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Ailuridae

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Ailuridés

Ailuridae
Description de cette image, également commentée ci-après
Un petit panda (Ailurus) dans Brehm's Life of animals - a complete natural history for popular home instruction and for the use of schools (1895).
23.04 –2.245 Ma
38 collections
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Infra-classe Placentalia
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Super-famille Musteloidea

Famille

Ailuridae
Gray, 1843[1]

Synonymes

  • Ailurina Gray, 1843 (Protonyme) [2]
  • Ailuridae Flower, 1869[3]
  • Ailuridæ Gray, 1869 [4]
  • Ailurinae Trouessart, 1885[3]

Les Ailuridés (Ailuridae) sont une famille de mammifères carnivores caniformes de la super-famille des Mustéloïdes. Taxon actuellement monogénérique, ne contient que deux espèces du genre des Ailures (Ailurus) : Le panda fuligineux (Ailurus fulgens) et le Panda de Styan (Ailurus styani), il est cependant riche d’un large registre fossile constitué d’un grands ensemble de sous-familles, de genres et d’espèces de toutes conformations et ayant vécu sur tout les continents du monde. La classification systématique de la famille des Ailuridés a fait partie des questions les plus longuement débattues au sein des Carnivores[5].

Histoire taxinomique

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Découverte et rattachements initiaux

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L'espèce Ailurus fulgens a été décrite par Frédéric Cuvier en 1825 [6] qui l'a initialement rattachée aux ratons, en raison de similitudes morphologiques au niveau du crâne et de la queue annelée. Par la suite, le genre a également été attribué temporairement au groupes des Ours (Ursina, Ursina etc…)[7]. En 1843, le zoologiste britannique et conservateur au British Muséum John Edward Gray utilise pour la première fois le nom un groupe spécifique pour le panda (Ailurus fulgens) sous le nom d’Ailurina, cependant, il ne s’agissait pas vraiment d’une famille à proprement dite, mais une subdivision de la famille des Ursidés (Ursidae)[2]. La véritable première fois où le panda sera le représentant de sa propre famille des Ailudés, sera en 1869 où il décrit le taxon comme suit « Queue pas plus longue que le corps, sous-cylindrique, couverte de longs poils touffus, pas préhensible ; plantes des pieds couvertes de poils. »[4].

Évolution de la position phylogénétique

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Durant les XIXe et XXe siècles, la position de la famille est restée très controversée, les études morphologiques suggérant tour à tour des liens avec les Procyonidés, les Ursidés, ou même les pinipèdes (Pinnipedia)[5]. Le tournant phylogénétique est amorcé par les travaux du paléontologue allemand Norbert Schmidt-Kittler en 1981 et du paléontologue polonais Mieczysław Wolsan en 1993, incluant des formes fossiles et récentes, qui identifient les Ailuridés comme un groupe étroitement lié aux mustéloïdes (Musteloidea) tout en occupant une position basale[8]. En 1998, le paléontologue américain John J. Flynn et le biologiste moléculaire Michael A. Nedbal sont les premiers auteurs à placer le genre Ailurus dans sa propre famille sur la base de données moléculaires[9]. Depuis lors, de nombreuses analyses de phylogénie moléculaire ont étayé cette classification, bien que les relations de parenté exactes entre les Ailuridés, les Méphitidés (Mephitidae), les Procyonidés et les Mustélidés fassent l'objet de plusieurs hypothèses concurrentes selon Klaus-Peter Koepfli et al. (2017)[10]. Par ailleurs, des analyses par horloge moléculaire estiment que la lignée des Ailuridés aurait divergé des autres mustéloïdes durant l'Oligocène, la radiation évolutive de l'ensemble du groupe trouvant ses racines dans la transition Éocène-Oligocène avec l'Asie comme centre potentiel[11].

Taxonomie interne

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La taxonomie interne des Ailuridés a considérablement évolué au fil de l'histoire des recherches[12]. Avant 1997, la famille comprenait cinq genres et environ 16 espèces, dont seulement deux genres, Ailurus et Parailurus, étaient rattachés aux Ailurinés. Dans la synthèse des paléontologues Michael Morlo et Stéphane Peigné (2010), on dénombrait déjà neuf genres, dont cinq ailurinés, pour un total d’environ 26 espèces⁠[13]⁠.

Une révision phylogénétique réalisée par Jorge Morales et al. (2025) sur la base de nouveaux fossiles provenant du Miocène de Madrid a conduit à une réorganisation complète, divisant les Ailuridés en trois sous-familles[8] : Les Ailurinés (Ailurinae) : comprend les genres Ailurus, Parailurus et Pristinailurus[14]. Au sein des Ailurinés, le paléontologue américain Steven C. Wallace et l'écologue Lauren M. Lyon (2022) ont distingué deux tribus : les Ailurini avec le genre récent Ailurus, ainsi que les Pristinailurini avec les genres éteints Parailurus et Pristinailurus[15], les Simocyoninae : comprend les genres Simocyon, Protursus, Alopecocyon et Actiocyon[8], ainsi que les Magerictinae, nouvellement érigée en 2025 : comprend Magerictis et le genre nouvellement décrit la même année Rothictis[8].

Classification

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Liste des espèces

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Outre le genre Ailurus, la famille des Ailuridés comprend sept genres éteints, dont la plupart sont rattachés à trois sous-familles : les Amphictinae, les Simocyoninae et les Ailurinés [16],[17],[18][13] :

Taxonomie historique de la famille des Ailuridés (avant la révision de 2025)
Sous-familleTribuGenreEspèce
Sous-famille †Amphictinae ? Winge, 1896 Amphictis ? Pomel, 1853 Amphictis borbonica Viret, 1929
Amphictis ambigua (Gervais, 1872)
Amphictis milloquensis (Helbing, 1936)
Amphictis antiqua (de Blainville, 1842)
Amphictis schlosseri Heizmann & Morlo, 1994
Amphictis prolongata Morlo, 1996
Amphictis wintershofensis Roth, 1994
Amphictis cuspida Nagel, 2003
Amphictis timucua J.A. Baskin, 2017
Sous-famille †Simocyoninae Dawkins, 1868 Actiocyon Stock, 1947 Actiocyon parverratis Smith et al., 2016
Actiocyon leardi Stock, 1947
Alopecocyon Camp & Vanderhoof, 1940 Alopecocyon getti Mein, 1958
Alopecocyon goeriachensis (Toula, 1884)
Protursus Crusafont & Kurtén, 1976 Protursus simpsoni Crusafont & Kurtén, 1976
Simocyon Wagner, 1858 Simocyon primigenius (Roth & Wagner, 1854)
Simocyon diaphorus (Kaup, 1832)
Sous-famille Ailurinae J.E. Gray, 1843 Magerictis Ginsburg et al., 1997 Magerictis imperialensis Ginsburg et al., 1997
Tribu Pristinailurini Wallace & Lyon, 2022 Pristinailurus Wallace & Wang, 2004 Pristinailurus bristoli Wallace & Wang, 2004
Parailurus Schlosser, 1899 Parailurus anglicus (Dawkins, 1888) [syn. †Parailurus hungaricus]
Parailurus tedfordi Wallace & Lyon, 2022
Parailurus baikalicus Sotnikova, 2008
Tribu Ailurini Ailurus F. Cuvier, 1825 Ailurus fulgens F. Cuvier, 1825 – Petit panda

Systématique actuelle

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En 2025, une étude approfondie décrivant de nouveaux spécimens de Magerictis imperialensis a également réexaminé la phylogénie de toute la famille ; elle place Magerictis et le nouveau genre Rothictis dans la nouvelle sous-famille des Magerictinae, démontre que les Simocyoninae sont paraphylétiques par rapport aux Ailurinae, et rétablit la famille des Amphictidae pour le genre Amphictis ainsi que le nouveau genre Bonisictis[19] :

Taxonomie des Ailuridés (après la révision de Jorge Morales et al., 2025)
Sous-famille TribuGenreEspèce
†Magerictinae Morales et al., 2025 Magerictis Ginsburg et al., 1997 Magerictis imperialensis Ginsburg et al., 1997
Rothictis prolongata (Morlo, 1996)
†Simocyoninae Dawkins, 1868 Actiocyon Stock, 1947 Actiocyon parverratis Smith et al., 2016
Actiocyon leardi Stock, 1947
Alopecocyon Camp & Vanderhoof, 1940 Alopecocyon leptorhynchus (Filhol, 1881) [syn. Alopecocyon goeriachensis]
Protursus Crusafont & Kurtén, 1976 Protursus simpsoni Crusafont & Kurtén, 1976
Simocyon Wagner, 1858 Simocyon batalleri Viret, 1929
Simocyon diaphorus (Kaup, 1832)
Simocyon hungaricus Kadic & Kretzoi, 1927
Simocyon primigenius (Roth & Wagner, 1854)
Simocyon marshi Thorpe, 1921
Ailurinae Gray, 1843
Pristinailurini Wallace & Lyon, 2022 Parailurus Schlosser, 1899 Parailurus anglicus (Dawkins, 1888)
Parailurus tedfordi Wallace & Lyon, 2022
Parailurus baikalicus Sotnikova, 2008
Pristinailurus Wallace & Wang, 2004 Pristinailurus bristoli Wallace & Wang, 2004
Ailurinae Gray, 1843 Ailurini Gray, 1843 Ailurus Cuvier, 1825 Ailurus fulgens Cuvier, 1825
Ailurus styani O. Thomas, 1902

Phylogénie

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Cladogramme externe

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Le cladogramme est fondé sur la phylogénie moléculaire de six gènes par Flynn et al. (2005)[20], avec les mustéloïdes mis à jour selon l'analyse multigénique de Law et al. (2018)[21] :

Caniformia

AmphicyonidésYsengrinia americana




Canidés Loup doré africain


Arctoïdés
Ursoidea

Ursidés (Ours et Panda géant) Grand panda




Pinnipèdes

Pinnipèdes (phoques, otaries, morses) Phoque commun




Mustéloïdes

Méphitidés Moufette rayée



Ailuridés
Petits pandas (Ailurus)

Panda fuligineux (Ailurus fulgens) Panda fuligineux



Panda de Styan (Ailurus styani) Panda de Styan







Procyonidés Raton laveur




Mustélidés Putois d'Europe









Cladogramme Interne

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Arbre phylogénétique selon Morales (2025)[8]:

Musteloidea
Procyonidae

 Pseudobassaris riggsii


 Amphictidae

 Amphictis schlosseri



 Bonisictis milloquensis



 Bonisictis ambiguus



 Amphictis antiquus



Ailuridae
 Magerictinae

 Rothictis wintershofensis



 Magerictis imperialensis



 Simocyoninae

 Actiocyon parverrati



 Actiocyon leardi



 Alopecocyon leptorhynchus



 Simocyon batalleri



Ailurinae

 Pristinailurus bristoli



Ailurus fulgens





Les ailuridés incontestablements les plus anciens proviennent de l'Oligocène supérieur d'Europe[8]. Amphictis, longtemps traité comme le membre le plus basal des Ailuridés, est connu de l'Oligocène supérieur, au Chattien, zone paléogène de mammifères MP 28, il y a environ 25 millions d'années, par l'intermédiaire de plusieurs gisements situés en Europe ⁠[13]⁠. La révision phylogénétique de 2025 a toutefois transféré Amphictis dans la famille révalidée des Amphictidae et a identifié Magerictis et Rothictis comme les formes les plus basales des Ailuridés au sens stricte. Les deux genres de Magerictinae sont attestés dans le Miocène de l'Eurasie. Magerictis imperialensis est documenté par de nombreuses découvertes provenant du Miocène moyen, il y a environ 15,5 à 13,5 millions d'années, du bassin paléogène de Madrid en Espagne, et y couvre une période qui coïncide avec la transition climatique du Miocène moyen (MMCT)[8].

Les Simocyoninae ont traversé une radiation adaptive limitée au cours du Miocène moyen et supérieur en Eurasie et en Amérique du Nord[8]. Simocyon, le genre le plus connu de cette sous-famille, a atteint approximativement la taille d'un puma actuel et est attesté dans le Miocène supérieur et le Pliocène inférieur d'Europe, d'Asie et de manière sporadique en Amérique du Nord. Les restes les mieux conservés proviennent du piège à carnivores du Miocène supérieur de Batallones-1, près de Madrid[22]. Sont également rattachés aux Simocyoninae Alopecocyon du Miocène moyen d'Europe, Actiocyon du Miocène moyen et supérieur d'Amérique du Nord, et Protursus du Miocène supérieur d'Europe, bien que les délimitations des genres au sein de ce groupe fassent parfois l'objet de discussions controversées[8].

Les Ailurinés, la sous-famille à laquelle appartient également les Ailures actuels, apparaissent pour la première fois au Pliocène[8]. Pristinailurus bristoli est connu du Pliocène inférieur dans Hemphillien, du site fossilifère de Gray dans le Tennessee, aux États-Unis, et était nettement plus grand que les Ailures actuels[23]. Le genre Parailurus était largement répandu sur les continents septentrionaux au cours du Pliocène, avec des signalements en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Sa dentition présente déjà des traits prononcés d'adaptation hypocarnivore et omnivore, correspondant à ceux des Ailures actuels, bien que sa taille soit moitié plus supérieure à celle des formes actuelles[24].

Bien que les Ailures actuels ne soient limités qu’aux régions montagneuses d'Asie du Sud-Est, le registre fossile démontre que les Ailuridés ont autrefois été représentés sur tous les continents septentrionaux et ont présenté la plus forte diversité en Europe pendant la majeure partie de leur histoire évolutive. La dissémination vers l'Asie et l'Amérique du Nord s'est produite à différentes périodes au cours du Miocène et du Pliocène[25]. Les Ailures apparaissent au cours du Pléistocène moyen de la Chine[26].

Caractéristiques

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Illustration d’une reconstitution du crâne de l’espèce Simocyon batalleri, par M. Antón, 2005.

Les Ailuridés réunissent un ensemble de caractères diagnostiques qui les circonscrivent au sein des Mustéloïdes. Un caractère dentaire central de la famille est l'allongement prononcé du talonide sur la deuxième molaire inférieure (m2) en raison du développement marqué de l'hypoconulide, ce qui engendre un troisième lobe. Ce trait relie les ailurinés récents à divers représentants fossiles de la famille, mais il est moins prononcé chez les formes plus basales des Magerictinae, que chez les Ailurinés spécialisés, et il est absent chez les Amphictidae[8].

La morphologie de la dentition au sein de la famille présente une richesse remarquable. Les Ailurinés récents affichent une denture adaptée de manière prononcée à un régime hypocarnivore, dotée de prémolaires fortement molarisées et de molaires à la structure complexe qui ne trouvent d'équivalent chez aucune autre espèce de carnivore vivante et sont en lien avec leur mode de vie herbivore à base de bambou[27],[28]. En revanche, la denture des Simocyoninae, notamment de Simocyon, était adaptée à un régime hypercarnivore et orientée vers le broyage des os[29]. Ces deux configurations dentaires constituent des spécialisations autapomorphiques au sein des Ailuridés et sont issues d'un patron ancestral à tendance mésocarnivore, tel que le présentent les formes basales de la famille que sont les Magerictinae, et au sens large les Amphictidae[8].

Un autre trait d'importance diagnostique pour la famille est l'agrandissement de l'os sésamoïde du Poignet, qui fonctionne comme un « faux pouce ». Ce caractère est attesté tant chez les Ailures que chez le fossile Simocyon du Miocène supérieur[25]. Les similarités dans la morphologie du sésamoïde radial chez ces deux genres, incluant une extrémité distale concave et une surface articulaire orientée latéralement vers le scapholuntum (fusion des os scaphoïde et lunatum), étayent leur relation de groupe frère au sein des Ailuridés et plaident en faveur d'une transmission de ce caractère par un ancêtre commun. Chez le Panda géant qui est un Ursidé, il existe un sésamoïde radial hypertrophié comparable, mais sa morphologie s'en écarte nettement, il est relativement plus grand, aplati et muni d'une extrémité massive et rugueuse, ce qui est interprété comme une évolution convergente indépendante des deux lignées de pandas[30].

La signification fonctionnelle de ce faux pouce chez les Ailuridés est perçue en premier lieu comme une amélioration de la capacité de préhension lors de la locomotion arboricole, les carnivores ne disposant pas de vrais pouces opposables, contrairement aux primats. Chez les Ailures récents s'est ajoutée en plus, la faculté de manipuler la nourriture, à savoir le bambou, ce qui constitue l'une des convergences les plus frappantes chez les vertébrés entre les deux genres de pandas. Le fait que l'ancêtre commun des Ailuridés ait été un animal au mode de vie arboricole au régime alimentaire généraliste doté d'une denture mésocarnivore, qui n'utilisait pas le faux pouce pour manipuler sa nourriture mais pour grimper, est étayé par la morphologie du squelette postcrânien des Simocyoninae fossiles, dont l'anatomie des vertèbres et des membres suggère un mode de vie arboricole[25].

L'anatomie postcrânienne de la famille indique des articulations des membres flexibles ainsi que des muscles fléchisseurs et supinateurs bien développés, pertinents pour une locomotion quadrupède arboricole. Chez le représentant récent, l’omoplate est large dans le sens craniocaudal et offre une grande surface pour l'insertion du muscle grand rond. L'humérus possède un foramen supracondylaire prononcé, et les os du Métacarpe sont largement écartés[31].

Concernant la morphologie de l'orbite et de l'œil, la famille présente un type d'orbite ouvert, comparable auxcanidés (Canidae), aux Ursidés et à d'autres mustéloïdes, muni d'un ligament orbitaire qui relie un processus frontal du maxillaire zygomatique faiblement développé à un court processus zygomatique de l'os frontal. Les Ailuridés se caractérisent de manière singulière par la présence d'une Fovea trochlearis pour le muscle oblique supérieur, d'un processus lacrymal caudal et d'une fosse lacrymale externe sur l'os lacrymal, ainsi que par une crête orbitotemporale peu marquée. La rétine du représentant récent montre une structure semblable à celle des carnivores terrestres nocturnes, pourvue d'un tapetum lucidum choroïdien de type cellulosum constitué de 5 à 9 couches de cellules ovales lâchement tassées[32].

Notes et références

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Références

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  3. 1 2 Mammal Species of the World (version 3, 2005), consulté le .
  4. 1 2 (en) J.E. Gray, Catalogue of carnivorous, pachydermatous, and edentate Mammalia in the British Museum, London, The Trustees, , 247 p. (lire en ligne)
    Version originale : ”Tail not longer than the body, subeylindrical, covered with long bushy hairs, not prehensile; soles of the feet covered with hair.”
  5. 1 2 (en) Rebecca E. Fisher et et al., The phylogeny of the red panda (Ailurus fulgens): evidence from the forelimb, vol. 215, Oxford, , 611–635 p. (DOI 10.1111/j.1469-7580.2009.01156.x), chap. 6
  6. Georges Cuvier, « Panda », Histoire naturelle des Mammifères, avec des figures originales, coloriées, dessinées d’après des animaux vivans, Chez A. Belin, , p. 1–3
  7. « Red panda: Ailurus fulgens », sur Smithsonian (consulté le )
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  9. (en) John J. Flynn et Michael A. Nedbal, « Phylogeny of the Carnivora (Mammalia): Congruence vs Incompatibility among Multiple Data Sets », Molecular Phylogenetics and Evolution, San Diego, vol. 9, no 3, , p. 414–426 (DOI 10.1006/mpev.1998.0504)
  10. Koepfli 2017, p. 75-91.
  11. (en) Jun J. Sato et et al., « Deciphering and dating the red panda’s ancestry and early adaptive radiation of Musteloidea », Molecular Phylogenetics and Evolution, San Diego, vol. 53, no 3, , p. 907–922 (DOI 10.1016/J.YMPEV.2009.08.019)
  12. Davide Guadagnini, « Ailuridae », sur Monaco Nature Encyclopedia (consulté le )
  13. 1 2 3 Morlo et Peigné 2010, p. 92-140.
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  15. Wallace et Lyon 2021, p. 31-52.
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  19. (en) Jorge Morales, Juan Abella, Oscar Caballero, Daniel Demiguel, Pablo Peláez-Campomanes et Alberto Valenciano, « The enigmatic ailurid Magerictis imperialensis (Mammalia: Carnivora) unveiled: A systematic approach to the early Ailuridae », Journal of Systematic Palaeontology, vol. 23, no 1, , p. 2571254 (DOI 10.1080/14772019.2025.2571254, Bibcode 2025JSPal..2371254M)
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Bibliographie

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    • (en) Martin Kundrát, Chapitre 4 : Phenotypic and geographic diversity of the lesser panda Parailurus, London, Elsevier, (ISBN 978-0-12-823753-3)
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  • (en) Biology and Conservation of Musteloids, Oxford, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-875980-5)
    • (en) Klaus-Peter Koepfli et et al., Chapitre 2 : The evolutionary history and molecular systematics of the Musteloidea, Oxford, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-875980-5)
  • (en) Carnivoran Evolution: New Views on Phylogeny, Form, and Function, Cambridge, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-73586-5)
    • (en) Michael Morlo et Stéphane Peigné, Chapitre 4 : Molecular and morphological evidence for Ailuridae and a review of its genera, Cambridge, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-73586-5)

Liens externes

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Liens externes

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