991[27], 106 000 en 2013[28], 117 000 en 2016[29], 125 000 en 2024[30]. Ce rĂ©gime d'allocations chĂŽmage permet aux artistes ou techniciens d'ĂȘtre indemnisĂ©s lorsquâils ne sont pas sous contrat de travail. Les intermittents â Ă ne pas confondre avec les intĂ©rimaires â sont des salariĂ©s engagĂ©s en CDD dit dâusage (CDDU). Ă ce titre, ils sont rĂ©munĂ©rĂ©s par leur employeur Ă lâheure (pour les techniciens) ou au cachet (pour les artistes) pour les rĂ©pĂ©titions et reprĂ©sentations, en fonction de la nature de leur travail ou de leur profession.
Entre deux pĂ©riodes sous contrat de travail, les intermittents perçoivent comme les salariĂ©s du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral une allocation de retour Ă l'emploi en fonction du nombre de jours indemnisables calculĂ© mensuellement par France Travail. Ils peuvent ainsi cumuler chaque mois leur allocation et leur salaire[31]. Pour avoir droit Ă l'allocation chĂŽmage, les intermittents doivent, en 2026, justifier d'au moins 507 heures de travail sur douze mois. Tous les ans, ces heures doivent ĂȘtre renouvelĂ©es sous peine de perdre les droits au chĂŽmage. Tous les intermittents ne sont donc pas indemnisĂ©s.
Le salariat à employeurs multiples est créé en 1936 pour les techniciens du cinéma. Le régime de l'intermittence du spectacle à proprement parler est créé dans les années 1960, d'abord pour les techniciens du cinéma et de l'audiovisuel, puis pour les artistes du spectacle vivant en 1969.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- â De nombreuses dĂ©finitions ont Ă©tĂ© suggĂ©rĂ©es. Celle ci provient de
- "Dance is human movement created and expressed for an aesthetic purpose."
- Trad.:"La danse est le mouvement humain créé et exprimé pour des buts esthétiques."
- (en) Sondra Horton Fraleigh, Dance and the Lived Body : A Descriptive Aesthetics, University of Pittsburgh, , 284 p. (ISBN 978-0-8229-7170-2, lire en ligne), p. 49
- Trad.:"La danse est le mouvement humain créé et exprimé pour des buts esthétiques."
- "Dance is a transient mode of expression performed in a given form and style by the human body moving in space. Dance occurs through purposefully selected and controlled rhythmic movements; the resulting phenomenon is recognized as dance both by the performer and the observing members of a given group."
- Trad.: "La danse est un mode d'expression éphémÚre exécuté dans une forme et un style donné par le corps humain se déplaçant dans l'espace. La danse se déroule par une séquence de mouvements rythmés, contrÎlés et sélectionnés; le phénomÚne qui en résulte est reconnu comme une forme de danse à la fois par l'interprÚte et les membres du groupe observant l'interprÚte."
- (en) Joann Kealinohomoku, An Anthropologist Looks at Ballet as a Form of Ethnic Dance, New York, Oxford University Press, coll. « What is Dance? Readings in Theory and Criticism », (1re éd. 1970)
- Trad.: "La danse est un mode d'expression éphémÚre exécuté dans une forme et un style donné par le corps humain se déplaçant dans l'espace. La danse se déroule par une séquence de mouvements rythmés, contrÎlés et sélectionnés; le phénomÚne qui en résulte est reconnu comme une forme de danse à la fois par l'interprÚte et les membres du groupe observant l'interprÚte."
- "Dance is human behaviour composed (from the dancerâs perspective, which is usually shared by the audience members of the dancerâs culture) of purposeful (individual choice and social learning play a role), intentionally rhythmical, and culturally patterned sequences of nonverbal body movement mostly other than those performed in ordinary motor activities. The motion (in time, space, and with effort) has an inherent and aesthetic value (the notion of appropriateness and competency as viewed by the dancerâs culture) and symbolic potential."
- Trad.: "La danse est un comportement humain composĂ© (de la perspective du danseur, qui est usuellement partagĂ©e par les membres de l'audience de la mĂȘme culure que le danseur) de sĂ©quences de mouvement de corps non-verbaux, Ă dessein (les choix individuels et les connaissances sociales jouent un rĂŽle), intentionnellement rythmiques, influencĂ©s culturellement et typiquement autres que les activitĂ©s motrices ordinaires. Les mouvements (dans le temps, l'espace et avec effort) ont une valeur intrinsĂšque et esthĂ©tique (la notion de pertinence et de compĂ©tence telle que vue par la culture du danseur) et un potentiel symbolique."
- (en) Judith Lynne Hanna, The Performer-Audience Connection : Emotion to Metaphor in Dance and Society, University of Texas Press, , 273 p. (ISBN 978-0-292-76478-1, lire en ligne)
- Trad.: "La danse est un comportement humain composĂ© (de la perspective du danseur, qui est usuellement partagĂ©e par les membres de l'audience de la mĂȘme culure que le danseur) de sĂ©quences de mouvement de corps non-verbaux, Ă dessein (les choix individuels et les connaissances sociales jouent un rĂŽle), intentionnellement rythmiques, influencĂ©s culturellement et typiquement autres que les activitĂ©s motrices ordinaires. Les mouvements (dans le temps, l'espace et avec effort) ont une valeur intrinsĂšque et esthĂ©tique (la notion de pertinence et de compĂ©tence telle que vue par la culture du danseur) et un potentiel symbolique."
- "Dance is human movement created and expressed for an aesthetic purpose."
Références
[modifier | modifier le code]- â « DĂ©finition du spectacle vivant », sur culture.gouv.fr (consultĂ© le )
- â Peter Brook, L'Espace vide, , premiĂšre phrase: "Pour qu'il y ait théùtre, il suffit d'avoir un lieu, un temps, un acte et un public". Ne serait-ce plutĂŽt: "Pour qu'il y ait théùtre, il suffit d'avoir un lieu, un temps, un acteUR et un public"? Cf Peter Bu in Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopĂ©dique du théùtre, Paris, Bordas, 1995.
- â Les comĂ©dies musicales parisiennes, Office du Tourisme et des CongrĂšs de Paris, site parisinfo.com.
- â Alison Latham, The Oxford Companion to Music, New York, Oxford University Press, , 189 (ISBNÂ 9780198662129, lire en ligne
) - â « Il Ă©tait souvent accompagnĂ© d'une belle assistante court-vĂȘtue (pour pimenter le spectacle). De son chapeau, il pouvait faire sortir une foule de choses : foulards, ballons, colombes qui s'envolaient aussitĂŽt et mĂȘme de mignons petits lapins ». Cf Jean-François Dortier, « Dix questions (plus une) sur la magie et la sorcellerie », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, no 60,â , p. 2.
- â Le mot « taureau » est utilisĂ© ici dans son sens gĂ©nĂ©rique et dĂ©signe l'« animal bovin », quels que soient son Ăąge, son sexe ou sa taille, c'est-Ă -dire un taureau, un taurillon, un veau, un bĆuf, une vache, une vachette ou une gĂ©nisse.
- â Le mot « art », rĂ©guliĂšrement contestĂ©, figure Ă la page 10067 du volume 10 de l'encyclopĂ©die Larousse en dix volumes : « ART de combattre les taureaux sauvages dont la forme la plus rĂ©pandue est la corrida ».
- â Maudet 2010, p. 36.
- â Maudet 2010, p. 36-41.
- â Maudet 2010, p. 40-41.
- â Maudet 2010, p. 41.
- â DeuxiĂšme sens du mot conte, Petit Robert, 1967.
- â Chazaud, Pierre. « Arthur Cravan, poĂšte et boxeur prĂ©curseur de lâart-performance », Ligeia, vol. 121-124, no. 1, 2013, pp. 208-217.
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- â (en) « Marta MinujĂn », sur guggenheim.org (consultĂ© le ).
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- â Laurans G (1990) Qu'est-ce qu'un champion ? La compĂ©tition sportive en Languedoc au dĂ©but du siĂšcle. In Annales. Ăconomies, SociĂ©tĂ©s, Civilisations (Vol. 45, No. 5, pp. 1047-1069). EHESS.
- â Le rĂ©gime des intermittents du spectacle, toujours dĂ©ficitaire - Francis Kessler, Le Monde, 6 fĂ©vrier 2012
- â DĂ©ficit du rĂ©gime des intermittents : « Au loup, un milliard ! » - Ătienne Baldit, Public SĂ©nat, 22 fĂ©vrier 2013
- â « Les Allocataires indemnisĂ©s au titre des annexes 8 et 10 en 2016 », sur PĂŽle Emploi,
- â
- â Simon METAYER et ArlĂšne NEUHANS, « De nouvelles rĂšgles dâindemnisation du chĂŽmage des intermittents du spectacle », sur lepetitjuriste.fr, (consultĂ© le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Spectacle aérien international de Québec
- Spectacle aérien international du Canada
- Spectacle comique
- Spectacle céleste de Bùle en 1566
- Spectacle de drones
- Spectacle de la mi-temps du Super Bowl
- Spectacle de marionnettes (nouvelle)
- Spectacle de masse
- Spectacle de rue
- Spectacle en résidence
- Spectacle industriel
- Spectacle pyrotechnique
- Spectacle sexuel
- Spectacle vivant
- Spectacle équestre
- Spectacles curieux d'aujourd'hui et d'autrefois
- Spectacles de Johnny Hallyday
- Spectacles des parcs Disney
- La Société du spectacle, essai de Guy Debord
- ShowÂ

