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Les avis de

la Bedetheque

81 468 avis postés sur la Bedetheque
bulles-en-pagaille

Changement d’histoire avec ce premier tome du Convoi : un convoi de pionniers à conduire vers une terre promise, avec un duo que tout devrait séparer, une humaine et un orc. Chaque diptyque raconte autre chose, et pourtant on reste dans le même monde. C’est une série que je relis en entier, sans m’arrêter à un diptyque.

bulles-en-pagaille

Ce second tome du diptyque tient sur une question simple : jusqu'où aller pour des compagnons qu'on n'avait pas choisis ? Une fois entré dans l'univers, la lecture se fait toute seule.

bulles-en-pagaille

Un vrai coup de cœur. Dès ce premier tome, j'ai pensé au Seigneur des anneaux de Tolkien : des nains, des orcs, une troupe mal assortie lancée dans une mission impossible. J'ai été embarqué dans l'univers tout de suite. J'accroche au dessin de Jérôme Lereculey, un trait qui me plaît et qui donne d'entrée une identité à ce monde.

bulles-en-pagaille

La situation se tend à Arnor. Une victoire navale ne suffit pas à calmer le royaume, et la Pointe de Drun repart pour une mission qui s'annonce périlleuse. Le cycle des ours tient ses promesses : on est embarqué, et on ne décroche pas.

ArvoBlack

"Clémence en Colère" parle avant tout de violences sexuelles et de violences faites au femmes ; Clémence qui est une boule de nerf permanente tente de mettre des mots sur sa surcharge émotionnelle qui l’empêche de vivre pleinement ses actuelles relations amoureuses et amicales. Elle commence alors une thérapie avec un groupe de femmes, elles-mêmes victimes de violences.

Le sujet des violences physiques et sexuelles donne évidemment lieu à de nombreux débats, c'est très bien d'en parler et de crever l'abcès. En tant qu'homme, j'ai senti que je n'avais pas trop ma place dans ce récit où la gente masculine bienveillante n'est pas représenté, on parle avant tout de l'homme agresseur et oppresseur. La thérapie de groupe, ainsi que les confidences entre amis amènent à des discussions sur la fragilité de la confiance en soi et la légitimité de se sentir femme après cette épreuve. Clémence est lesbienne (peut être par peur antérieur de la violence des hommes), ce n'est pas tant de retrouver ce microcosme qui m'a déplu, mais c'est avant tous les dialogues familiers avec un vocabulaire qui m'est parfois inconnus qui m'ont fait décroché, en plus de la locution qui n'est pas forcément des plus soignés. Également, le récit prend beaucoup de temps à avancer, à fournir les clés du mieux-être, on tourne rapidement en rond.

Au délà de l'aspect narratif, le dessin n'apporte pas grand-chose à l'édifice, des personnages flasques (sans anatomie), pas de profondeur dans les illustrations, c'est plat, des décors sont minimalistes et la mise en couleur très simple.

"Clémence en colère" est surement adapté pour un public dont je ne fais pas partie ; la curiosité n'amène pas toujours à découvrir des récits qui nous correspondent et cette bande dessinée en fait partie. En espérant que ce récit de vie serve à d'autres pour le moins.

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Sweethy

J'ai nettement préféré ce troisième tome au précédent, même si son début m'a demandé un vrai effort. Tout arrive trop vite : personnages, conflits, informations… Le découpage des planches manque parfois de clarté. L'enchaînement des cases et les changements de plans rendent certaines scènes difficiles à suivre, plus encore que le dessin lui-même. Ajoutez à cela des couleurs très années 90, criardes et peu nuancées, qui piquent franchement les yeux.

Heureusement, une fois passé ce démarrage, les intrigues se rejoignent intelligemment et on prend plaisir à suivre le parcours des personnages. J'ai adoré découvrir cette galaxie ancienne, ses planètes, ses temples, mais surtout les reliques, les rituels et les pouvoirs des Sith. Leur soif de conquête face aux Jedi qui cherchent à protéger la galaxie donne une vraie ampleur au récit.

Un bémol sur Exar Kun : son évolution est intéressante, mais il manque, à mes yeux, de noirceur et de charisme au regard de ses ambitions.

Ce qui m'a le plus touché, ce sont les personnages. Ulic, Nomi, Vima, Sylvar… Il y a de l'amour, de la culpabilité, de la vengeance, mais aussi du pardon. J'ai particulièrement aimé Rédemption, avec la relation entre Ulic et Vima et le chemin parcouru par Sylvar. Ulic a commis l'irréparable, mais il lui reste quelque chose d'essentiel à transmettre. Et le contraste entre son destin et celui d'Exar Kun rend la conclusion encore plus forte.

Les dernières histoires sont aussi bien plus agréables visuellement : traits plus fins, couleurs plus riches, émotions mieux rendues. Dommage qu'elles occupent si peu de pages dans ce gros volume.

Au final, une lecture parfois confuse et visuellement inégale, mais passionnante pour son lore et surtout bien plus émouvante que le tome 2 ! Une très belle conclusion à ce cycle.

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Sweethy

J’ai aimé ce tome, surtout pour tout ce qu’il apporte au lore Star Wars.
Je l’ai lu juste après La Genèse des Jedi – Intégrale et je trouve que c’est une très bonne suite dans mon parcours, même si ce n’est pas une suite directe avec les mêmes personnages. Dans La Genèse des Jedi, on était vraiment aux origines très anciennes, avec les Je’daii, Tython et une vision encore primitive de la Force. Ici, on avance énormément dans le temps et on découvre un univers beaucoup plus structuré autour de la République, des Jedi et des Sith.
J’ai clairement préféré la première partie avec Jori et Gav Daragon. J’ai beaucoup aimé tout ce qui tourne autour de l’exploration et de la recherche de nouvelles routes dans l’hyperespace. On sent que la galaxie est encore loin d’être entièrement connue et que certains territoires restent complètement isolés.
La découverte de l’ancien Empire Sith m’a également beaucoup plu. On découvre une véritable civilisation, avec sa hiérarchie, sa recherche du pouvoir et surtout ses rivalités internes. Leur défaite est intéressante, car leur Empire s’effondre sans donner l’impression que leur héritage disparaît complètement.
La deuxième partie m’a un peu moins accroché, même si je l’ai quand même appréciée. J’ai bien aimé Nomi Sunrider et Ulic Qel-Droma, ainsi que tout ce qu’elle apporte sur la Force et les Jedi. En revanche, certains passages m’ont paru plus brouillons, surtout vers la fin. Le dernier chapitre est celui qui m’a le moins convaincu : trop rapide et trop chargé.
Graphiquement, j’ai été agréablement surpris. Pour des comics des années 90, le trait est souvent fin, détaillé et précis, notamment sur les visages. Quelques changements de dessinateur m’ont moins plu et la colorisation peut parfois être très flashante, mais ça reste agréable à lire.
Au final, un tome riche en lore, avec une première partie que j’ai nettement préférée et une seconde plus inégale, mais une très bonne étape dans mon parcours Star Wars.

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Arkadi

Sur une planète hostile, nos héros font un pique-nique. Et tout est dit.

Sur le thème du clone, Godard construit une certaine poésie sur l’humanité. La quête du l’immortalité et de la beauté. La quête, aussi, de la liberté des moches et de leurs révoltes rémunérées. Il y a des télescopages philosophiques qui ne laissent pas indifférent et qui donne un gout d’atypique durant la lecture. Un plaisir véritable en découle car le rythme n’est pas commun.

Godard use et abuse de « deus ex machina » pour faire tenir son propos dans une boite à chaussure. On le sent d’ailleurs obligés de construire d’autres « deus ex machina » gigantesque pour que ses héros ne meurent pas à la fin et qu’il y ait un tome suivant. Godard se prend donc les pieds dans le tapis (et bien comme il faut) dans sa narration. Mais le plaisir est curieusement ailleurs. Toujours du côté d’une certaine poésie surannée. Toujours du côté d’une certaine philosophie qui est très présente malgré une apparence de gaudriole.

Et puis il y a les dessins de Ribera et surtout ses couleurs « flashy » au possible. Très érotique forcément (année 70 oblige ou la femme est toujours sexualisée à mort), il ose autant les grands aplats de couleurs comme les visages d’une réalité folle. Les ombres sont superbes. J’aime beaucoup ce grain.

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Pulp_Sirius

Sorte d’album hommage à Hemingway, où les auteurs lui inventent un récit qu’il aurait pu mettre dans l’un de ses romans. Essentiellement, Hemingway rencontre une jeune fille qu’il va tenter d’aider par grandeur d’âme, mais finalement ce sera la jeune fille qui l’aidera aussi à se sortir de sa torpeur.

C’est beau. Ça donne envie d’aller à Key West. Mais je ne suis pas certain de comprendre le but de cette histoire. C’est vraiment pour les fans d’Hemingway. Ça se laisse lire. C’est agréable, mais sans plus.

Solo (Martín) Tome 4 – Legatus
Pulp_Sirius

== Avis pour le 2e cycle, c.-à-d. les tomes 4 à 6 ==

Wow. La chute fut brutale. Qu’est-ce que ce deuxième cycle était mauvais, mais mauvaissss. Le premier cycle était une réflexion philosophique sur la vie, la survie, l’amour... Ici, c’est une fable moralisatrice qui est tellement lourde. Ce sont les méchants humains (qui veulent dominer juste pour dominer, bien sûr), avec des méchants bien superficiels et hyperboliques et complètement cons, contre les bêtes qui s’aiment toutes et veulent un futur végétarien où tout le monde vit en harmonie.

C’est tellement kitsch. Tellement ringard. Fleur bleue. Sermonneur. L’écriture s’est grandement appauvrie. Je sais que les Français sont friands de ces récits misérabilistes où tout est noir ou blanc, mais ugh, ce que c’est devenu simpliste comme histoire! C’est vraiment le même auteur??

C’est probablement la pire BD que j’ai lue en 2026. Alors que les trois premiers tomes étaient excellents, je suis abasourdi par cette suite des aventures de Solo. C’était tellement différent que lorsque Legatus parlait de Solo, ça semblait complètement déconnecté du récit!

Je voulais lire les spin-offs, mais là, je ne suis plus certain que ça m’intéresse!

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ArvoBlack

Avec "Amore", Zidrou et David Merveille se permettent une virée amoureuse en Italie, des histoires courtes qui permettent un voyage autour du romantisme. Zidrou applique tous ses talents de raconteur d'histoires pour en faire un livre touchant sur l'amour, la vie et la mélancolie. Appuyé par le trait épuré de Merveille qui trouvera une juste place dans des récits où le temps ne semble pas avoir d'emprise.

La lecture du one-shot est rapide, mais les messages que véhiculent ces histoires de vies restent en tête et sont touchantes dans l'approche. Zidrou utilise des boucles en répétant certains textes d'une planche à l'autre pour insister sur le plan dramatique. Le narrateur externe ajoute un coté universelle, là ou les personnages ne parlent pas dans la plupart des histoires (sauf dans le Prologue, Roll Over Venezia et l'Epilogue). Des personnages francs avec des séquences parfois tranchantes, soit une révélation par l'image sur la dernière case (Roll Over Venezia, Citta delle Meraviglie), soit sur la vie qui défile trop vite à l'allure d'une seule histoire (Il. Elle., Grazie Mille). Avec une poésie contemporaine, "Amore" nous transporte et nous fait voyager.

David Merveille montre des illustrations épurées dont la composition permettra de toucher le lecteur là où il faut, de manière habile. Les palettes de couleurs sont judicieusement choisies pour laisser place à une couleur dominante par histoire et ainsi souligner une émotion particulière.

Derrière son petit format et sa lecture rapide, "Amore" possède des histoires courtes de qualité qui permettent d'en apprécier le voyage et les grandes lignes de vie présentées, avec émotions et une touche de nostalgie.

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bulles-en-pagaille

Troisième cycle, troisième peuple : cette fois, ce sont les ours d'Arnor, et le récit prend un tour plus militaire. Nouveau changement de monde, donc. Mais cette fois, on est embarqué tout de suite.

bulles-en-pagaille

Le cycle de Lys se termine ici, et les deux premiers cycles se rejoignent. J'en garde pourtant un petit sentiment d'inachevé, une impression de pas tout à fait fini. C'est ma seule réserve sur un cycle que j'ai trouvé plus qu'agréable.

bulles-en-pagaille

Les alliances bougent, la contestation gronde, une enquête s'obstine. Le scénario resserre les fils avant la fin du cycle. On sent que tout converge, et on enchaîne directement sur le suivant.

bulles-en-pagaille

Ce sont les personnages féminins qui portent ce tome, Alissa et Keona en tête. Le clan du Sistre vacille, et Alissa doit tenir les siens autant que ses adversaires. Le cycle a trouvé son ton, et on avance sans effort.

Ekho

Première moitié qui s'égare (parenthèse Indiana Jones trop longue, personnages trop nombreux, anecdotes déjà connues des fans), seconde moitié qui retrouve toute la force du premier tome.

Le dessin en noir et blanc rehaussé de touches de couleur reste efficace, avec une double page consacrée à John Williams qui justifie à elle seule l'achat (ou presque).

Lucas y perd en sympathie mais sa dégradation conjugale avec Marcia est racontée avec justesse et pudeur. Moins bon que le tome 1, mais un beau documentaire dessiné sur le prix humain d'un chef-d'œuvre.

Ma critique complète :
https://www.alphabulle.fr/les-guerres-de-lucas-2-derriere-les-projecteurs-les-reves-ont-un-cout/

Bourbix

Une belle histoire où ce n'est pas la taille qui compte ! La partition est ici très juste avec une mise en image délicate et des propos bien dosés. On ne sombre ni dans le pathos ni dans le mièvre, et vue la thématique c'est un joli tour de force ! Une excellente BD à découvrir :)

bd91130

C'est beau, c'est touchant, c'est un peu triste, un peu délirant, parfois un peu drôle, parfois un peu poignant. C'est émaillé de phrases de texte qui pourraient être des maximes, ou des citations, et qui mériteraient de s'y arrêter, de prendre le temps. Quelle est la part d'autobiographie, de confession personnelle quand l'auteur parle de l'artiste ? Le dessin mêle le style le plus simple, le plus dépouillé, avec de magnifiques et fascinantes explosions visuelles.
Je n'ai pas lu tant que ça de livres de Manu Larcenet, je sais juste que cet auteur est imprévisible, qu'il change de genre et de style d'un album à l'autre, mais qu'au final le résultat est toujours aussi riche, régalant et interpellant le lecteur tout à la fois.
Mode d'emploi : laisser passer un peu de temps pour digérer, puis relire une deuxième fois. Et une troisième peut-être ?

bd91130

Un bon album de Stalner, dont le dessin est toujours aussi beau et efficace, mais surtout dont le scénario tient la route, alors que ça a souvent été le point faible de cet auteur, selon moi en tout cas. Aux frontières du conte et du récit picaresque, avec une fin qui appelle peut-être une suite à venir ? Un très bon moment de lecture.

bulles-en-pagaille

Une fois installé à Alysandra, on ne veut plus en partir. Deux clans se font face, la tension monte, et une enquête démarre sur un assassinat mystérieux. Le scénario mène les deux de front et garde son rythme.

bulles-en-pagaille

J'ai été un peu désarçonné en ouvrant ce tome : on quitte les félins d'Angleon pour Alysandra, la cité des singes, avec un nouveau monde, de nouvelles intrigues et de nouveaux personnages. Il a fallu s'y mettre. Mais on s'y met très facilement, et la lecture a été plus qu'agréable.

Simili

"Alors c'est ça , juste ça, que ça, …"

La petite ville de Bartlesville est une paisible bourgade de l'Oklahoma. Le sheriff Stanton y fait régner la paix. Jusqu'au jour ou un inconnu débarque et semble vouloir défier le sheriff en duel.
Mais à Bartlesville, rien de semble être ce qu'il est …

Et me voilà bien enquiquiner pour noter ce one-shot.
Je me souviens d'avoir reproché à "Jusqu'au dernier" sa fin trop gentille, pas assez western. Ici c'est loin d'être le cas, la fin est très western mais … je n'ai pas réussi à rentrer dans cette histoire qui au demeurant n'est pas mauvaise du tout. Peut être est ce le fait que j'ai trouvé que l'ouvrage n'entrait pas assez dans la psycho de ses protagoniste alors qu'il me semblait que cela en faisait l'essence même.
Finalement cette nuit à attendre ce duel servait à ça, à nous raconter l'histoire des ces 2 hommes et comment il en était venu à se défier.
Finalement le format one-shot aura vidé le scénario d'une part intéressante, voire prépondérante. Dommage

Au niveau graphique ce n'est pas au niveau de "Charly 9" ou "Seul le silence" que j'ai pu lire de Guérineau. Ce n'est pas mauvais mais j'ai trouvé qu'il y avait un manque de constance, j'ai été un peu dérangé par certains jeux d'ombres, lorsque le sheriff découvre le nom de l'inconnu par exemple,

Au final je ressort mi-figue mi-raisin de ma lecture
Du coup Note réelle 2.5/5

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Thorgal Tome 22 – Géants
Arkadi

Les premières planches sont d’une bêtise abyssale. On y voit un Shaîgan qui se pose des questions existentielles sur le viol, le pillage, la mort et l’esclavage des gens qui ont eu le malheur de le rencontrer. Depuis plusieurs albums, on nous raconte hors champ un Shaîgan sans merci. Mais Van Hamme ne nous le montre jamais. Il préfère nous montrer un Thorgal tout gentil qui se questionne sur sa méchanceté.

Et, voilà qu’enfin il dit non d’être un méchant vraiment pas gentil. Il était temps.
S’ensuit alors une petite historiette d’avec les dieux et un Easter Egg pour retrouver la mémoire qui n’est pas désagréable à la lecture puisqu’elle possède de l’énergie, du ressort, du personnage incarné et de la superbe illustration (Rosinski est un génie et Van Hamme connait son job).

Comme tous les albums de cet arc narratif, si la trame principale est affligeante, ce sont les histoires secondaires et ses personnages qui sont intéressantes.
Plus qu’un seul album et on sort de cet arc narratif tout pourri.
Vivement

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bulles-en-pagaille

La tension monte d'un cran. Le roi peine à tenir le royaume, la contestation gagne les étudiants, et les alliés d'hier ne se comprennent plus.

Comme les précédents, ce tome apporte ses réponses et relance aussitôt la suite. On arrive au bout sans avoir vu passer les pages.

bulles-en-pagaille

On respire à peine. Un nouveau roi veut la paix entre les peuples, et l'on sent très vite que tout le monde n'en veut pas.

L'histoire regarde aussi au-delà d'Angleon : le monde s'agrandit tome après tome, sans que l'intrigue perde le fil.

bulles-en-pagaille

Le ton se durcit. Un trône vacant, des lions qui avancent leurs pions : c'est le tome des jeux de pouvoir, et il est plus sombre que les deux premiers.

On en apprend encore sur ce monde, et le scénario ne lâche rien. Difficile de s'arrêter en cours de route.

bulles-en-pagaille

La surprise du premier tome passée, celui-ci confirme. Il apporte son lot d'informations sur Angleon et sur ceux qui se disputent le pouvoir, sans jamais ralentir.

Le scénario est haletant : chaque réponse amène une nouvelle question, et on tourne les pages.

bulles-en-pagaille

Ce premier tome a été une belle surprise. J'ai été happé d'entrée, par l'idée autant que par l'histoire : un royaume de félins, un vieux roi qui s'éteint, et déjà tout le monde qui se place pour la suite.

Le dessin de Jérôme Lereculey donne envie de s'attarder sur les planches, et les couleurs de Dimitri Savva installent l'ambiance. En le refermant, je n'avais qu'une envie : en savoir plus.

bulles-en-pagaille

Une histoire autour d'Arthur Pendragon, forcément, ça me parlait. Les premières pages m'ont un peu surpris : peu de texte, et des images assez gore. Le contexte s'y prête, et très vite on se laisse porter. Les personnages sont cohérents, on sent venir le suspense et les trahisons d'un peu partout.

J'aurais aimé un dessin un peu plus léché, mais ce n'est qu'un avis personnel. J'ai dévoré ce tome et j'attends le deuxième.

bulles-en-pagaille

Le Moyen Âge n'a de moyen que le nom, et cet album le montre bien : des plans, des métiers, toute une ville qui se met au travail. Tout ce qui touche à l'histoire me passionne, alors ce tome sur le chantier m'a comblé.

Les dessins sont toujours aussi incroyables, les expressions des visages surtout, et cette fois les vues du chantier valent qu'on s'y arrête. Trois tomes, trois réussites : j'attends le quatrième.

bulles-en-pagaille

Même plaisir que pour le premier tome, à commencer par l'objet : un beau papier, un album qu'on prend le temps de feuilleter. Le dessin reste ce que je préfère. Les visages disent tout, la peur, la colère, la ruse, et l'église en flammes donne des planches incroyables.

Un vrai plus par rapport au premier : celui-ci présente les personnages. Avec autant de monde, c'est précieux pour ceux qui n'ont pas lu le roman.

bulles-en-pagaille

Un vrai plaisir à feuilleter, le papier est de qualité. Les planches de Steven Dupré sont incroyables, surtout les expressions des visages. J'aime tout ce qui touche à l'histoire, et le Moyen Âge n'a de moyen que le nom : j'étais servi.

Un seul regret : il manque une présentation des personnages comme dans le tome 2. Ils sont nombreux, et ça aiderait ceux qui n'ont pas lu le roman.

Blue boy

Pour bien parler de « Montefiore », on commencera par souligner le beau travail éditorial avec jaquette, pour une couverture très réussie mettant en scène les deux gamins, Angelo et Andrea, gravissant une montagne pour rejoindre Hermès, cheval emblématique du récit, figé dans une posture altière. C’est superbe, tout simplement.

Au début, on voit les deux gamins courir à corps perdus à travers les rues d’une petite ville italienne pour tenter d’assister à une course de chevaux — on peut supposer qu’il s’agit du Palio de Sienne, même si Gomont ne le cite jamais, se contentant de parler d’une « joute brutale, où n’est proscrit aucun des coups bas qui font ordinairement l’objet de lourdes sanctions dans le monde du sport ». Par le plus grand des hasards, ils y verront leur oncle, Guido, qui, après une victoire obtenue en « massacrant » ses adversaires, va se montrer plus amène avec des neveux qu’il n’avait jamais vus, leur proposant de faire un stage dans les écuries familiales (« Ho ! C’est la famille ou quoi ? »). Ce qui ne plaira pas des masses à leur père Giorgio, qui a pris le large depuis longtemps avec cette famille un rien clanique aux valeurs paternalistes. Même si j’ai trouvé peu crédible l’épisode d’ouverture de ces retrouvailles, je ne saurais en vouloir à l’auteur qui a produit globalement une histoire très bien construite et captivante.

Car incontestablement, l’auteur de « Slava » possède, outre son talent de dessinateur, un vrai don de conteur assorti à une fibre littéraire appréciable. A travers ce récit centré sur les deux garçons, qui vont vivre une expérience initiatique, Gomont va nous emmener chez les Montefiore, petite entreprise familiale élevant des chevaux pour faire d’eux des champions et les vendre au meilleur prix, dans un esprit purement vénal. Le temps de leur séjour, Angelo et Andrea ne seront pas toujours traités avec bienveillance, et découvriront avec un certain effroi une violence sourde, faite de non-dits, de jalousies et de maltraitances (y compris conjugales), seulement tues pour préserver la réputation du clan et s’exprimant de façon décomplexée à travers ces palios passablement barbares.

Comme à son habitude, Pierre-Henry Gomont a composé une galerie de personnages très bien campés pour mieux afficher sa détestation de la famille dans sa conception la plus factice, n’existant que pour sa propre survie, au prix d’une hypocrisie monumentale et d’innombrables coups fourrés. La tante Rina, la « mamma » gardienne du clan, sous des dehors maternels, se révélera odieuse avec les enfants, et ce n’est pas son fils Guido, tout en fourberie, qui adoucira le tableau. On se demanderait presque si l’auteur n’a pas des racines italiennes pour avoir narré cette histoire avec autant de réalisme, et quelle en serait la part autobiographique.

Quant au dessin, une fois de plus Gomont excelle. Grace à son sens inné du mouvement, il magnifie les chevaux, qui sont peut-être les véritables héros de cette épopée familiale. Ces derniers, par contraste, apparaissent totalement libres face au pesant cloaque familial, en particulier Hermès, l’étalon « indomptable » choisi par Angelo et Andrea pour leur entraînement. Et d’ailleurs, cet animal fougueux pourrait très bien symboliser l’approche de l’auteur, qui donne à voir ici sa vaste palette stylistique, allant de l’esquisse nonchalante aux plans plus détaillés, des scènes hyper dynamiques aux vues plus posées. Pierre-Henry Gomont est un animal libre, et si j’avais été dessinateur, je le confesse, j’aurais adoré dessiner comme lui.

« Montefiore » n’est rien de moins qu’un autre chef d’œuvre de la part d'un auteur qui n’en finit pas de tracer son sillon avec une constance qualitative rare, et l’on mesure ici le chemin parcouru depuis « Catalyse », son premier album en tant qu’auteur complet, mais aussi « Pereira prétend », l’œuvre qui l’aura révélé il y a dix ans. Si cet opus semble lui avoir servi d’exutoire, il n’est pas pour autant réconcilié avec la famille, loin de là. Néanmoins il propose, comme on pourra le voir en fin d’ouvrage, une approche différente visant d’abord à montrer à sa progéniture « comment [se] débrouiller pour survivre », et non rester sous l’emprise néfaste du carcan familial. Certes, le concept n’est pas nouveau, mais il ne sera jamais inutile de le répéter, et Pierre-Henry Gomont le fait avec brio dans ce récit qui fleure bon l’authenticité.

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ArvoBlack

"Abdallahi" raconte le périple du français René Cailler au 19ème siècle ; selon ses écrits, il est le premier homme blanc à être allé dans la ville de Tombouctou en Afrique subsaharienne et a en sortir vivant. Un homme qui a du mentir à tout le monde pour pouvoir concrétiser le projet d'une vie, un voyage dans l'Afrique profonde dont l'aventurier ressortira bouleversé, profondément changé. Christophe Dabitch et Jean-Denis Pendanx imagine alors une fiction tirée des écrits laissés par René.

Si les plans d'ensemble sont foisonnant de vivacité par les peintures présentées et réalisées par Jean-Denis Pendanx, j'ai moins été emballé par le rendu des personnages qui semble ntplats visuellement, la mise en couleur directe est en revanche superbe avec une très bonne impression générale, le rendu du T.2 est parfois sombre sur certaines séquences ; l'impression générale reste positive et qualitative dans tous les cas. Le visage de René/Abdallahi change pendant le voyage, rongé par la maladie, par la chaleur harassante, mais aussi la solitude face à son secret.

Au niveau du récit, j'ai apprécié le coté introspectif du narrateur (René), de sa difficulté à effectuer son voyage, son mal du pays, le risque encouru face à ses croyances, l'hostilité du désert et des hommes, la nécessité d'être un autre homme que soi (Abdallahi) pour venir à bout de son projet. En revanche, même si des séquences sont essentielles pour comprendre le cheminement de ce périple, certaines longueurs opèrent pendant la lecture et le chemin devient parsemés d'embuche.
Également l'adversité entre le culte religieux chrétiens ou musulman est très marqués, la haine envers l'esclavage et le peuple blanc est terrible et méprisant. Une réalité marquante qui est très bien présenté dans la bande dessinée, avec un dévouement total pour le dieu Allah (écrire et dessiner semblant très mal vu) qui montre l'engagement profond des peuples musulmans d'Afrique pour leur souverain.

D'une dureté réaliste, "Abdallahi" transporte par son immersion dans un climat étouffant et une atmosphère misérable au travers d'un voyage dont le narrateur (René Cailler) reviendra changer. Des planches parfois chargé d'un silence profond au milieu du désert, une introspection sur un homme en passe d'abandonner. Une belle adaptation qui touchera par sa véracité.

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Eotran

Une conclusion propre avec énormément de révélations sur les Stryges. Rien de fondamental, mais parfaitement complémentaire à la série mère.
Finalement, de toutes les séries annexes du chant des Stryges, c'est la plus intéressante sur la longueur.

Au niveau graphique, le côté sombre et anguleux épouse parfaitement le propos de cette fin de série.

Eotran

Avec un changement de dessinateur, la série change totalement d'orientation. Finit le côté manga, enfin presque. Mais, même s'il en reste quelques soupçons, ça ne colle pas vraiment à l'ambiance du dessin.
Par contre, la bd gagne en personnalité et en noirceur.
Au niveau du scénario, Corbeyran continue son histoire, sans fausse note et reste crédible sur la longueur.
Rendez-vous au prochain tome pour la clôture de la série.

Eotran

Avec ses dessins tirant vers le style manga, cet épisode alterne le comique et l'horreur avec un pincée de thriller.
Les dessins sont parfaitement maîtrisés et le scénario tient bien la route.
L'épisode le mieux équilibré et le plus réussi jusqu'ici.

Arkadi

Meddour nous propose désormais un univers clos avec sa géopolitique, son machiavélisme, ses catégories sociaux professionnelles, ses méchants et ses pas gentils. D’un coup donc beaucoup de personnages en plus. Beaucoup trop d’ailleurs.

Et on s’y perd.
Rien n’est vraiment clair et tout est illisible dans la narration. Les ressorts font pschiiiit tant ils sont faciles. Même le personnage principal n’est pas clair dans ses enjeux et sa personnalité.

Vraiment dommage que Fabrice Meddour se prenne les pieds dans le tapis de tant d’enjeux compliqués car l’ambiance, elle, est toujours superbe. Pendant plusieurs planches, l’auteur prend le temps de la chansonnette de marin sur les coursives du bateau monde. Et ça c’est vraiment chouette car le dessin, atypique, raconte bien les embruns et le sel.

fredom

Ce bon vieux Spider-Man a mon âge et il a toujours été mon super héros préféré. J'attaquais systématiquement par ses épisodes dans Strange, Super-Strange et autre Nova.. Puis j'ai vieilli, oublié le Tisseur de Toile jusqu'à son exploitation cinématographique ( que j'ai peu aimé ) à la machine à cash qu'il est devenu avec des dérivés tous plus ou moins improbables - Ben Reilly, Miles Morales - mais qui ont au moins le mérite d'intéresser les jeunes générations. Bref, pour moi Spidey c'était Stan Lee & Steve Ditko et plus tard John Romita.. Et puis, et puis .... Arrive Joe Quesada !

Non content de reprendre avec talent le flambeau du Daredevil de Franck Miller, il devient redac'chef chez Marvel et lance l'Ultimate Spider-Man pour revenir aux origines et resituer la genèse de Peter Parker, sa vie, ses amours, ses emmerdes . Pour cela il confie les clés du camion au tandem Michael Bendis, scénariste, et Mark Bagley , dessinateur. Bingo !

Ces deux la ont du être biberonnés à Spider-Man car TOUT, absolument TOUT y est ! L'araignée radioactive, la mort de l'oncle Ben, Tante May, Mary Jane Watson, Gwenn Stacy, J. Jonah Jameson, Harry Osborn et j'en passe, plus la galaxie de vilains : le Bouffon Vert, Dr Octopus, le Caïd, Kraven le Chasseur et la aussi j'en passe ! Quel pied !

Evidemment c'est quand même remis à la sauce du jour mais en conservant les codes et l'esprit du début de la saga. Et mieux, les originalités apportées par Bendis sont de réelles bonnes idées ( la personnalité de Gwenn par exemple ). Reste à commenter le dessin et la aussi Waow ! Un style, un vrai, bien de son époque et qui donne le ton au scénario. Des personnages identifiables, des rendus de bagarres fluides... L'envie m'est venue en feuilletant les pages de premier album c'est dire !

Franchement, pour les nostalgiques de leur enfance des années 60/70 c'est à lire absolument . Pour les autres, découvrez le vrai Spider-Man !

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Erik67

C’est le procès d’un mari qui a drogué son épouse pour la livrer à des inconnus pendant près de 10 ans et qui a tout filmé...

Le procès des viols de Mazan n’ayant fait l’objet d'aucune captation audiovisuelle officielle, la bande dessinée est saluée comme un outil de témoignage crucial. Les croquis de Marion Dubreuil permettent de documenter, de restituer et de figer l'intégralité des audiences pour l'Histoire. Bref, c’est une œuvre de mémoire indispensable.

On peut souligner une approche percutante et intelligente grâce à la pertinence de la structure de l'album. Le fil rouge des audiences judiciaires est entrecoupé de chapitres thématiques et documentés sur le patriarcat, la soumission chimique et la condition des femmes.

Malgré la noirceur absolue du sujet (la soumission chimique et les viols répétés subis par Gisèle Pelicot), le livre évite le voyeurisme. Il met en avant la reconstruction, la force des victimes, la solidarité familiale, ainsi que le combat politique mené pour changer la prise en charge médicale et judiciaire des victimes.

Le travail d'illustration et de croquis d'audience de Marion Dubreuil est magnifique et très immersif, transmettant l'émotion des débats avec une grande pudeur. Que dire également de la dignité de Gisèle Pelicot qui a décidé de rendre les débats publics pour ne pas se cacher ? C’est admirable après ce que cette pauvre dame âgée a vécu.

Je suis juriste et naturellement j’ai acheté cette BD sur ce procès hors-norme qui a parfois été présenté comme le procès de tous les hommes. Visiblement le hashtag « notallmen » a été mal ressenti par les féministes présentes sur les lieux de la juridiction. Pourtant, dans mon for intérieur, je sais que les hommes sont différents car certains ont manqué manifestement de discernement dans une situation d‘absence de consentement pour se livrer à leur pulsions et désirs les plus infâmes.

Sur les peines, mis à part l’infâme mari qui a prit 20 ans, les autres 50 violeurs ont eu pour la plupart moins de 10 ans et certains sont déjà ressorti de leur prison. C’est cela la justice française où l’on paye nos impôts pour les faire vivre ! Visiblement, il y a encore des progrès à réaliser...

C'est un livre-manifeste puissant et très documenté. Si le sujet reste particulièrement difficile, l'ouvrage est massivement conseillé pour comprendre les enjeux sociétaux et judiciaires majeurs mis en lumière par cette affaire.

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Danvorst

Album composé de "La cible bicéphale", 35ème aventure avec Smit au scénario, et de "Macchi 39", 29ème aventure avec Piroton au scénario. Malgré quelques bonnes idées dans le premier récit, ces deux histoires souffrent d'un scénario qui a bien du mal à prendre... Quel dommage de voir que la série ait tant de mal à trouver son rythme malgré son potentiel, à commencer par son dessin réussi et régulier.

quem.art

Franchement, un tome que j’attendais depuis longtemps, et je ne suis pas déçu !
Une très bonne conclusion : on sent la passion dans le récit, et l’évolution graphique est remarquable. Une heureuse découverte !!

Evnoz

Excellent 3e tome, on perçoit la tension et le suspense qu'a souhaité transmettre l'auteur à travers ces très belles planches. Très belle découverte.

Nattorres68

Nous tenons enfin la fin de ce crossover qui aura duré trois ans et demi. Les plans des auteurs ont changé au fur et à mesure que l’histoire avançait, mais le cap a toujours été tenu afin que l’histoire soit à la hauteur des attentes. J’ai ouvert cette BD avec enthousiasme et avec un peu d’émotion quand j’ai réalisé que ça serait la dernière fois. Je me suis laissé porter par le récit extrêmement rythmé qui reprend là ou le tome précédent nous avait laissé.
Giovani Lorusso continue sa magie avec des dessins incroyables qui donnent réellement vie à ce récit. Un grand bravo à lui pour ce travail hors norme qu'il aura réalisé sur cette saga et plus particulièrement sur les Guerres d'Arran.
Le bilan de ce crossover est positif et je sais que je prendrai beaucoup de plaisir à le relire dans son entièreté dans quelque temps. Comptes tenus de l’hécatombe de personnages du premier tome, je me serais attendu à plus de personnages passant l’arme à gauche, mais je suis content de me dire que nous pourrons les revoir à l’avenir. Maintenant place à la suite, de nouvelles histoires, de nouvelles intrigues et de nouveaux moments d’évasion grâce à ce fantastique univers.

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Nattorres68

Ce 7ème tome des Guerres d’Arran ne sera finalement pas le dernier du crossover. Compte tenu du nombre de choses qu’il reste à raconter, les auteurs ont préféré couper le récit en deux.
La dernière grande bataille commence et, comme toujours, nous suivons plusieurs groupes de personnages agissant sur différents fronts. Certains mystères continuent de progresser, notamment par le biais de Lanawyn et de son équipe, qui cherchent à accomplir une quête pouvant changer l’issue de la guerre.
Ce tome est très bon et marque vraiment le début de la fin ; j’ai hâte de lire la suite et de mettre un point final à ce crossover qui aura duré plus de trois ans.

Orcs & Gobelins Tome 33 – Frères
Nattorres68

Ce nouveau tome nous présente deux frères orcs envoyés en mission par l’illustre Redwin, dans le but de changer l’issue de la guerre. Parviendront-ils à survivre en plein territoire ennemi et à rentrer ensemble à Dal’Darum ?
Ce récit explore les liens qui peuvent unir deux frères prêts à tout l’un pour l’autre, malgré les dangers et la violence qui les entourent.
Après avoir été plusieurs fois à l’encrage d’Andrea Cuneo, Umberto Giampa est, cette fois, le dessinateur principal d’une BD du Monde d’Aquilon et c’est une réussite.
J’ai passé un bon moment de lecture devant ce numéro qui a su créer de l'émotion malgré le chaos entourant les personnages.

addrr

Pour l’ensemble de la série :
Des albums typiques de leur époque et bourrés de défauts, mais remplis de charme.
Les scénarios sont toujours plutôt solides (pour l’époque) et les dessins sont très bons (mention spéciale aux bâtiments et monuments). Le hic se situe plus côté narration et ellipses non maîtrisées, le pire étant le premier album. Je suis quand même ravi d’avoir découvert cette petite série

wagabond

Au début j'ai hésité a l acheter. J ai feuilleté et trouvé les dessins ,les couleurs plein de poésie et superbe. J ai lu le résumé et j ai franchi le pas. Bien mal m en a pris .j ai lu Betty d une traite et j ai ete bouleversé par la relation de cette petite fille et son papa ainsi qu avec ses freres et soeurs. Pour vous dire j ai pleuré a 68 ans !!!
Je n ai qu une chose a vous foncez l acheter .....

mallrat

Chip Zdarsky nous raconte une histoire assez classique de Wolverine à la recherche de cobayes pour des expérimentations de Weapon Plus.
Il va mêler une intrigue d'une autre de ces séries et une issu d'autres séries pour nous rapprocher d'Armageddon.
Tout est plutôt bien fait et on se laisse bien prendre par cette intrigue classique mais qu'il va parvenir à renouveler. Luca Maresca livre de bonnes planches avec des influences allant vers Zeck ou Garney. Mais il a encore besoin de progresser. Là aussi il manque un je-ne-sais-quoi pour que ce soit vraiment très bon mais on passe un bon moment.
Les lecteurs du Captain America de Chip Zdarsky y retrouveront des intrigues.
Conseillé.

mallrat

Ce deuxième tome nous ramène dans le présent. Suite aux évènement de One World Under Doom, la Latverie est soumise à une lutte de pouvoir. Les surhumains sont mal perçus. Les USA et des pays alliés envoient le nouveau SHIELD sur place pour traquer les armes de destruction massive. Mais le Général Ross tente de pousser son pays à envahir le pays. Captain America va donc accompagner Nick Fury Jr.
L'intrigue va nous montrer un pays déchiré par la chute de son dictateur et par la guerre civile. Rogers se rapprochant des habitants et gardant à l'œil ses alliés et le Red Hulk. L'histoire est bien écrite avec du rythme et une fin qui peut-être se voit un peu arriver dans le dernier numéro. Rogers est bien écrit et ses réactions semblent naturelles. Tout nous amène au prochain event Armageddon.
Delio Diaz et Frank Alpizar montrent de belles planches mais ont besoin de progresser. Jan Bazaldua n'est certes pas la prochaine star des comics mais elle semble sans cesse appelée au dernier moment ce qui ne l'aide pas à rendre des copies propres. C'est bien fait au niveau de la narration mais c'est pas très beau. Valerio Schiti me semble un peu en dessous et un peu trop cartoony vu le sujet. Ton Lima a besoin de progresser.
Chip Zdarsky livre une histoire bien faites, bien construite avec de bons dialogues et une caractérisation bien pensée. C'est une bonne histoire qui se lit très bien mais il manque un petit quelque chose pour être vraiment totalement satisfait.
Conseillé.

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ArvoBlack

Comme l'indique son titre "Mano en mano" (de main en main) suit les aventures d'un billet de 20 euros ; au départ neuf, il va passer sa vie à être échangé, perdu, volé, abimé mais il va surtout indirectement nous présenter bon nombre de personnages figurants interagissant avec ce dernier. C'est sur ce postulat original de Emilio Ruiz, avec le trait vif et les couleurs attendrissantes de Ana Miralles que le one-shot trouvera son équilibre.

Un équilibre fragile, si la bande dessinée s’accommode de quelques passages joueurs, où il faut trouver comment le billet fini dans les mains de tel ou tel personnage (le pickpocket par exemple), ils sont trop peu nombreux pour alimenter un intérêt sur la quarantaine de planches de l'album. "Mano en Mano" s'apparenterait presque à une chronique social tellement différents profils sont présentés, des fascistes aux prostituées, du conducteur de taxi à la pharmacienne. Le problème de suivre ce billet et non les protagonistes, ne permet pas tant de connaitre les personnages et de s'attacher à eux. En revanche, j'ai trouvé la conclusion astucieuse et sympatique.

Graphiquement, Ana Miralles propose toujours un trait d'une grande qualité, les planches sont très agréables à parcourir avec un découpage fluide, des mouvements vivants, beaucoup de détails dans les scènes de vie, une mise en couleur équilibrée, douces avec un superbe travail sur la lumière.

L'originalité du récit piquera surement la curiosité des lecteurs ; je reste en partie sur ma faim de part le coté répétitif du concept sans essayer de surprendre ou d'innover sur la longueur. Cependant, cela reste une bonne BD concept, à lire pour se faire un avis.

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Arkadi

Science-fiction « made in 70 » dans toute sa splendeur.
Des couleurs flashy au possible mais qui ne me déplaisent pas. Des dessins très sympas, avec un vrai savoir-faire et une vraie patte. Et une histoire assez conventionnelle mais qui est bien écrite et possède un fond qui fait réfléchir. Tout pour plaire donc.

Comme dans les années 70, les rôles féminins sont sexualisés et potiches au possible, hélas. Il y a un fond d’érotisme qui ne quitte vraiment jamais la lecture. Il y a aussi du Star Trek dedans. Les auteurs nous racontent une civilisation exagérant un travers de la notre sur une planète autonome et, bien sûr, le personnel du vaisseau va nous péter tout ça par leurs présences et leurs propres valeurs humaines. Le vaisseau d’ailleurs, comme dans Star Trek, est un personnage à part entière.

Problème tout de même. Sur deux cases, un enfant nu fait une apparition durant la mort d’un vieux adipeux. Les années 70 ont permis la libération sexuelle certes mais elles ont permis tous les travers et les vices de cette libération. C’est deux cases suggèrent plus qu’elles nous montrent de la pédophilie. Et, ça, ça fait froid dans le dos.

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Erik67

Voici l'adaptation en bande dessinée du célèbre roman L'Anomalie (Prix Goncourt 2020 d'Hervé Le Tellier) par l'auteur et dessinateur italien Manuele Fior. Il s’agit d’une adaptation assez réussie, libre et hautement magnétique.

Le style de Manuele Fior, caractérisé par des couleurs douces et froides, est particulièrement salué. Ses techniques d'illustration (rappelant la sensibilité à l'aquarelle de ses précédents ouvrages) renforcent l'atmosphère mystérieuse de l'intrigue.

Nous assistons à un découpage assez cinématographique qui renforce le rythme soutenu de l'album. Manuele Fior parvient à rendre visuellement captivant le chassé-croisé complexe des nombreux personnages. Son habitude d'ancrer le réel tout en le questionnant par des touches de fantastique ou de poésie colle à la perfection au postulat de départ à savoir la duplication inexplicable d'un vol Paris-New York et de ses passagers.

L'album réussit à basculer avec brio du thriller au récit de science-fiction, tout en conservant la dimension de conte philosophique et l'étude psychologique des doubles qui ont fait le succès du livre original.

Pour ma part, cela m’a fait découvrir un prix Goncourt sur le format adoré de la BD alors que je serai passer à côté ce qui est dommage au vu de cette histoire d’anomalie vraiment originale.

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Yovo

Depuis le fond de sa cellule, Duke tape des pages et des pages sur sa machine à écrire. Il y relate son enfance misérable, fracassée par les sévices et l’insalubrité. En cherchant dans sa mémoire de quoi comprendre son parcours désaxé, il espère trouver la paix à laquelle il n’a jamais eu droit. Lui qui, depuis cette maudite colline aux loups qui l’a vu naître, n’a jamais cessé d’être hanté par un démon : l’incarnation monstrueuse du mal qu’on lui a fait. En voulant l’extirper de son âme comme pour s’exorciser, il sera conduit à commettre l’irréparable.

Le lecteur, pris à témoin, sera forcé de regarder ce carnage dans les yeux.

Dit comme cela, l’histoire peut sembler sinistre et mortifère et elle l’est en partie.

Sauf que grâce aux talents conjugués des trois auteurs, c’est la beauté qui gagne.
Une fleur émergeant au milieu des ordures paraitra toujours plus belle que celle poussant dans une prairie verdoyante, n’est-ce pas ? Eh bien cet album est pour moi cette fleur miraculeuse. La poésie poignante de ses monologues intérieurs efface le malheur. La compassion vainc la colère, le courage abat la peur, l’espoir triomphe de la douleur, la lumière finit par terrasser l’infect démon de la colline aux loups.

Gaet’s et Dimitri Rouchon-Borie, qui adapte là son propre roman, parviennent à ne rien cacher sans rien montrer. Ils signent ensemble avec ce scenario une démonstration d’intelligence, de réflexion et de nuance.

Les aquarelles de Vincenzo Balzano sont simplement prodigieuses et savent dire en une case plus que mille mots. La scène du pont, en deux doubles planches (pages 152 à 155) est un chef d’œuvre à elle seule et m’a laissé le souffle coupé.

Un album éprouvant qui ne pourra pas toucher tout le monde mais l'un des plus forts que j’ai pu lire.
Aucune BD ne m’avait pas mis un tel uppercut depuis « Blast » de Manu Larcenet.

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janharmony

Winshluss occupe une place singulière dans l'underground. Né en 1970 à La Rochelle, passé par les fanzines puis par Ferraille, le journal des Requins Marteaux, il prend pour matière les images et les récits par lesquels une société se raconte, les cartoons, la publicité ou les contes. Il les reconstruit avec une exactitude de faussaire, jusqu'à ce que leurs rouages apparaissent.

Dans In God We Trust (2013), c'est la Bible qui passe par ce traitement. Un peintre y présente un singe en croix comme sa manière de réconcilier créationnistes et évolutionnistes. Le chapitre « Le Super Testament » m'a toujours fait penser au Tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael, sorti deux ans plus tard, où Benoît Poelvoorde campe un Dieu odieux qui vit à Bruxelles en robe de chambre.

Pinocchio reste son grand livre. Commencé en 2003 dans Ferraille Illustré et interrompu le temps de coréaliser Persepolis avec Marjane Satrapi, il reconstruit le conte de Collodi, dont il est bien plus proche que de Disney. Chez Collodi déjà, le pantin finit pendu et le grillon meurt d'un coup de marteau. Chez Winshluss, Gepetto est un inventeur en mal de reconnaissance qui construit un robot pour le vendre à l'armée, et le grillon est devenu Jiminy Cafard, un clochard qui squatte le crâne de l'automate pour y boire et y écrire le roman qui doit le rendre célèbre.

Autour d'eux se croisent d'autres récits : une Blanche-Neige séquestrée par sept nains chauves et sadiques, un policier dépressif à tête de moaï, une baleine gavée de déchets radioactifs, l'usine de Stromboli. Le Renard et le Chat y sont deux vagabonds qui vendent des enfants à l'usine pour se payer de quoi oublier leur misère. Celle-ci n'excuse pas la vente d'enfants, et ils deviennent à leur tour des rouages de la machine qui les broie. Le tout est nourri d'affiches pulp des années quarante et cinquante, de l'Amérique de la Grande Dépression telle que la racontait Steinbeck, et d'un peu de Huckleberry Finn.

Le livre est presque muet. Seuls les intermèdes de Jiminy Cafard sont dialogués, en noir et blanc, dans un trait volontairement fruste de faux strip. Ailleurs, le dessin reprend les codes des cartoons des années trente avec assez d'exactitude pour porter seul le récit, avec une action par case et des silhouettes qu'on reconnaît au premier regard. La couleur de Cizo, les passages en noir et blanc et quelques grandes pages peintes changent de registre avec les séquences. Un œil-caméra traverse le livre d'un bout à l'autre et y mène sa propre vie.

Pinocchio compte parmi les albums majeurs des années 2000. On y découvre encore des détails à chaque relecture.

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eric_herthabsc

Il est difficile de noter ce tome.

Le dessin reste impressionnant et particulier pour une époque où l’intelligence artificielle n’était pas encore au soutien du dessinateur. Pour un dessinateur des années 90, c’est proche du magistral ou du livre d’art. Cette série a des allures surréalistes. Certains objets pourraient avoir été peint par Magritte.

Par contre le scénario n’a ni tête, ni queue et c’est la première fois que je m’y suis perdu (les 6 tomes précédents étaient plus clairs)… ou peut-être l’idée du scénariste était simplement d’enchaîner quelques cauchemars sans connexion entre eux (vu le titre du tome)?!

Voyons ce que donneront les quelques tomes qui me restent à lire.

Rook Exodus Tome 1 – Tome 1
Bourbix

Dessin sublime, couleurs grandioses, scénario plutôt intelligent (du post-apo sur une autre planète sauce écolo)... Un excellent comics à mettre entre toutes les mains.Vivement le tome 2 !

wagabond

Je me suis trompé j ai donné mon avis pour le tome 8 et non le 1 qui lui est excellent. En fait mon avis concerne undertaker a partir du tome 7.les 6 premiers sont excellents.

donlope74

Ce premier album de cette nouvelle série est plus qu'une bonne surprise.

Je connaissais déjà le dessin de Mika à travers ses calendriers. Son talent est incontestable mais il prend ici toute son ampleur. Le dessin est très bon avec un niveau de détails qui nous fait vivre pleinement l'aventure. Les planches d'une page sont juste impressionnantes. On prend son temps à découvrir avec plaisir chaque recoin. Le découpage et le cadrage amène un dynamisme bienvenu qui rythme très bien l'histoire. Les personnages, principaux et secondaires, sont graphiquement très réussis, chacun avec une identité déjà forte.

Un grand bravo pour la mise en couleur de Bayo qui fait vraiment vivre ce Paris dystopique.

Si souvent les premiers albums servent à présenter l'univers de la série, ici, on est tout de suite pris dans l'aventure sans pour autant que le développement des personnages et de l'univers soit oublié. Je trouve que l'on s'attache rapidement à ces nouvelles héroïnes. Ce tome pose bien entendu les bases des albums à venir mais celui-ci présente déjà son lot d'action et d'une bonne dose d'humour. L'histoire se veut peut être classique dans le fond mais très bien menée dans la forme.

J'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce premier tome qui en appelle d'autres.

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minot

Un univers glauque, sordide et pollué, une société corrompue et pourrie jusqu'à la moelle, des personnages cabossés de partout, un dessin "gluant" et des couleurs acides à l'avenant ... bienvenue dans l'univers déjanté de DEAD TRAIN !

Si le scénario de ce premier volume est somme toute plutôt classique (plusieurs factions opposées recherchent une même jeune fille qui d'après une ancienne prophétie pourrait s'avérer être "l'Elue" qui pourrait bouleverser totalement les fondements de la société), tout cela est compensé par l'ambiance (graphique comme narrative) unique qui se dégage à la lecture. Pour les amateurs des intrigues bien trash à la SIN CITY ou à la 100 BULLETS !

FIFI1970

Sattouf, il faut l'avouer, a du génie. Ses instants pris sur le vif, pendant une bonne dizaine d'années, sont à la fois très drôles, et dépeignent remarquablement l'état de notre vivre ensemble. Une triste étude sociologique qui nous fait bien rire, que demander de plus ? J'aime tellement que je viens de mettre en vente mes 3 tomes parus à l'Association il y a plusieurs années, pour acheter ces 2 tomes d'intégrale, tout ça parce qu'il y a plus de 100 pages d'inédits. En vérité je vous l'ai dit, Sattouf a du génie.

wagabond

Le dessin est toujours excellent depuis le tome 1 de cette série. Par contre déçu pour 2 raisons.
Tout d'abord j ai trouvé le dessin de couverture mauvais.j ai d ailleur acheté la version fnac.
2 ème raison :
Dorison et cela devient de plus en plus flagrant au fil des albums se sert du western pour faire passer ses idées sur la société d aujourd hui. Et cela me gêne tres fortement. La bd doit etre un moment de détente. Et plus particulièrement pour le western. Blueberry, buddy longway et Comanche ne seront donc jamais égalés.le western c est les indiens, les cowboys,les tuniques bleus les shérifs,les bandits ,le désert et j en passe.
Récemment j en ai lu d excellentes :
Wild west,la fille du yukon,le bouncer, ohio la belle rivière, le sentier de la guerre,
Comanche trail,Sur les traces Billy the kid,la conquête de l ouest chez Paquet,les ombres de la sierra, L or de morrison,leave them alone et bien sur le mythique tex willer chez l éditeur Black and white. Tous n ont rien a envier a Underterkaker sauf Ralph meyer qui pour moi a l heure actuelle avec Rossi et Gastine sont les meilleurs dessinateurs.
Bien sur, mon avis n engage que moi et n est pas forcément la vérité..J ai juste voulu partager mon ressenti.
Et malheureusement si undertaker continu dabs cette voie la j arreterai a série .

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wagabond

Le dessin est toujours excellent depuis le tome 1 de cette série. Par contre déçu pour 2 raisons.
Tout d'abord j ai trouvé le dessin de couverture mauvais.j ai d ailleur acheté la version fnac.
2 ème raison :
Dorison et cela devient de plus en plus flagrant au fil des albums se sert du western pour faire passer ses idées sur la société d aujourd hui. Et cela me gêne tres fortement. La bd doit etre un moment de détente. Et plus particulièrement pour le western. Blueberry, buddy longway et Comanche ne seront donc jamais égalés.le western c est les indiens, les cowboys,les tuniques bleus les shérifs,les bandits ,le désert et j en passe.
Récemment j en ai lu d excellentes :
Wild west,la fille du yukon,le bouncer, ohio la belle rivière, le sentier de la guerre,
Comanche trail,Sur les traces Billy the kid,la conquête de l ouest chez Paquet,les ombres de la sierra, L or de morrison,leave them alone et bien sur le mythique tex willer chez l éditeur Black and white. Tous n ont rien a envier a Underterkaker sauf Ralph meyer qui pour moi a l heure actuelle avec Rossi et Gastine sont les meilleurs dessinateurs.
Bien sur, mon avis n engage que moi et n est pas forcément la vérité..J ai juste voulu partager mon ressenti.
Et malheureusement si undertaker continu dabs cette voie la j arreterai a série .

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Templiers Tome 1 – La Chute
wagabond

Superbe bd d aventure .je rejoins la majorite des avis. Se lis d une seule traite tellement on ait pris par l histoire . Le dessin colle parfaitement au scénario. Ce qui est rare dans les bds d aujourd hui ,là on vit l histoire avec les tout les protagonistes. Ma meilleur lecture de l année pour une bd de 2014 dont je n avais jamais entendu parler. Comme quoi en cherchant bien on decouvre parfois de véritable petit bijoux .scénariste, dessinnateur et coloriste encore une fois bravo.

wagabond

Excellent western. Scenario,dessin et couleur que du bon pour passer un excellent moment.western a l ancienne c est tout ce que l on demande . Les 3 albums se lisent d une seule traite.

Erik67

L’histoire plonge au cœur de l’affrontement militaire entre les forces romaines de Germanicus et la stratégie d’Arminius. Les légions romaines s’enfoncent dans les forêts germaines, subissant des embuscades et des assauts répétés qui créent une tension soutenue.

Le protagoniste semble déterminé à protéger Germanicus tout en tentant de récupérer la deuxième enseigne, l’Aigle, symbole emblématique de l’autorité romaine. Parallèlement, le prétorien Crispus agit en sous-main sous les ordres directs de Sejan, ajoutant une dimension politique et intrigante à l’intrigue militaire.

Le souffle visuel demeure intact: Marini manifeste son sens du découpage cinématographique, offrant des planches qui rythment le récit avec efficacité et immersion. Le travail graphique soutient la dureté des combats et l’environnement boueux qui caractérise ce théâtre d’affrontement. Il fait partie de mes dessinateurs préférés.

La tension psychologique est forte, notamment dans le duel fratricide à distance entre Marcus et Arminius, qui culminent sous le poids d’une quête familiale désespérée. Cette dynamique apporte une dimension humaine et tragique à la chaîne des combats.

Le réalisme historique reste cru et fidèle à la marque de fabrique de la saga: combats immersifs, environnement boueux et brutalité parfois mêlés à des touches d’érotisme et à une violence brute propres à l’univers narratif.

Ce tome poursuit avec force la tradition de la série, en mêlant enjeux militaires, intrigues politiques et tensions personnelles dans un cadre historique crédible et visuellement puissant. Une lecture recommandée pour les amateurs de combats épiques et d’une esthétique réaliste et marquée.

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Captain_Eraclés

Dans ce premier tome de "Wild West", Thierry Gloris et Jacques Lamontagne s'attachent à déconstruire le mythe de Calamity Jane pour en révéler la réalité brute. Bien avant de devenir une figure légendaire de l'Ouest, l'héroïne s'appelle Martha Cannary, une jeune femme vulnérable qui tente de survivre dans la fange et la violence de la ville d'Omaha au Nebraska. Employée dans un bordel et constamment confrontée à la brutalité d'un monde dominé par les hommes, sa vie prend un tournant décisif lorsqu'elle croise la route du célèbre Wild Bill Hickok. En ce sens la couverture est quelque peu trompeuse, car Martha Cannary est encore loin d'être la redoutable Calamity Jane au regard fixe...

Sur le plan visuel, le dessin de Jacques Lamontagne apporte une dimension quasi documentaire au récit : son trait réaliste, d'une grande finesse, magnifie l'expression des visages et la rudesse des décors. Sublimé par un travail minutieux sur la lumière et une palette de couleurs terreuses qui restitue parfaitement la boue, la poussière et la crasse d'Omaha, le dessin emplifie l'immersion dans cette atmosphère visuelle aussi somptueuse que rustique. J'ai quand même relevé quelques scènes et visages figés, mais rien de préjudiciable au récit pour autant.

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wibe2805

Superbe album et qui s'engageait pourtant très bien mais la fin...est une catastrophe. C'est quoi cette incohérence complètement débile? Une collection qui nous fait miroiter de revenir aux origines de Thorgal et qui le fait bien pendant les 90% de l'album et puis s'amuse subitement de faire un pirouette pour montrer son "originalité". C'est franchement n'importe quoi. Extrêmement déçu par cette fin qui ne correspond pas avec le discours de départ. Je n'ai rien contre les points de vue différents mais il faut un minimum de cohérence avec l'univers qu'on traite.

Ekho

La conclusion des Hydres d'Arès quitte Mars pour une station orbitale au design réussi, mais précipite sa fin.

Les thèmes qui faisaient l'intérêt de la série (colonialisme, place des Afridiens) disparaissent au profit d'un récit d'action truffé de raccourcis.

Le dessin et l'épilogue sauvent l'ensemble, sans effacer le goût d'inachevé.*

Ma critique complète :
https://www.alphabulle.fr/les-hydres-dares-3-une-conclusion-gachee/

titou13180

Pas du tout convaincante cette chasse aux vampires, tant sur le plan scénaristique que sur celui du graphisme ! En effet, l'histoire se perd dans les méandres d'un récit plus ou moins saoulant, avec des longueurs inutiles ! Quant au dessin, on dirait que le duo a vite expédié l'affaire, tant il est irrégulier et bâclé par moment !
Bref, on a connu mieux au BPRD !!!

Udangeureux

Encore un petit retour en enfance avec ce recueil. J’aimais beaucoup lire ceux-ci et c’est un plaisir de les relire plusieurs décennies après. Il est agréable de retrouver certains auteurs qui ont fait les beaux jours du magazine. Ce spécial chevaliers ne déroge pas à la règle.

minot

Fin du "cycle des Ours". Une fois de plus, c'est une réussite, tant narrativement que graphiquement. L'album réserve évidemment quelques coups de théâtre inattendus et la fin de ce cycle est pour moi pleinement satisfaisante. Le niveau de qualité à laquelle la série se maintient force le respect. J'attends impatiemment le prochain tome pour voir comment les auteurs vont relier le prochain cycle aux événements auxquels on a assisté jusqu'à maintenant.

Eric DEMAISON

Comme beaucoup de Français, je pense, je ne connaissais Andersen que de loin et pourtant ce livre m'a profondément enchanté. Le ton est souvent proche du conte en effet nous découvrons un héros sensible, attachant et tendre dont la vie publique est très éloignée de la vie intime.
Le texte est bien écrit et l'histoire bien rythmée en petits paragraphes cohérents thématiques et chronologiques.
Côté graphisme, le lecteur est accompagné par des astuces charmantes (couleur du texte différente en fonction du système narratif, ombres chinoises pour décrire les ragots..) Cette richesse graphique participe à surprendre et à créer cette ambiance de conte "féérique".
Comme les autres critiques, c'est un livre à lire par un public jeune et moins jeune.

Captain_Eraclés

"La Fille du Géant du Gel" est porté par un dessin puissant et une mise en couleur expressive. Robin Recht transforme cette histoire relativement courte en une véritable fresque mythologique, où les paysages, les corps et les couleurs racontent autant que les dialogues. Le trait de Recht impressionne par sa manière de représenter Conan. Le guerrier possède une présence physique massive, presque bestiale. Les angles de vue et les contre-plongées renforcent son caractère intimidant, tandis que les paysages le replacent dans un monde démesuré, où l’homme semble minuscule face aux forces mythologiques. Atali, la nymphe, apparaît comme une figure fascinante et insaisissable, dont la grâce contraste avec la rudesse de Conan. Cette opposition visuelle nourrit toute l’ambiguïté du récit : derrière l’attirance se dissimule une menace.

L’intrigue reste simple et repose essentiellement sur le désir (teinté d'érotisme) et la confrontation, mais la force des compositions et l’atmosphère glaciale lui donnent une dimension épique. Un album à découvrir avant tout pour sa puissance graphique, son souffle sauvage et sa capacité à rendre le mythe presque palpable.

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Soplar

Quel album de BD! Vraiment rare d'en voir de cette qualité même si ce n'est pas nécessaire, évidemment, d'atteindre une telle qualité pour avoir le plaisir de lire une BD. 143 planches, contenu historique avéré...mais aucune pause, aucun ennui dans ce scénario. Bien sûr, le côté historique est agrémenté d'un côté romanesque quasi inévitable. Mais le tout est "recadré" en fin d'album par quelques pages très intéressantes de David Glomot, historien spécialiste de l'époque médiévale. Ceci étant, le scénario de Dorison et Delahaye est très bien ficelé et dans un équilibre quasi idéal pour tenir le lecteur motivé jusqu'au bout. L'histoire d'un procès, centré sur l'homme qui jugea Jeanne d'arc, qui montre, selon le regard des auteurs, le numéro d'équilibriste auquel se prête cet évêque tour à tour contre et en faveur de Jeanne d'arc. La narration montre également le caractère bien trempé de la pucelle d'Orléans et de ce qu'elle a subit au cours de cette épreuve jusqu'au bûcher. Les dessins de Parnotte sont excellents! Détails, expressions des personnages, environnement au niveau des scènes plus complexes, colorisation...superbe !
Enfin, le façonnage de cette BD: superbe reliure et finalement un bel ouvrage!

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Danvorst

Un bon album de Jess Long, surtout le première moitié en ce qui concerne le scénario. Pour la suite, c'est pas mal même si c'est globalement moins fluide. Les sujets traités sont intéressants : la sécurité industrielle, le développement des entreprises d'informatique dans les années 80/90...
On reste quand même au dessus de la plupart des 13 premiers albums de la série.

Erik67

Les 5 Terres est une saga française d’heroic fantasy anthropomorphe publiée chez Delcourt depuis 2019, souvent décrite comme un « Game of Thrones avec des animaux ». Elle brille par ses intrigues politiques particulièrement complexes, son absence de magie traditionnelle et un rythme de parution exceptionnellement soutenu.

La série repose sur une architecture ambitieuse: 30 tomes prévus, organisés en 5 cycles de 6 tomes chacun. Chaque cycle se concentre sur un peuple et un continent différents, offrant une progression épique et une exploration géopolitique continue. Le rythme est soutenu: un nouvel album environ tous les quatre mois, rendu possible par un travail de studio efficace et cohérent dans l’univers franco-belge.

L’histoire se déploie dans un monde médiéval divisé en cinq grands royaumes, chacun peuplé par une famille d’animaux anthropomorphes. Tout repose sur la psychologie, les complots et les manœuvres politiques, avec une vraisemblance et une densité qui empêchent l’épure moraliste: il n’y a pas de héros ou de méchants absolus, chaque personnage porte des motivations profondes et nuancées. Chaque fin de tome ressemble à un épisode de série télé addictive, propulsant la narration vers de nouveaux sommets et alimentant l’attente.

Cet album marque le grand final du cycle des ours, le troisième de la saga. L’intrigue se déplace autour de Khalden, qui lutte pour maintenir l’unité de ses clans, tandis que le personnage central de Drun va sa rencontre afin de rendre les comptes de la mission confiée par le défunt roi. Cette configuration promet une convergence des enjeux et une intensité dramatique à la hauteur de l’ampleur du monde créé.

Les 5 Terres s’impose comme une œuvre majeure de l’heroic fantasy franco-belge, alliant politique, intrigue tordue et caractérisation multi-niveaux dans un univers riche et audacieux. Pour les lecteurs friands de mondes politiques tortueux et de récits épiques sans magie facile, c’est une lecture à suivre absolument — et le prochain cycle attendu avec impatience pour voir comment Khalden et Drun mèneront leur destin dans cette saga déjà incontournable.

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Danvorst

Très bon album, de loin le meilleur Jess Long parmi ces 12 premiers tomes. Jess est en Belgique et va participer à une enquête qui débute par un cadavre dans une voiture plongée sous l'eau. Un scénario bien ficelé, plus travaillé que d'habitude, et des dessins excellents.

Art DeVille

Un beau western sombre, loin de certains clichés du genre.
Tout ici est plaisant du dessin au scénario... mais ne venez pas chercher une happy end !!!

Moonshine Tome 1 – Tome 1
Captain_Eraclés

Moonshine reprend les codes du récit de gangsters : combines, trafics d'alcool (prohibition), règlements de comptes (Mafia), loyautés fragiles et personnages qui évoluent dans un univers où la violence constitue presque une seconde langue. Azzarello y ajoute une ambiance fantastique tirée tout droit du vaudoo (Sorcière, zombi, loup garou) et prend son temps pour installer son univers parfaitement imbriqué. Il privilégie les tensions, les rapports de force et les non-dits plutôt qu'une narration constamment spectaculaire. Cette approche renforce l'atmosphère, même si elle peut donner le sentiment que l'intrigue avance parfois lentement.
Le dessin d'Eduardo Risso est efficace, avec un encrage marqué et des jeux d'ombres qui servent bien l'atmosphère poisseuse du récit. Mais sans être désagréable, il ne m'a pas semblé particulièrement remarquable et sa mise en scène restent assez classique, malgré quelques bonnes trouvailles dans les scènes horrifiques.

Mention spéciale pour les covers affreuses des tomes 2 à 5

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BDeb

Merci merci merci.
Pas seulement pour ce récit, si juste, délicat, touchant…
Pas seulement pour ces dessins surprenants aux couleurs à contre-emploi…
Merci surtout pour la générosité avec laquelle Larcenet a une nouvelle fois engagé tout ce qu'il est dans ce récit rempli d'humanité.
Merci ;-)

Terres d'Ynuma Tome 2 – Hijo
Nattorres68

Le second numéro nous présente Hijo, un messager espion parcourant les terres d’Ynuma sur son magnifique volant Ten-no-Tori. Une mission bien particulière va le confronter à des dangers sans précédent, faisant remonter les vieux démons de son enfance.
Quel plaisir de retrouver Ma Yi aux dessins. Il nous avait déjà régalés sur quelques numéros d’Elfes et Orcs & Gobelins et il revient en force sur ce magnifique album. Les planches, la colorisation, tout est parfait pour nous régaler la rétine et nous faire voyager tout au long du récit.
Une histoire d’espionnage mature, empreinte de violence et de personnages très attachants. Nous retrouverons certainement Hiro dans un futur album, pour mon plus grand bonheur.
J’ai passé un excellent moment en terres d’Ynuma et j’espère que la série restera de ce niveau encore longtemps.

Nattorres68

Ce 7ème tome nous propose de découvrir une histoire plutôt sombre, avec une mère prête à tout pour sauver son fils. J’ai aimé le lien avec une race d’elfes que les fans reconnaîtront. J’ai trouvé la fin un peu complexe à comprendre, avec une résolution un poil trop rapide. J’ai dû relire certains passages pour comprendre ce qui était en train d’être révélé, sans que cela ne soit parfaitement clair une fois le récit terminé.
Les dessins étaient bons, même si certains détails manquent parfois de précision si on compare avec d’autres artistes présents sur cet univers (cela reste évidemment un avis subjectif). Une bonne lecture malgré ces quelques points.

Gritchh

En 1977, comme rappelé dans la première page, la NASA a lancé deux sondes spatiales : Voyageur 1 et Voyageur 2, afin d'explorer les confins de notre système solaire. On y a placé un disque contenant des sons et des images de la Terre, ainsi que 27 chansons, dont "Johnny B. Goode" de Chuck Berry.

[La même année, Moëbius a d'ailleurs publié "L'homme est-il bon ?"]

B-gnet nous emmène (beaucoup) plus tard, suivre une famille humaine qui part en vacances dans son vaisseau spatial. Il y a maintenant une fédération intergalactique, dirigée par un Conseil au sein duquel siègent les différentes espèces.

On ne peut que constater que l'Homme ne s'est pas beaucoup amélioré entre-temps ! La plupart des humains sont équipés d'un Ieye [i-eye] qui leur permet d'être connectés à Internet en permanence et de suivre leur série préférée, "Earthwarz", une version terrestre de la saga de George Lucas, avec des romains, des nazis, des Suisses et même Davy Crockett. Cela ne favorise pas les relations sociales et l'esprit beauf n'est jamais très loin. Si on ajoute à ça leur mauvaise odeur (du point de vue des autres espèces) et leur goût immodéré pour les frites, on comprend que les humains n'ont pas une bonne image de marque. Au point que les membres du Conseil les désignent comme "espèce nuisible", donc à éliminer dès que possible ! Et je ne vous parle pas des Gorgons, une espèce horrible, entre araignée et crabe, qui suit les personnages tout au long du récit.

C'est une BD d'humour et de SF parfaitement dessinée, avec un scénario qui tient toutes ses promesses, riche et foisonnant de références.

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Krompir

Relire après 60 ans...
Madeleine ou déception ?
Ah, la magie opère ! VROOOAAAARR...
Des personnages simples, très années 60 certes, mais avec des émotions à fleur de peau. On adore la case finale, où Michel ne rêve pas de cylindrées, mais de... farniente !
Une intrigue qui se tient (À part la 3e course et le classement final qui est expédiée manu militari)
62 pages de pur bonheur !

ALICECOOPER

Rue de Sèvres nous offrent à nouveau un très bel objet, dans la symétrie de Trois-fois-morte dont j'ai apporté les éléments dans mon commentaire du tome 1.

Je rangeant complètement à l'avis de Jozef, aux antipodes de l'album précédent, la déception est au rendez-vous même si le moment de lecture était satisfaisant. Le rajout des cyclopes, la mention de la Chartreuse, la petite parenthèse d'Hansel et Gretel, le petit mot harrypoterien, le "Trop beaucoup chans" qui m'a rappelé "Full Metal Jacket", étaient les seules surprises de cet album.

Mais il y a également des changements radicaux dans les dessins, se rapprochant d'un décor à la "Charlie et la Chocolaterie" les ogres ne sont plus très présents, l'aventure ne tourne qu'autour du petit chevreau.

Dommage! Cette suite n'en est pas vraiment une car le héros n'est plus le même et ce héros va à la quête de son talent de vendeur. Je pense que le scénario a été un peu bâclé. Mais rien ne manque au talent de notre dessinateur. Mais je regrette amèrement mon achat et aurais préféré gardé ma thune. Toutefois, et en général j'ai souvent cette chance de choisir et de tomber sur des albums que j'aime mais là non, je ne peux pas donner plus (ce n'est pas souvent que je note mal) Bien sans plus.

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castaluego

Quel plaisir de lecture ! Dès les premières pages, on est emporté par l'univers de Salomé Lahoche. C’est à la fois original, audacieux et terriblement hilarant. À travers la vivacité des dialogues, impossible de ne pas ressentir la modernité de l’ouvrage et l’empreinte de sa jeune autrice.
Côté dessin, sa casquette d'illustratrice crève l'écran, offrant un dessin punché, dynamique et d'une redoutable lisibilité. Chaque planche fait mouche.
Une œuvre maîtrisée, un regard ancré dans son époque et un beau talent à suivre de très près.

ALICECOOPER

J'ai acheté et lu cet album dès sa sortie, sans jamais le commenter. D'ailleurs, je ne lui avais pas accordé toute l'attention qu'il méritait. Je viens de le relire, et quel plaisir !

« Après le Kraken, un éléphant... On trouve vraiment tout et n'importe quoi dans le lac à vaisselle ! » (page 61). Avec un titre comme La Cuisine des Ogres, on sous-entend très facilement le mot « enfants », et l'on se doute déjà qu'il va y avoir du monde au menu ! Ajoutez à cela une kyrielle de personnages étranges, mythologiques, anthropomorphes, sympathiques et changeants, et vous obtenez l'ensemble des protagonistes de ce sublime album.

Rien que l'objet en lui-même est magnifique : la lettrine embossée et dorée de la couverture apporte une touche élégante et luxueuse sur le fond bleu. La BD est dense, imprimée sur un papier épais de grande qualité. Soixante-dix-huit planches, ce n'est pas rien ! Le tout monté avec des cahiers cousus d'une excellente facture.

Pour ceux qui ont été traumatisés par les histoires d'ogres dans leur enfance, passez votre chemin. Tout ce qu'un enfant peut imaginer est encore bien en deçà de ce que l'on découvre dès les premières pages : cet album n'est clairement pas à mettre entre toutes les mains. Le détachement naturel des géants vis-à-vis de leur nourriture (dont font partie les enfants) nous plonge immédiatement dans leur monde et nous extrait du nôtre. Il n'y a pas la moindre compassion ! C'est là un véritable coup de maître du scénariste : réussir à faire en sorte que notre héroïne gagne la sympathie de son futur maître. L'histoire tient la route comme rarement, se déroulant comme un sublime opus avec une fin en apothéose (du moins, c'est mon avis).

La grandeur de cet album tient également à la résilience de notre héroïne qui, loin de se contenter d'être poursuivie, réussit à rebondir et à prendre en main sa propre aventure. Lorsque j'ai vu les trois sorcières réunies dans une même case, je n'ai pu m'empêcher de penser à Shakespeare, surtout avec ces fantômes qui viennent tapisser ce magnifique décor — même si l'atmosphère cassandrique n'a rien à voir ici. L'apport d'une touche d'occultisme innocent vient enrichir cet ensemble très cohérent. Outre la sombreté de ces éléments de décor, l'intrigue et les couleurs flamboyantes viennent joliment égayer ce conte merveilleux.

Et le dessin ? Il y a une ligne que je n'arrive pas tout à fait à définir : le trait n'est peut-être pas d'une précision chirurgicale, mais le rendu est carrément sublime. Il me rappelle par moments La Confrérie du Crabe. Le coup de crayon d'Andreae est un chef-d'œuvre à lui seul, à la fois parfait et imparfait, avec ce trait piquant qui installe d'emblée une atmosphère d'angoisse et de danger. J'adore, tout simplement. Les cases sont d'une richesse incroyable et même les bulles participent au rendu visuel. Je ne fais d'ordinaire jamais attention aux bulles, mais là, j'ai été frappé par leur décor lorsque le chat noir, vêtue d'un costume des plus élégants, s'adresse aux ogres. On ne sait pas vraiment qui il est au départ ; je pensais à une sorte de ministre ou de grand chambellan. Mais à la fin, il reprend sa forme naturelle et remonte la montagne, tel un dieu regagnant son trône sur la « Dent du Chat ».

S'évaporant magiquement dans les dernières pages, notre héroïne repart vers de nouveaux horizons : elle appartient désormais à ce monde imaginaire — pour nous offrir, à nous lecteurs gourmands de beauté, de joie, de culture et de plaisir, de nouvelles aventures que j'espère encore plus belles.

Comme le dit si bien ArvoBlack, il y a de délicats clins d'œil à ces sujets sombres qui existent malheureusement depuis Mathusalem. Il y aurait encore tellement à dire...Achetez cet album sans aucune hésitation ! Un grand BRAVO aux auteurs pour ce livre mémorable qui est, sans conteste, un très grand album.

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Simili

Est-il possible de vivre enfermé dans 6 m², isolé de tous sans devenir fou ?

Robert King, Albert Woodfox et Herman Wallace ne sont pas des saints. Ils ont à un moment ou à un autre de leur vie commis des erreurs les ayant conduits à la prison. Toutefois aucun des 3 n'a commis de crimes assez horribles pour justifier les traitements inhumains, dégueulasses (excusez moi) qu'ils ont subit lors de leur passage à Angola, prison d'état de Louisiane. Pire encore c'est de constaté avec quel acharnement l'état de Louisiane a souhaité les maintenir en prison et les laisser pourrir à l'isolement par la direction de la prison et ce dans la plus grande illégalité.

Si je pense qu'effectivement lorsque l'on déconne il est normal d'être puni et que la vie en prison ne peut pas, ne doit pas, être aussi agréable que la vie dehors, à quel moment est il possible de faire subir à ces personnes de tels traitements. Et pire encore valider tout ceci au nom d'un pseudo rachat de leur âme aux yeux de Dieu. Il me semblait que la religion prônait l'amour de son prochain, le pardon et la bienveillance.
A quel moment un détenu privé du moindre contact, enfermé 23h/24 peut cacher le moindre objet justifiant des fouilles anales à l'entrée et la sortie de sa cellule.

Et au fait quel crime a justifié un tel traitement ? Simplement le fait d'être Noirs et d'appartenir aux Black Panthers dans la si blanche Amérique des années 60-70.
Un tel traitement n'est l réservé, me semble t'il, dans notre société, qu'aux terroristes à Guantanamo ou même chez nous avec Salam Abdeslam.
On est donc loin, très très loin, de 3 activistes politiques n'ayant tué personne.
Je ne parle évidement pas des régimes "totalitaires" (Corée du Nord, Russie, Chine) pour qui ce genre de traitement des opposants politiques parait normal.

Vous l'aurez compris cette lecture est révoltante pour quiconque ayant un minimum d'humanité

Je ne regrette pas ma lecture. Même si elle m'a mis en colère.

PS : Albert Woodfox, dernier à être sorti de prison, est décédé le 4 aout 2022, six ans après sa sortie de prison en 2016. Il détient le triste record de prisonnier ayant passé le plus de temps à l'isolement avec 43 ans

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Ian Karl

J'ai pour ma part acheté l'édition collector, qui est très jolie avec un marque page et quelques stickers. C'est un manga de luxe dans la forme, au format plus grand.
Côté inspiration l'auteur ne se cache pas, il parle d'hommage, mais dans le ressenti je ne suis pas certain qu'un auteur moins "bankable" aurait pu se permettre ce genre "d'hommage". Toujours est-il que la curiosité l'a emporté de mon coté : c'est agréable à lire, l'histoire est sympa et le dessin toujours très bien. Je ne poursuivrai pas la série.

Stephdu86

Je rejoins la majorité des avis exprimés. Ce tome est pour moi le moins bon de la série. Intrigues glauques et scénario un peu faible. Kraehn nous avait habitués à mieux... Côté dessin, c'est correct mais la colorisation est criarde et agressive. C'est la première fois que je regrette d'avoir acheté un Tramp !

Arkadi

Vous l’aurez compris : je déteste cet arc narratif ou, et parce que Thorgal a perdu la mémoire, un héros humaniste aux valeurs simples devient un fou sanguinaire. D’ailleurs, on le retrouve enfin durant les premières planches de l’album et il est tout gentil alors que, hors champ depuis plusieurs albums, on le sait assassin, pilleur et destructeur. Cela n’a aucun sens. Je n’arrête pas de le dire.

Sauf que,

Van Hamme nous refait le coup du scénario spatiaux temporel et il maitrise grave son sujet le daron. Sauf que Van Hamme, une nouvelle fois, privilégie Jolan (le fils) en personnage principal et Jolan est bougrement intéressant en personnage principal.

Et c’est la régalade. Voila un scénario truffé de trouvaille qui est une foire à la surprise durant la lecture. Voila un scénario à tiroir qui se joue de la temporalité avec une logique à toute épreuve. Et Voilà, comme toujours, un dessin aussi sublime que d’habitude. D’ailleurs Rosinski change un peu dans son trait. Les corps et les visages prennent plus de place dans les cases. Et ce n’est pas fait pour me déplaire. Les couleurs et les décors sont comme toujours magnifiques

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