Panhard K
| Panhard & Levassor type K 10 HP | ||||||||
Panhard type K 10 HP au concours de véhicules industriels de 1908. | ||||||||
| Marque | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Années de production | 1903-1911 | |||||||
| Production | au moins 198 exemplaire(s) | |||||||
| Classe | Camion | |||||||
| Moteur et transmission | ||||||||
| Énergie | Moteur à allumage commandé (benzol) | |||||||
| Moteur(s) | Panhard T4E | |||||||
| Position du moteur | sous le siège | |||||||
| Cylindrée | 2 413 cm3 | |||||||
| Transmission | par chaîne | |||||||
| Boîte de vitesses | type KC à quatre vitesses | |||||||
| Poids et performances | ||||||||
| PTAC | 3,200 kg | |||||||
| Vitesse maximale | 20 km/h | |||||||
| Chronologie des modèles | ||||||||
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Le Panhard K est une série de poids lourds fabriqués par Panhard de 1903 à 1916. La lettre K est adoptée pour désigner tous les utilitaires Panhard à partir de 1903, avant que d'autres modèles soient introduits en 1909 (Panhard K1, K2, etc.). Principalement carrossés comme camions, les Panhard K sont utilisés par l'Armée française pendant la Première Guerre mondiale.
Historique
[modifier | modifier le code]Modèles
[modifier | modifier le code]Le premier Panhard K sort en . Plusieurs variantes sont produites, différant notamment par la puissance fiscale de leurs moteurs : utilitaires légers 7 HP, camions 10 HP, camions 15 HP, camions 18 HP et autobus 24 HP et auto-mitrailleuses 25 HP[1].
La production se répartit comme suit :
| Puissance fiscale | Moteur | Course et alésage | Début de la production | Fin de la production | Carrosserie | Production |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 7 HP | ? | ? | 1904 | 1905 | utilitaire léger | 10 |
| 10 HP | T4E quatre cylindres | 80 × 120 mm | 1903 | 1911 | camion | 82 hors export |
| 15 HP | T4R quatre cylindres | 90 × 130 mm | 1906 | 1911 | camion | 70 hors export |
| 18 HP | T4F quatre cylindres | 100 × 130 mm | 1908 | 1910 | camion | 14 hors export |
| 1908 | 1908 | ambulance militaire | 5 | |||
| 24 HP | ? | ? | 1904 | 1908 | autobus | 4 |
| 25 HP | T4I quatre cylindres | 110 × 140 mm | 1911 | 1913 | double-phaéton : Panhard-Genty 24 HP | 11 |
| non précisée | non précisé | ? | 1916 | 1916 | camion | 2 hors export |
Aux concours de véhicules industriels
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Deux Panhard K sont présentés au concours de véhicules industriels organisé par l'Automobile Club de France (ACF) en , un 10 HP sous le numéro 20 et un 15 HP sous le numéro 21. Ils décrochent une seconde place dans leurs catégories respectives[1],[2],[3]. D'après une hypothèse de François Vauvillier, deux Panhard K 15 HP sont présentés au concours organisé en octobre-, au côté de deux K1 de 15 HP ne différent que par leur boîte de vitesses. Aucun camion Panhard n'est récompensé à l'issue de ce concours[1], un seul camion Panhard (code D.38, type K ou K1) étant parvenu à boucler la course[4].
Service militaire
[modifier | modifier le code]Après le concours de , l'Armée française achète au moins deux Panhard K 15 HP[5], dont le no 21 du concours[2]. Deux camions Panhard sont utilisés aux grandes manœuvres du Centre en septembre[1]. La même année, cinq ambulances sur châssis K 18 HP sont livrées pour le gouvernement militaire de Paris[6]. La plupart des camions type K civils rejoignent les armées en , par les réquisitions effectuées à la mobilisation[1],[7]. Enfin, deux derniers camions type K sont livrés par Panhard en 1916[1].
Caractéristiques
[modifier | modifier le code]| Modèle | Année | Code | Poids du châssis | Poids total | Charge utile | Bandages | Consommation | Vitesse moyenne |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| K 10 HP | 1908 | no 20 | 3 193 kg[8] | 1 303 kg (avec carrosserie)[2] | Bandages caoutchouc aux quatre roues[2] | Benzol : 19,9 L/100 km[3] | 20 km/h[3] | |
| K 15 HP | 1908 | no 21 | 4 360 ou 4 484 kg[9],[3],[8] | 2 407 kg (avec carrosserie)[2] | Bandages caoutchouc avant, fer arrière[2] | Benzol : 30,0 L/100 km[3] | 15 à 15,7 km/h[3],[8] | |
| K 15 HP | 1909 | D.38 et 39 ou D.40 et 41 | 1 930 kg[9],[4] | 5 191 kg (D.38)[4] | 3 000 kg[9],[4] | Bandages caoutchouc pleins[4] | - | - |
Les camions Panhard sont tous équipés d'un frein moteur conçu par Arthur Constantin Krebs[1],[10]. Le châssis est en bois armé et fourré[11]. Le moteur est sous le siège (sauf pour les ambulances et les automitrailleuses où il est sous capot). La transmission se fait par chaîne[1].
Les Panhard K ont une boîte de vitesse type KC[1], à quatre vitesses.
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 François Vauvillier, « 1897-1918 : Panhard sous les drapeaux », Histoire de guerre, blindés et matériel, no 136, , p. 7-22
- 1 2 3 4 5 6 Vannier 1911, p. 106-107.
- 1 2 3 4 5 6 E. Girardault, « Concours de véhicules industriels (Paris, 1er-31 mai 1908) », Le Génie civil, vol. 53, no 7, , p. 105-109 (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 E. Girardault, « Concours de véhicules automobiles industriels (Versailles, 15 octobre-15 novembre 1909) », Le Génie civil, vol. 56, no 4, , p. 67-72 (lire en ligne)
- ↑ Vauvillier 2022, p. 8.
- ↑ Vauvillier 2022, p. 6.
- ↑ Vauvillier 2022, p. 17.
- 1 2 3 G. Lumet, « Véhicules industriels », Omnia, no 135, , p. 484-486 (lire en ligne)
- 1 2 3 Vauvillier 2022, p. 9.
- ↑ Vannier 1911, p. 169.
- ↑ Vannier 1911, p. 216.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Bernard Vermeylen, Panhard & Levassor, entre tradition et modernité, Boulogne-Billancourt, ETAI, , 255 p. (ISBN 978-2-7268-9406-4 et 2-7268-9406-2).
- François Vauvillier, Tous les Panhard militaires 1914-1940, Histoire & Collections, coll. « La collection Vauvillier » (no 4), (ISBN 9791038012684, présentation en ligne).
- Élie-Frédéric-Léon Vannier, L'automobile et l'armée, Paris, R. Chapelot, , 420 p. (BNF 31539509, lire en ligne)