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Les Randonneurs

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Les Randonneurs
Description de l'image Les Randonneurs.jpg.
Réalisation Philippe Harel
Scénario Éric Assous
Philippe Harel
Dodine Herry
Nelly Ryher
Acteurs principaux Benoît Poelvoorde
Karin Viard
Géraldine Pailhas
Philippe Harel
Vincent Elbaz
Sociétés de production Les Productions Lazennec
Le Studio Canal+
TF1 Films Production
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 95 minutes
Sortie 1997

Série

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Les Randonneurs est un film français réalisé par Philippe Harel, sorti en 1997.

Comédie chorale s'appuyant sur une génération montante de comédiens et mettant en valeur les paysages corses, notamment de montagne, au gré du célèbre GR 20 qui traverse l'Île de Beauté, le troisième long-métrage de l'acteur-réalisateur Philippe Harel attire 1,42 million de spectateurs en salle.

Grâce à ce succès, une suite basée sur la même équipe est tournée une dizaine d'années plus tard, Les Randonneurs à Saint-Tropez[1], mais celle-ci réalise près de 4 fois moins d'entrées : la critique dénonce alors « les poncifs et les gags pachydermiques »[1] qui caractérisent le film.

Cinq trentenaires en délicatesse sentimentale partent en randonnée le long du GR 20, dans les montagnes corses :

  • Mathieu Lacaze (Vincent Elbaz), c'est un grand dadais insouciant et superficiel qui espérait retrouver Bernadette, qui n'est pas venue.
  • Louis (Philippe Harel), angoissé, introverti et geignard, tout le contraire de son frère cadet Mathieu, qui fuit Jennifer, sa compagne anglaise tyrannique et hystérique, qu'il a laissée à Paris mais avec laquelle il ne parvient pas à rompre.
  • Éric (Benoît Poelvoorde), le guide, veule et profiteur, marié, qui s'autorise des aventures lors des randonnées qu'il organise, notamment avec Nadine, dont il exploite l''amour pour lui et à qui il fait croire qu'il veut quitter son épouse, mais a mauvaise conscience vis-à-vis de celle-ci et de ses enfants.
  • Nadine (Géraldine Pailhas), amoureuse d'Éric, qui a eu jadis une aventure avec Louis, est soupçonneuse et jalouse. Elle se révèle même mesquine et rancunière. Elle se félicite que Bernadette, la provocante copine de Mathieu, ne soit pas là pour lui faire de l'ombre.
  • Coralie, alias « Cora » (Karin Viard), s'est laissée entraîner dans cette aventure par Nadine. Elle a vainement tenté sa chance au théâtre, pour lequel elle n'est pas douée, gagne sa vie dans l'immobilier et espère trouver enfin l'âme sœur. Surtout après qu'on lui a prédit qu'elle allait rencontrer un homme qui portera quelque chose sur son dos, ce qu'elle a aussitôt imaginé comme étant un sac à dos. Elle saisit alors toutes les occasions de fuir sa solitude. Peu sportive et rapidement épuisée, elle se demande ce qu'elle fait dans cette randonnée qu'elle effectue au bord de la crise de larmes permanente.

Si les paysages sont beaux, le chemin, lui, difficile et plein de surprises, met vite en lumière les petitesses des uns et des autres. La randonnée tourne court. Éric quitte Nadine et retourne vers son épouse et ses enfants. Nadine fait semblant d'accepter, mais dès qu'elle en a l'occasion, téléphone à son épouse pour lui révéler qu'elle est la maîtresse de son mari.

Pour Cora, en revanche, la fin de l'aventure confirme l'adage selon lequel tout vient à qui sait attendre et lui démontre qu'il n'y a pas que des sacs qu'un homme peut porter sur son dos. Sur le bateau lors de la traversée du retour, elle croise Jean-Jacques, un de ses ex. Et quelques mois après l'aventure, les amis se retrouvent à l'occasion du mariage de Cora et Jean-Jacques.

Malgré sa fin plutôt souriante et optimiste, le film se conclut par deux intertitres qui tempèrent cet optimisme, l'un gentiment ironique : « La randonnée, c'est comme la vie, mais en plus fatigant. », et l'autre, avec une certaine lucidité douce-amère [réf. nécessaire], qui rappelle que les choses ne se passent pas toujours comme elles le devraient et que les occasions, ou même les promesses, finissent parfois emportées par le vent du destin [réf. nécessaire] : « Ils avaient échangé leurs numéros de téléphone, mais aucun d’eux ne téléphona. ».

Fiche technique

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Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».

Distribution

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Le tournage s'est déroulé à Ajaccio, Corte, Calvi, Calenzana et Paris.

  • Nombre d'entrées : 1 422 318 entrées

Autour du film

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  • Benoît Poelvoorde dit avoir éprouvé de « grosses difficultés »[2] sur un tournage rendu compliqué par les imprévus[1], en Corse, sur le plus sportif des sentiers de grande randonnée[1], le réalisateur Philippe Harel exigeant « moins d’exubérance dans son jeu »[2]. Il y connait sa première expérience de travail « collectif », donnant la réplique à des acteurs montants — tout comme lui — tels que Karin Viard, Vincent Elbaz ou Géraldine Pailhas, ce qui l'oblige à s'adapter mais s'avérera positif pour sa carrière cinématographique, qui décolle ensuite littéralement au tournant des années 2000.
  • Après ses premiers repérages, le réalisateur Philippe Harel doit remanier les deux tiers du script et renoncer, pour des raisons techniques, à certains lieux envisagés pour le tournage[1].
  • La suite Les Randonneurs à Saint-Tropez sort en 2008, avec les cinq mêmes personnages principaux, joués par les mêmes acteurs et réalisée par le même Philippe Harel.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 "Les Randonneurs : les vacances… en marche", par Olivier De Bruyn, dans Les Echos le 11 août 2021
  2. 1 2 Pourquoi Benoît Poelvoorde a éprouvé de grosses difficultés sur le tournage des Randonneurs", par Proximus, le 25.10.21

Liens externes

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