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Abidjan

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Abidjan
Blason de Abidjan
Héraldique
Abidjan
Abidjan en janvier 2025 : Le Plateau ; au loin Treichville et le port d'Abidjan.
Administration
Pays Drapeau de la CĂŽte d'Ivoire CĂŽte d'Ivoire
District District autonome d'Abidjan
Démographie
Gentilé Abidjanais, Abidjanaise
Population 6 321 017 hab. (2021[1])
Densité 2 983 hab./km2
Géographie
CoordonnĂ©es 5° 20â€Č 11″ nord, 4° 01â€Č 36″ ouest
Altitude Min. 10 m
Max. 10 m
Superficie 211 900 ha = 2 119 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : CÎte d'Ivoire
Voir sur la carte topographique de CĂŽte d'Ivoire
Abidjan
Géolocalisation sur la carte : CÎte d'Ivoire
Voir sur la carte administrative de CĂŽte d'Ivoire
Abidjan
Liens
Site web www.abidjan.district.ci

Abidjan Écouterⓘ est la ville la plus peuplĂ©e de la CĂŽte d'Ivoire[2]. Elle fut la capitale administrative et politique du pays jusqu'en 1983, date du transfert de jure de la capitale Ă  Yamoussoukro[n 1]. Depuis 2011, elle est devenue un « district autonome » de 2 119 km2, regroupant les dix communes de l'ancienne ville d'Abidjan (422 km2) et quatre sous-prĂ©fectures pĂ©riphĂ©riques, autrefois rurales, aujourd'hui rattrapĂ©es par l'Ă©talement urbain.

Capitale économique du pays[3], la ville compte, selon le recensement de 2021, 5 616 633 habitants dans son noyau urbain historique et 6 321 017 habitants à l'échelle du district autonome. Cela représente 21,5 % de la population nationale et environ 60 % du produit intérieur brut (PIB) ivoirien[4].

Abidjan est non seulement la ville la plus peuplée de l'Afrique de l'Ouest francophone[n 2], mais aussi la deuxiÚme ville et la troisiÚme agglomération de la francophonie mondiale[n 3]. En Afrique de l'Ouest, seule Lagos (Nigeria) la dépasse en nombre d'habitants.

Considérée comme le carrefour culturel ouest-africain, Abidjan connaßt une forte croissance caractérisée par une forte industrialisation et une urbanisation galopante. Malgré la perte de son statut officiel de capitale de la CÎte d'Ivoire, elle reste de facto le siÚge de la plupart des institutions administratives et politiques nationales du pays et continue de jouer le premier rÎle dans la vie politique ivoirienne.

Géographie

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Situation d'Abidjan.

L'agglomĂ©ration d'Abidjan est situĂ©e dans le sud de la CĂŽte d'Ivoire, au bord du golfe de GuinĂ©e, et traversĂ©e par la lagune ÉbriĂ©.

Elle reprĂ©sente, Ă  vol d'oiseau, une Ă©tendue d'une douzaine de kilomĂštres du nord au sud et d'une dizaine d'est en ouest. Cette superficie contient encore des Ăźlots, de plus en plus rares, oĂč rĂšgne une vĂ©gĂ©tation fournie. L'ancienne ville d'Abidjan (supprimĂ©e en 2001) s'Ă©tendait sur 422 km2 alors que le nouveau district autonome d'Abidjan créé en 2001 s'Ă©tend sur 2 119 km2.

Abidjan est soumise à un climat tropical de savane (Köppen : Aw[5], Trewartha : Awha[6]). La ville jouit d'un climat de type sous-équatorial, chaud et humide, qui comporte une grande saison des pluies (mai-juin-juillet) et une petite saison des pluies (septembre-novembre) encadrées par deux saisons sÚches. La grande saison sÚche commence à partir de décembre et se termine fin mars.

Les précipitations sont abondantes : plus de 1 500 mm d'eau par an. En saison des pluies, il peut pleuvoir sans cesse pendant plusieurs jours à la suite ou alors pleuvoir intensément pendant une heure, avant un trÚs fort ensoleillement.

La température est presque toujours aux environs de 27 °C et le degré d'hygrométrie annuel moyen est supérieur à 80 %.

RelevĂ© mĂ©tĂ©orologique d'Abidjan (normales : 1951-2020, extrĂȘmes : 1936-1970) - altitude : 5 m - 5° 15â€Č N, 3° 56â€Č O
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur 35 35,7 34,9 35 34,9 36,2 34 32 32,1 32,8 35 33,7 36,2
Maximale moyenne 31,9 32,4 32,4 32,3 31,5 29,6 28,6 28,1 28,8 30,3 31,5 31,3 30,7
Minimale moyenne 23,5 24,6 24,9 24,9 24,6 23,7 22,9 22,1 22,3 23,6 24,4 23,8 23,8
Record de froid 14,7 16 19 15,9 18,5 18,6 17,1 17,2 15,2 17,5 19,5 16,5 14,7
Précipitations
Hauteur (mm) 24,6 41,3 88,3 161,3 268,3 441,1 134,5 26,1 57,5 204,1 169,8 74,6 1 691,5
≄ 1 mm (jours) 1,9 3,2 6,6 8,5 13,2 16 7,8 4,2 5,9 11,4 12,5 5,6 96,8
Humidité relative (%) 84 86 83 82 84 86 85 86 89 87 83 83 85
Point de rosĂ©e (ÂșC) 23,8 24,4 24,5 24,5 24 23,1 22,2 22,2 22,7 23,2 23,7 23,8 23,5
Ensoleillement
Heures 208,8 200,9 221,3 219,7 191,8 129,8 147,4 121,9 134 194,3 233,6 217,3 2 220,8
Pourcent ensoleillements (%) 57 60 59 60 50 35 38 32 37 52 66 61 51
Vent et pression
Température de mer 27 27 28 28 28 27 26 24 25 25 27 27 27
31,9
23,5
24,6
120 mm
240 mm
360 mm
jan.
32,4
24,6
41,3
fév.
32,4
24,9
88,3
mars
32,3
24,9
161,3
avril
31,5
24,6
268,3
mai
29,6
23,7
441,1
juin
28,6
22,9
134,5
jui.
28,1
22,1
26,1
août
28,8
22,3
57,5
sep.
30,3
23,6
204,1
oct.
31,5
24,4
169,8
nov.
31,3
23,8
74,6
déc.
Moyennes : ■ max ■ min °C ■ PrĂ©cipitations mm

Découpage territorial

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Abidjan dans la Région des Lagunes.

Depuis l’indĂ©pendance, Abidjan est dĂ©coupĂ©e en districts, arrondissements et dĂ©lĂ©gations, et en autant de circonscriptions d’ordre policier, administratif et politique. Les arrondissements correspondent Ă  de vastes ensembles, tels que Le Plateau, Treichville, ou AdjamĂ©, et leur nombre serait passĂ© de huit en 1967 Ă  douze en 1978[10].

Ces arrondissements sont Ă  la base de la dĂ©limitation des pĂ©rimĂštres des dix communes autonomes qui deviennent, en 1978, les unitĂ©s administratives pour l’organisation de la gestion de la ville : Abobo, AdjamĂ©, AttĂ©coubĂ©, Cocody, Koumassi, Le Plateau, Marcory, Port-BouĂ«t, Treichville et Yopougon (auxquelles s’ajoute en 1996 la commune d’Anyama)[10].

Abidjan est gérée depuis 2001 par un « district autonome » de 2 119 km2 qui regroupe les dix communes de l'ancienne Ville d'Abidjan (422 km2, abolie en 2001) et quatre sous-préfectures périphériques jadis rurales, aujourd'hui gagnées par l'étalement urbain abidjanais.

Les villes principales proches d'Abidjan et situées hors du district autonome sont : Jacqueville, Grand-Lahou et Dabou à l'ouest, Sikensi, Tiassalé, Agboville, Adzopé et Alépé au nord, Grand-Bassam à l'est.

Plan simplifié d'Abidjan.

Il existe des commissariats rattachés à 35 arrondissements : le 1er au Plateau, le 2e à Treichville, les 3e, 7e, 11e et 27e à Adjamé, les 4e et 9e à Marcory, les 6e et 20e à Koumassi, les 8e, 12e et 22e à Cocody, le 10e à Attécoubé, les 13e, 15e, 21e et 34e à Abobo, les 16e, 17e et 19e à Yopougon[11].

Abidjan est traditionnellement divisĂ©e en deux parties (« Abidjan nord » et « Abidjan sud ») de part et d'autre de la lagune ÉbriĂ©. À cette division traditionnelle s'ajoutent aujourd'hui[Quand ?] les quatre sous-prĂ©fectures pĂ©riphĂ©riques du district autonome d'Abidjan[12].

En 1993, seulement, l’Agence d’amĂ©nagement urbain de la ville d’Abidjan se prĂ©occupe de concevoir une cartographie et des nominations officielles des quartiers[10].

Abidjan nord

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Abidjan nord est la partie continentale d'Abidjan, situĂ©e au nord de la lagune ÉbriĂ© (d'oĂč son nom).

Quelques tours du Plateau.
Le Plateau et la lagune ÉbriĂ©, la nuit, vus depuis la Tour Pyramide.
  • Abobo : deuxiĂšme commune d'Abidjan par sa population, commune essentiellement constituĂ©e d'habitats populaires, elle joue depuis longtemps le rĂŽle de refuge pour les migrants disposant de faibles moyens financiers. Cette commune s'est spontanĂ©ment dĂ©veloppĂ©e autour de la gare.
  • Adjamé : bien que petite par sa superficie, cette commune est importante pour l'Ă©conomie ivoirienne, avec le nombre d'activitĂ©s commerciales qui s'y dĂ©roulent. AdjamĂ© connaĂźt de graves problĂšmes d'insalubritĂ©. Le village ÉbriĂ© existait avant la ville d'Abidjan. Son marchĂ© rassemble une diversitĂ© de boutiques et sa gare routiĂšre est le carrefour principal des lignes de bus et d'autocars qui irriguent tout le pays ainsi que les pays voisins. Williamsville en est un quartier.
  • Yopougon : c'est la commune la plus Ă©tendue et la plus peuplĂ©e d'Abidjan. Commune populaire, elle abrite des zones industrielles et rĂ©sidentielles. La station de recherche de l'ORSTOM, la centrale Ă©lectrique d'Azito, l'Institut Pasteur ainsi qu'un CHU y sont installĂ©s. Cette commune accueillera[Quand ?] Ă©galement l'extension du port d'Abidjan. L'Ăźle Boulay s'y trouve.
  • Le Plateau : c'est le centre des affaires dont les grands immeubles donnent un aspect moderne Ă  Abidjan. Bien que la capitale administrative de la CĂŽte d’Ivoire ait Ă©tĂ© officiellement transfĂ©rĂ©e Ă  Yamoussoukro en 1983, les institutions de la rĂ©publique telles que la prĂ©sidence et l'AssemblĂ©e nationale sont encore au Plateau. Il est de ce fait le centre administratif, commercial et financier de la CĂŽte d'Ivoire.
  • AttĂ©coubé : sise des deux cĂŽtĂ©s d'une baie de la lagune, c'est dans le territoire de cette commune que se trouve la forĂȘt du Banco (classĂ© comme parc national). Lokodjro en est un village.
  • Cocody : rĂ©putĂ©e pour ses quartiers rĂ©sidentiels (Deux-Plateaux, Riviera, AngrĂ©, Palmeraie), Cocody contient aussi l'universitĂ© FĂ©lix-HouphouĂ«t-Boigny ainsi que plusieurs universitĂ©s privĂ©es, hautes Ă©coles et le siĂšge de nombreuses entreprises. C'est dans cette commune que se trouvent la maison de la tĂ©lĂ©vision (RTI) et le zoo d'Abidjan. Le prĂ©sident de la RĂ©publique rĂ©side dans cette commune. Cocody est aussi la commune oĂč se trouvent la grande majoritĂ© des ambassades ainsi que plusieurs centres culturels (Institut Goethe) et hĂŽtels de prestige (hĂŽtel Ivoire, Belle-CĂŽte notamment). Cocody comprend six villages Ă©briĂ©s (Cocody village, Blokosso, Anono, M'Pouto, AkouĂ©do et M'Badon).

Blokosso et Lokodjro sont des villages inclus dans la ville et qui y maintiennent une identité culturelle en milieu urbain.

Abidjan sud

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Vue de Marcory en janvier 2025 depuis la tour F en construction. En arriĂšre-plan, le dĂŽme du Parc des expositions d’Abidjan et l'ocĂ©an Atlantique.
La plage de Vridi.

Abidjan sud est la partie situĂ©e sur la bande lagunaire d'Abidjan, au sud de la lagune ÉbriĂ©.

  • Koumassi : quartier populaire, il possĂšde une importante zone industrielle.
  • Marcory : cette commune est essentiellement une zone rĂ©sidentielle, mais avec Ă©galement de nombreux commerces et un grand marchĂ©. Elle regroupe la plupart des grands supermarchĂ©s d'Abidjan : Cap Sud, Prima et le centre commercial Carrefour. BiĂ©try et Zone 4 sont des zones rĂ©sidentielles de luxe oĂč de nombreux Ă©trangers rĂ©sident, surtout les expatriĂ©s occidentaux et une forte communautĂ© française.
  • Port-BouĂ«t : quartier populaire en bord de mer, on y retrouve la raffinerie (SociĂ©tĂ© ivoirienne de raffinage, SIR), l'aĂ©roport international FĂ©lix-HouphouĂ«t-Boigny, l'abattoir d'Abidjan et la zone industrielle de Vridi, voisine du port. Y est Ă©galement installĂ© un office de l'IRD, le centre de Petit-Bassam[13]. Son cĂ©lĂšbre phare balaie le golfe de GuinĂ©e sur plusieurs milles marins. Vridi est le quartier des plages trĂšs frĂ©quentĂ© chaque week-end, bien que l'ocĂ©an y soit trĂšs agressif, en raison du phĂ©nomĂšne de la « barre ». À partir de 1950, Vridi est devenue une importante zone d'emplois d'Abidjan en raison de la multiplication d'usines et d'entrepĂŽts.
  • Treichville : elle abrite le port autonome d'Abidjan ainsi que de nombreux commerces et entrepĂŽts. La zone portuaire est aussi un parc industriel. On y trouve Ă©galement la piscine d'État de Treichville (PET), le palais omnisports de Treichville, le palais de la Culture, la rue 12 (cĂ©lĂšbre rue commerçante), l'hippodrome d'Abidjan, et une importante gare ferroviaire.

Population des communes d'Abidjan

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Répartition de la population
Nom 2021[14] 2014[15]
Abobo 1 340 083 1 030 658
Adjamé 340 892 372 978
Attécoubé 313 135 260 911
Cocody 692 583 447 055
Koumassi 412 282 433 139
Marcory 214 061 249 858
Le Plateau 7 186 7 488
Port-Bouët 618 795 419 033
Treichville 106 552 102 580
Yopougon 1 571 065 1 071 543

Sous-préfectures

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Abidjan a connu en un demi-siĂšcle une croissance et un dĂ©veloppement impressionnants qui se confondent avec l’histoire de l’expansion de la CĂŽte d'Ivoire. Les peuples autochtones du district sont les peuples Atchan (ÉbriĂ©) et AttiĂ©s. Les premiers occupants des berges de la lagune, qui ont formĂ© la future Abidjan, sont difficilement identifiables. Les archĂ©ologues datent les plus anciens vestiges d’habitations de 10 000 Ă  15 000 ans avant JĂ©sus-Christ. Ensuite, la tradition orale des ethnies renseigne sur l’histoire des Abidjanais.

Les premiers peuples connus Ă  s’ĂȘtre installĂ©s autour de la lagune sont les Tchassas et les BlĂ©kĂ©gonins.

Selon la tradition orale des ÉbriĂ©s rapportĂ©e dans le Dictionnaire encyclopĂ©dique de la CĂŽte d’Ivoire[16], le nom d'Abidjan, « Abijean »[n 4] Ă  l'Ă©poque, serait nĂ© d'un quiproquo. La lĂ©gende rapporte qu'un vieil homme revenant de son champ, les bras chargĂ©s de branchages probablement destinĂ©s Ă  la rĂ©fection du toit de sa case, rencontra sur son chemin un explorateur europĂ©en en perdition qui lui demanda le nom du village le plus proche. Le vieil homme, ne parlant pas la langue de l’homme blanc, crut comprendre que celui-ci demandait ce qu’il faisait en ces lieux. TerrorisĂ© par cette rencontre inattendue, il s’enfuit en criant : « min tchan m’bidjan », ce qui signifie en langue Ă©brié : « je reviens de couper des feuilles ». L’homme blanc crut avoir eu la rĂ©ponse Ă  sa question et retint Abidjan.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Bidjan est composĂ© de sept villages plus un alliĂ© Djepo : Bidjan Cocoly (actuel Cocody), Lokodjro, AdjamĂ©, Agban, AttĂ©coubĂ© ou Bidjan tĂ©, Anoumanbo (actuellement dans la commune de Marcory) et Bidjan SantĂš. Le mot Bidjan tire son origine du fait que ce peuple installĂ© dans une zone verdoyante pratiquait la cueillette des plantes qu'on appelle « m'bi ». Les Djemien se sont dĂ©placĂ©s successivement de l'actuel zoo d'Abidjan, aux rives de l'actuelle commune du Plateau (les villages Goblo Kaka et Dougbeyoh) enfin pour s'Ă©tablir dĂ©finitivement au cƓur de l'actuelle commune d'AdjamĂ© jusqu'Ă  ce jour[Quand ?]. Cocody a fait le dĂ©placement Ă  partir de l'emplacement actuel du stade FĂ©lix-HouphouĂ«t-Boigny.

Époque coloniale

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Piroguiers abidjanais.

Abidjan est Ă  l’origine un petit village de pĂȘcheurs oĂč vit le peuple Atchan[n 5].

En 1896, à la suite d'une série d'épidémies de fiÚvre jaune meurtriÚres, les colons français qui étaient installés à Bassam décidÚrent de partir vers un endroit plus salubre à Abidjan Santé (« un village à l'écart d'Adjamé »). Leur déménagement fut suivi par celui du gouvernement colonial qui établit en 1899, à cet endroit, sous l'impulsion de l'ingénieur Houdaille dont la mission premiÚre était d'étudier le tracé pour un chemin de fer Océan-Niger, le comptoir de Bingerville, capitale de la colonie française de 1900 à 1934 du nom du premier gouverneur officiel de la colonie, Louis-Gustave Binger[17].

La future Abidjan toute proche, également située sur le bord de la lagune n'doupé (« la lagune à l'eau chaude », future « lagune ébrié »), offrait plus d'espace et de plus grandes possibilités d'expansion commerciale. Le wharf de Petit Bassam (l'actuel Port-Bouët), au sud de l'agglomération, fit rapidement concurrence au wharf de Grand-Bassam, jusqu'alors le principal accÚs économique de la colonie.

À partir de 1903, alors que Bingerville n'est pas encore achevĂ©e, Abidjan devient le principal pĂŽle Ă©conomique de la colonie de CĂŽte d'Ivoire et un relais privilĂ©giĂ© pour la diffusion des produits europĂ©ens vers l'arriĂšre-pays, notamment grĂące Ă  une communautĂ© libanaise de plus en plus importante[18].

En 1931, Le Plateau et ce qui deviendra Treichville sont reliés approximativement à la place du pont Félix-Houphouët-Boigny par un pont flottant. Cette année-là, un premier adressage des rues d'Abidjan est mis en place. Il sera (provisoirement) définitif en 1964, sous l'impulsion du maire Konan Kanga, puis (mal) complété à l'américaine en 1993.

Choisie comme capitale

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Abidjan devient la troisiĂšme capitale de la CĂŽte d’Ivoire, aprĂšs Grand-Bassam et Bingerville, par un dĂ©cret du . Plusieurs villages atchan sont alors dĂ©sertĂ©s. Il en reste notamment AdjamĂ©, (« la rencontre » ou « le centre » en Atchan), situĂ© au nord du Plateau et oĂč se trouve encore le chef de la communautĂ© Atchan[n 6].

Au sud du quartier du Plateau, actuel quartier central de l'agglomĂ©ration abidjanaise, le village de Dugbeyo est dĂ©placĂ© de l'autre cĂŽtĂ© de la lagune, Ă  Anoumabo, « la forĂȘt des roussettes », qui deviendra le quartier de Treichville (devenu Commikro, la « ville des commis »). Ce quartier est ainsi rebaptisĂ© en 1934 en l'honneur de Marcel Treich-LaplĂšne (1860-1890), le premier explorateur de la CĂŽte d’Ivoire et son premier administrateur colonial, considĂ©rĂ© comme son fondateur. À la place de Dugbeyo, se trouvent l'actuelle avenue Treich-LaplĂšne, la gare des autobus et des bateaux-bus lagunaires du Plateau, et l'avenue Charles de Gaulle (communĂ©ment appelĂ©e rue du Commerce)[rĂ©f. nĂ©cessaire].

La ville est aménagée selon le schéma habituel aux villes coloniales sur la base d'un plan d'urbanisme plutÎt utopiste. Le Plateau («m'brato» en langue Atchan) est habité par les colons. Au nord, on retrouve la ville habitée par les colonisés. Les deux zones sont séparées par la caserne militaire Gallieni, à la place de l'actuel palais de justice.

PrÚs du port et le long d'un terrain de pétanque naßt le boulevard de Marseille. La légende raconte que, derriÚre les premiÚres huileries de Blohorn, à Cocody, des colons facétieux qui avaient « emprunté » une plaque d'une célÚbre rue marseillaise, ont rebaptisé rue de la CanebiÚre une piste de sable. Un hippodrome est construit dans le sud de la ville qui ne cesse de s'agrandir.

Au Plateau, dans les annĂ©es 1940, l'hĂŽtel Bardon s'agrandit et devient l'hĂŽtel du Parc, le premier hĂŽtel climatisĂ© d'Afrique francophone oĂč travailleront le premier barman et le premier maĂźtre d'hĂŽtel africains.

Dans les années 1940 et 1950, à l'instar du Caire, de Tanger ou d'Istanbul, Abidjan participe à l'imaginaire populaire des nids d'espions et des gentlemen-voyous en eaux troubles.

En 1951, les autoritĂ©s coloniales dĂ©cident de faire construire le canal de Vridi pour que les navires Ă  fort tirant d’eau puissent venir accoster aux quais de Treichville et y amĂ©nagent un des rares ports africains en eaux profondes. ConsĂ©quence Ă©cologique de cet amĂ©nagement : l'eau chaude de la lagune n'doupĂ© connaĂźtra une chute de tempĂ©rature. Abidjan, que l'on appelle alors la « Perle des lagunes », entre dans une pĂ©riode faste qui durera jusque dans les annĂ©es 1980.

AprÚs l'indépendance

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AprĂšs l’indĂ©pendance, en 1960, l’ancienne ville des colons devient le centre administratif et des affaires, siĂšge de la prĂ©sidence. L'axe au sud de Treichville, en direction de l'aĂ©roport international et des plages, devient le quartier des EuropĂ©ens et de la classe moyenne abidjanaise. C'est lĂ  qu'en novembre 2004, se concentreront les Ă©meutes antifrançaises et les pillages. Le quartier de Cocody, rendu cĂ©lĂšbre par un gentleman incarnĂ© au cinĂ©ma par Jean Marais, et qui, dans le schĂ©ma urbanistique colonial, devait ĂȘtre un vaste quartier indigĂšne, devient un quartier chic oĂč se trouvent notamment la rĂ©sidence prĂ©sidentielle, la rĂ©sidence de l'ambassadeur de France, l'hĂŽtel Ivoire qui, pendant trĂšs longtemps, sera le seul d'Afrique Ă  disposer d'une patinoire, et, depuis 2006, la plus grande ambassade amĂ©ricaine d'Afrique. De vastes zones populaires se sont dĂ©veloppĂ©es entre ces pĂŽles, prolongĂ©es par des zones d'habitats prĂ©caires et de misĂšre nourries par l'exode rural et l'immigration sous-rĂ©gionale[rĂ©f. nĂ©cessaire].

En 1983, le village de Yamoussoukro, situĂ© au centre du pays, devient la nouvelle capitale administrative et politique de la CĂŽte d’Ivoire[19],[20] sous l'impulsion du prĂ©sident FĂ©lix HouphouĂ«t-Boigny qui en Ă©tait originaire[n 7]. Celui-ci rĂȘvait de transformer son village natal en un Brasilia des savanes africaines[21]. La nouvelle capitale, un important nƓud routier plus qu'un pĂŽle commercial actif, n'a cependant jamais portĂ© ombrage Ă  Abidjan sur le plan industriel, commercial et Ă©conomique[n 8].

Depuis 1999, Abidjan est pénalisée par le désastre politique et économique ivoirien[n 9].

Depuis les années 1980, malgré des améliorations indéniables, on[Qui ?] assiste, à cause de la négligence des fonctionnaires responsables et de la corruption, à une dégradation générale de la ville d'Abidjan et à une aggravation de sa pollution. En 2006, les intoxications massives des populations par des produits polluants déversés dans les décharges publiques en sont une illustration et un drame inévitable[22] (affaire du Probo Koala). Impliqué dans cette affaire, l'ex-gouverneur Pierre Djédji Amondji, haute figure du parti de l'ancien président ivoirien d'alors Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien, est protégé par ce dernier qui lui fera ainsi éviter d'éventuelles poursuites judiciaires[23].

En 2004, lors d'émeutes contre la destruction par l'armée française de la flotte aérienne ivoirienne, les soldats français ouvrent le feu sur la foule, tuant des dizaines de personnes[24].

La tour F en construction en mai 2024 dans le quartier du Plateau.

Depuis le retour de la paix en 2011 aprĂšs la crise ivoirienne de 2010-2011, Abidjan a connu une forte croissance Ă©conomique et dĂ©mographique. La population d'Abidjan est passĂ©e de 4,7 millions Ă  6,3 millions d'habitants entre 2014 et 2021, soit une hausse de prĂšs de 4 % par an, plus fort taux de croissance de la population depuis les annĂ©es 1980. Les annĂ©es 2010 et 2020 ont aussi Ă©tĂ© marquĂ©es par le lancement de multiples grands chantiers urbains, tels que la construction de trois nouveaux ponts autoroutiers sur la lagune ÉbriĂ© (le Pont Henri-Konan-BĂ©diĂ© inaugurĂ© en 2014, le Pont Alassane Ouattara inaugurĂ© en 2023 et le 4e pont d'Abidjan, reliant Yopougon Ă  AdjamĂ©, inaugurĂ© en 2024), l'expansion et modernisation du port d'Abidjan, l'Ă©largissement du canal de Vridi (achevĂ© en 2019) et la construction du Parc des expositions (inaugurĂ© en 2023). Mais aussi le stade Alassane-Ouattara (construit pour la Coupe d'Afrique des nations de football 2023), la construction de la tour F (prĂ©sentĂ©e comme le plus haut gratte-ciel d'Afrique par les autoritĂ©s), le contournement autoroutier d'Abidjan (Y4) et la modernisation et l'expansion de l'aĂ©roport international FĂ©lix-HouphouĂ«t-Boigny. La ligne 1 du mĂ©tro d'Abidjan est nĂ©anmoins toujours attendue aprĂšs que les travaux ont pris du retard malgrĂ© l'inauguration prĂ©vue en 2022[25].

Abidjan accueille les cérémonies d'ouverture et de clÎture ainsi que la finale de la Coupe d'Afrique des nations de football en janvier et [26].

En 2025, certaines voies publiques dont les noms Ă©voquaient la pĂ©riode coloniale ont Ă©tĂ© rebaptisĂ©es avec des noms de personnages historiques ivoiriens. À cette occasion, de nombreuses voies jusqu'alors dĂ©pourvues d'appellation ont Ă©tĂ© nommĂ©es, dans le but de faciliter les dĂ©placements dans la ville[27].

Administration

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Développement historique

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Au début du XXe siÚcle, Abidjan était gérée par un « administrateur des colonies », l'« administrateur du cercle des lagunes »[n 10], assisté de notables désignés.

Abidjan est érigée en commune en 1956 et désormais dirigée par un maire. Son premier conseil municipal fut élu le et le premier maire, dans le contexte de la loi-cadre de 1956, fut Félix Houphouët-Boigny.

En 1980, la commune d'Abidjan est transformée en une collectivité territoriale appelée « Ville d'Abidjan » composée de dix communes, chacune dotée d'un conseil municipal[28]. Emmanuel Dioulo est élu maire d'Abidjan le .

En 2001, la Ville d'Abidjan (422 km2) est fusionnĂ©e avec les quatre sous-prĂ©fectures pĂ©riphĂ©riques du dĂ©partement d'Abidjan pour devenir le District autonome d'Abidjan (2 119 km2)[29], une collectivitĂ© territoriale dĂ©centralisĂ©e. Le gouverneur Ă  sa tĂȘte est nommĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique. Le premier gouverneur du district autonome d'Abidjan, nommĂ© en par le prĂ©sident Laurent Gbagbo, est Pierre DjĂ©dji Amondji.

Liste des maires successifs d'Abidjan
Dates du mandatIdentitéPartiQualitéStatut
1956 - 1960FĂ©lix HouphouĂ«t-BoignyPDCI-RDAHomme politiqueÉlu
1960 (15 jours)Jean PorquetPDCI-RDAIndustrielÉlu
1960 - 1980Antoine Konan KangaPDCI-RDAHomme politiqueÉlu, puis nommĂ©
1980 - 1985Emmanuel DiouloPDCI-RDAHomme politiqueÉlu
1985 - 2001Ernest N'Koumo MobioPDCI-RDAHomme politiqueÉlu
Liste des gouverneurs successifs du district autonome d'Abidjan
Dates du mandatIdentitéPartiQualitéStatut
2002 - 2011Pierre Djédji AmondjiFPIHomme politiqueNommé
2011 - 2023Robert Beugré MambéRHDPIngénieurNommé
2023 - en cours Ibrahim Bacongo Cissé[30] RHDP Homme politique Nommé

Organisation actuelle

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Les dix communes de l'ancienne Ville d'Abidjan, sans les quatre sous-préfectures périphériques du district autonome.

Depuis 2001, la ville n'est plus dirigĂ©e par une mairie centrale, mais par le gouverneur du district, nommĂ© par le chef de l'État[31]. Le gouverneur du district est actuellement Ibrahim Bacongo CissĂ©[32].

Abidjan est en effet un district autonome sur le plan décisionnel et financier qui englobe, en plus des dix communes de l'ancienne Ville d'Abidjan (abolie en 2001), les quatre sous-préfectures d'Anyama, Songon, Brofodoumé et Bingerville.

Administrativement, Abidjan est un district autonome, n’appartenant Ă  aucun autre district, et non divisĂ© en rĂ©gions ou dĂ©partements (mais son territoire est identique Ă  celui du dĂ©partement d'Abidjan).

À cĂŽtĂ© du gouverneur se trouve un conseil du district, qui est l'organe dĂ©libĂ©rant du district autonome d'Abidjan. Le conseil du district autonome d'Abidjan est composĂ© pour un tiers de personnes reprĂ©sentatives des activitĂ©s Ă©conomiques, sociales, culturelles et scientifiques du district autonome d’Abidjan, de reprĂ©sentants d’associations de dĂ©veloppement ainsi que de personnalitĂ©s du district reconnues pour leur compĂ©tence nommĂ©s par dĂ©cret pris en conseil des ministres, et pour deux tiers de membres dĂ©signĂ©s au sein des conseils municipaux des communes qui composent le district autonome d’Abidjan.

Chacune des dix communes de l'ancienne ville d'Abidjan au centre du district, ainsi que les communes situées dans les quatre sous-préfectures périphériques, possÚde son propre conseil municipal dirigé par un maire. Les derniÚres élections municipales[33] ont été organisées en .

Vincent Toh Bi IriĂ© est prĂ©fet du dĂ©partement d'Abidjan du Ă  . À l'issue de la fin des mandats des maires des communes du Plateau, Port-BouĂ«t au , ce dernier assure une dĂ©lĂ©gation spĂ©ciale, le temps d'installer les nouveaux conseils municipaux.

Nom Maire Parti politique
Abobo Abidjan nord Kandia Camara RHDP
Adjamé Abidjan nord Soumahoro Farikou RHDP
Attécoubé Abidjan nord Claude Paulin Danho PDCI-RDA
Cocody Abidjan nord Jean-Marc Yacé PDCI-RDA
Le Plateau Abidjan nord Jacques Ehouo PDCI-RDA
Yopougon Abidjan nord Gilbert Koné Kafana RHDP
Treichville Abidjan sud François Amichia PDCI-RDA
Koumassi Abidjan sud Ibrahim Bacongo Cissé RHDP
Marcory Abidjan sud Aby Raoul PDCI-RDA
Port-Bouët Abidjan sud Sylvestre Emmou PDCI-RDA
Anyama Commune chef-lieu de la sous-préfecture d'Anyama Amidou Sylla RHDP
Songon Commune chef-lieu de la sous-prĂ©fecture de Songon Éric Nkoumo Mobio PDCI-RDA
Bingerville Commune chef-lieu de la sous-préfecture de Bingerville Issouf Doumbia RHDP

Villages et autorités traditionnelles

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Abidjan compte :

  • 27 villages Ă©briĂ©, dont AkouĂ©do, Blokosso, Anono, M’pouto, M'Badon, AdjamĂ©, AttĂ©coubĂ©, Agban, Niangon Lokoa, Azito, Abobo BaoulĂ©, Abia Koumassi, Cocody‑village, Anoumabo, AbobotĂ©, Yopougon KoutĂ©, AnonkouakoutĂ©, Yopougon SantĂ©, AbobodoumĂ©, Abia Abeti et Ancien Koumassi ;
  • 4 villages attié : Yopougon Andokoi, Abobo AkĂ©ikoi, DjrogobitĂ© et Abobo Agnissankoi.

Ces villages sont aujourd'hui totalement insérés dans le tissu urbain, aussi bien géographiquement que culturellement. Toutefois, les institutions de ces villages ont subsisté, et celles-ci mettent en avant, et souvent mettent en scÚne, l'autochtonie de leurs habitants par rapport à celle des autres Abidjanais[34]. Cette ressource symbolique est réactualisée par la réaffirmation de l'identité villageoise à travers des productions idéologiques centrées sur les traditions, le passé et les anciennes terres villageoises[34].

Sur le plan Ă©conomique, cette identitĂ© autochtone permet de revendiquer des avantages Ă©conomiques, comme des emplois salariĂ©s pour les jeunes originaires des villages dans des entreprises installĂ©es sur les terres villageoises ou encore le prĂ©lĂšvement de taxes sur certains commerces installĂ©s dans le village[34]. En retour, les jeunes ne peuvent profiter de ces privilĂšges qu'en se conformant Ă  l’ordre social villageois, Ă  savoir l’appartenance aux classes d’ñge et la soumission aux hiĂ©rarchies sociales internes au village[34].

Les ÉbriĂ©s utilisent Ă©galement cette autochtonie pour ĂȘtre plus visibles sur la scĂšne politique abidjanaise, et ils rĂ©ussissent Ă  faire Ă©lire l'un des leurs, Emmanuel Dioulo, au poste de maire central de la ville d’Abidjan en 1980, Ă  la faveur de l’ouverture « dĂ©mocratique » autorisĂ©e par l’ancien parti unique, le PDCI‑RDA, avec la loi-cadre de 1978[34]. La mĂȘme annĂ©e, les ÉbriĂ©s, qui ne reprĂ©sentaient pourtant que 2,5 % de la population abidjanaise, ont vu leurs cadres originaires remporter six des dix municipalitĂ©s de la ville[34].

Institutions nationales

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Le siÚge de l'Assemblée nationale.

La plupart des institutions ivoiriennes se situent Ă  Abidjan (jusqu'Ă  la fin du transfert de la capitale ivoirienne vers Yamoussoukro) : la prĂ©sidence au Plateau[35], la Primature (gouvernement)[36], le Parlement, le Conseil constitutionnel, la Cour suprĂȘme (Cour de cassation, Conseil d'État et la Cour des comptes), la Grande Chancellerie de l'ordre national, le Conseil Ă©conomique et social. Toutefois, l'ancien prĂ©sident, Laurent Gbagbo, Ă©lu en 2000, avait dĂ©cidĂ© de rendre effectif le projet de faire de Yamoussoukro la capitale politique de la CĂŽte d'Ivoire, malgrĂ© les Ă©vĂ©nements qui, depuis 2002, paralysaient le pays[37],[38]. À l'Ă©poque, cette dĂ©cision a fait l'objet d'un consensus de la part des responsables politiques du pays et n'a jamais Ă©tĂ© remise en cause depuis.

Nombreux sont les ministÚres installés au Plateau[39], à la cité administrative d'Abidjan, au boulevard Carde ou au boulevard Angoulvant (non loin de la cathédrale Saint-Paul d'Abidjan), ou ailleurs dans les grands buildings de la commune.

Emplacement des ministÚres à Abidjan (liste non exhaustive) :

  • communication : citĂ© administrative tour C (22e étage) ;
  • affaires Ă©trangĂšres : bloc ministĂ©riel boulevard Angoulvant - Le Plateau ;
  • Ă©conomie et finances : immeuble SCIAM (16e étage) ;
  • agriculture : immeuble Caistab 24, (25e étage) ;
  • solidaritĂ© et victimes de guerre : citĂ© administrative tour B (14e étage) ;
  • justice et droits de l'Homme : bloc ministĂ©riel Boulevard Angoulvant - Le Plateau ;
  • fonction publique et emploi : boulevard Angoulvant (face collĂšge Notre-Dame du Plateau) ;
  • rĂ©conciliation : immeuble la Nationale d’Assurance (3e étage) ;
  • mines et Ă©nergie : immeuble SCIAM (15e étage) ;
  • Ă©ducation nationale : citĂ© administrative tour D (28e étage) ;
  • enseignement technique et formation professionnelle : citĂ© administrative tour C (10e étage) ;
  • infrastructures Ă©conomiques : tour Postel 2001 (23e étage) ;
  • NTIC : tour Postel 2001 (21e étage) ;
  • commerce : boulevard de la CathĂ©drale, immeuble CCIA (26e étage) ;
  • enseignement supĂ©rieur et recherche : citĂ© administrative Tour B (17e étage) ;
  • lutte contre le Sida : immeuble CAISTAB (7e étage) ;
  • industrie et promotion du secteur privé : boulevard de la CathĂ©drale, immeuble CCIA, (15e, 16e, 20e et 22e étages) ;
  • environnement, eaux et forĂȘts : citĂ© administrative, tour D (11e étage) ;
  • sports, jeunesse, loisirs et Ă©ducation civique : immeuble SOGEPHIA (2e et 3e étage) ;
  • famille, femmes et affaires sociales : citĂ© administrative, tour E (16e, 17e et 18e étages) ;
  • tourisme et artisanat : tour Postel 2001 (15e étage) ;
  • culture et francophonie : boulevard Carde citĂ© administrative, tour E (22e étage).

Sécurité

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Malgré les efforts entrepris conjointement par le ministÚre de l'Intérieur et le district d'Abidjan, l'insécurité persiste comme dans presque toutes les capitales africaines.

Depuis les troubles de 2004 et du dĂ©but 2011, lorsque quasiment tous les prisonniers d'Abidjan sortirent de la Maison d'ArrĂȘt et de Correction d'Abidjan (MACA), l'insĂ©curitĂ© a fortement augmenté : augmentation des crimes et des dĂ©lits, augmentation de la saisie de drogue. Outre la prĂ©sence de la police, de la gendarmerie, des forces impartiales (ONUCI dont le siĂšge se situe Ă  AttĂ©coubĂ© et une grande base Ă  BiĂ©try), des militaires français basĂ©s Ă  Port-BouĂ«t et de l'armĂ©e ivoirienne, ont Ă©tĂ© créées dans les annĂ©es 2000 la CECOS (dissoute en 2011) ainsi que plusieurs agences de sĂ©curitĂ© privĂ©es.

En 2007, Danger permanent de Pierre Laba sort au cinéma, un film traitant du laxisme des policiers face au banditisme dans les grandes villes africaines à l'image de la capitale ivoirienne.

Abidjan est divisée en 35 arrondissements dont chacun dispose d'un commissariat. On distingue la police municipale et la police nationale.

La police a son centre de formation (Ă©cole nationale de police) situĂ© dans la commune de Cocody, non loin de l'universitĂ© FĂ©lix HouphouĂ«t-Boigny, oĂč sont formĂ©s tous les policiers. Ceux-ci sont recrutĂ©s sur concours organisĂ© par l'administration de la police.

La police comprend plusieurs sections : la BAE (Brigade anti-émeute) dont la base est située dans la commune de Yopougon au nord de la ville, la CRS (Compagnie républicaine de Sécurité) dont la base principale se trouve à Williamsville (Adjamé) et une base secondaire, appelée CRS2, qui se trouve en zone 4, dans la commune de Marcory (centre de la capitale).

La gendarmerie accompagne la police. Quant à la police du CECOS (Centre de commandement des opérations de sécurité), progressivement devenue une police politique sous la présidence de Laurent Gbagbo, elle a été dissoute par l'actuel président de la République Alassane Ouattara.

La principale base de la gendarmerie se trouve à Agban (commune d'Adjamé), une autre à Abobo et Koumassi. Elle dispose aussi de deux écoles de formation, une à Cocody et l'autre la ville de Daloa.

Le fléau des drogues

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Depuis les annĂ©es 2010, la CĂŽte d'Ivoire connaĂźt une forte hausse du trafic de drogue. Les fumeries de drogue apparaissent surtout dans les quartiers prĂ©caires comme Abobo derriĂšre rail ou encore AdjamĂ© BramokotĂ©. Les enquĂȘtes montrent que cette drogue provient d'Asie[40], rĂ©pondant Ă  une rĂ©cente hausse de la demande chez les jeunes chĂŽmeurs et vagabonds ivoiriens. La police ivoirienne est de plus en plus concentrĂ©e sur la lutte contre le trafic et la consommation de drogue dans le district d’Abidjan. Un rapport de l'Office des Nations unies affirme que l’Afrique de l'Ouest joue un rĂŽle de plus en plus important dans le transit de la cocaĂŻne latino-amĂ©ricaine vers l’Europe[41]. Selon une enquĂȘte de la commission de lutte contre le trafic de drogue des Nations unies, 46 % de la jeunesse en Afrique de l’Ouest est dĂ©pendante de la drogue. En mai 2007, sept fumeries sont dĂ©mantelĂ©es et 191 personnes sont interpellĂ©es dont un militaire[42],[43].

Base militaire française

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Abidjan abrite à Port-Bouët l'une des six bases militaires françaises existant en Afrique (avec Dakar, Libreville, Bouar (Centrafrique), N'Djaména et Djibouti). Un millier de personnes y vivent autour du 43e BIMA, en application des accords de défense établis le et liant les deux pays[44]. La plus grande partie des effectifs provient d'unités en mission de courte durée (MCD) de 4 mois sur le territoire.

Le , l'opération Licorne devient une base opérationnelle avancée (BOA) regroupant les forces françaises en CÎte d'Ivoire[45].

Leurs missions sont de soutenir les opérations dans la zone (comme l'opération Barkhane), de protéger les ressortissants français et de participer à une coopération bilatérale avec les forces armées ivoiriennes et de la sous-région (formation et entraßnement)[46].

Relations et partenariats

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Représentations étrangÚres et organisations internationales

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Abidjan est le siÚge régional de plusieurs grandes institutions internationales : UNICEF, PNUD, OMS, PAM, UNOPS[47], FNUAP[48], OIT, FMI, etc.

Les grandes nations du monde ont toutes une représentation à Abidjan dont la plupart desservent la sous-région[n 11],[49],[n 12],[n 13],[50],[51],[n 14]. En 2024, 72 pays sont représentés à Abidjan, par 51 ambassades, un consulat général, 19 consulats et une représentation[52].

La Banque africaine de développement (la BAD)[53], déplacée pendant un certain temps à Tunis pendant les troubles, est sise à Abidjan.

La ville est jumelée avec :

Abidjan a été le lieu de villégiature, dans les années 1980, de Jean-Bedel Bokassa aprÚs son éviction du pouvoir en Centrafrique.

Démographie

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Évolution de la population
Année Ville d'Abidjan
(422 km2)
(abolie en 2001)
District d'Abidjan
(2 119 km2)
(créé en 2001)
Croissance annuelle (%)
1912 1 400 ― —
1928 5 400 ― +8,80
1939 22 000 ― +13,62
1948 48 000 ― +9,06
1955 125 000 ― +14,65
1963 254 000 ― +8,70
1975 951 216 ― +11,81
1988 1 929 079 ― +5,65
1998 2 877 948 3 133 608 +3,79
2014 ― 4 707 404 +2,68
2021 ― 6 321 017 +3,96
Sources : Ville : estimations administratives 1912-1948[54], recensement INSEE de 1955[54], enquĂȘte SEMA de 1963[54], recensements INS 1975-1998[55].
District : RGPH 1998[56], RGPH 2014[57], RGPH 2021[1].

Abidjan n'existait pas au début du XXe siÚcle. En 1950, elle venait tout juste de dépasser le seuil des 50 000 habitants (fin 1948). Pour atteindre le million d'habitants à la fin de l'année 1975, il a fallu qu'elle progresse de 10 à 12 % par an, ce qui correspond à un doublement tous les six ou sept ans. Mais la courbe s'infléchit brusquement avec la crise des années 1980.

On peut supposer que, dans les vingt derniĂšres annĂ©es du siĂšcle, le taux de croissance dĂ©mographique d'Abidjan aura Ă©voluĂ© dans une fourchette de 3 Ă  6 %[n 15]. La croissance naturelle a pris le dessus sur l'apport migratoire. Les flux restent substantiels, mais les dĂ©parts compensent en partie les arrivĂ©es. Les flux migratoires positifs ont amenĂ©, dans l'annĂ©e qui a prĂ©cĂ©dĂ© le recensement de 1988, 80 000 personnes, dont 50 000 provenaient des rĂ©gions ivoiriennes et 30 000 de l'Ă©tranger. De CĂŽte d'Ivoire sont venus surtout des Akans (sud-est, 48 %), puis des MandĂ© (nord-ouest, 24 %) et des Krou (sud-ouest, 20 %). De l'Ă©tranger sont arrivĂ©s des BurkinabĂ© (30 %), des Maliens (22 %), des GhanĂ©ens (19 %), des NigĂ©riens (11 %), des GuinĂ©ens (9 %)[58]. Ces statistiques font rĂ©fĂ©rence Ă  la nation entiĂšre, pas Ă  Abidjan. Parmi les non-Africains, les Libanais sont plus nombreux que les EuropĂ©ens, et les Français sont plus nombreux que tous les autres EuropĂ©ens rĂ©unis. Tous ensemble, les non-Africains ne reprĂ©sentaient guĂšre que 3 % de la population abidjanaise avant la chasse aux blancs du , mais il s'agissait tout de mĂȘme d'un record pour la rĂ©gion.

Un recensement de la population du pays a eu lieu en 1998. Il indiquait 2 877 948 habitants pour la ville[59].

Les données du recensement effectué en 2014 par l'Institut national de la statistique comptabilisaient pour Abidjan une population totale de 4 707 404 habitants[57]. Le dernier recensement effectué en 2021 a trouvé une population de 6 321 017 habitants[1], soit une croissance moyenne de 3,96 % par an entre 2014 et 2021, la plus forte enregistrée depuis les années 1980.

En matiĂšre de rĂ©partition de la population, la part relative de la population rĂ©sidant dans la partie sud de l’agglomĂ©ration (Treichville, Plateau, Marcory, Koumassi, Port-BouĂ«t) a tendance Ă  baisser depuis la fin des annĂ©es soixante-dix : de 33 % en 1990, elle est passĂ©e Ă  20 % en 2010. Dans le nord de la ville, le quartier d’Abobo a connu un fort dĂ©veloppement, suivi quelques annĂ©es plus tard par celui de Yopougon. Ces deux grands quartiers, qui ont absorbĂ© prĂšs de la moitiĂ© de l’accroissement dĂ©mographique entre 1979 et 1988 et qui regroupaient presque 40 % de la population de la ville en 1993, reprĂ©sentent 54 % de la population totale en 2010. Les quartiers anciens comme Treichville voient par contre leur population stagner, sinon diminuer lĂ©gĂšrement, et AdjamĂ© ne regroupe plus qu’environ 8 % de la population totale[60].

Société

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La langue traditionnelle sur le territoire de la ville actuelle Ă©tait l'Ă©briĂ©. Depuis l'indĂ©pendance, la langue officielle Ă  Abidjan et dans toute la CĂŽte d’Ivoire est le français. En 2014, 57,6 % des habitants d'Abidjan de quinze ans et plus savent lire et Ă©crire le français tandis que 68,6 % savent le parler et le comprendre[61]. Le français parlĂ© Ă  Abidjan est appelĂ© le nouchi, une sorte d'argot populaire et identitaire au sein de la jeunesse[62]. La langue vĂ©hiculaire, parlĂ©e et comprise par la majeure partie de la population d'Abidjan, est le dioula.

La ville accueille de nombreux Ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées dont l'attié, le baoulé, le bété, le wobé.

Abidjan est encore entouré de plus de trente villages ou l'on parle essentiellement l'attié et l'ébrié.

Éducation

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Abidjan est le lieu des principaux Ă©tablissements d'enseignement secondaire en CĂŽte d’Ivoire. Parmi eux figurent :

  • le lycĂ©e classique d'Abidjan situĂ© Ă  Cocody ;
  • le lycĂ©e Sainte-Marie, situĂ© Ă  Cocody ;
  • le lycĂ©e moderne et classique de Garçon, situĂ© Ă  Bingerville ;
  • le lycĂ©e Mamie-Faitai, situĂ© Ă  Bingerville ;
  • le lycĂ©e moderne Autoroute, situĂ© Ă  Treichville ;
  • le lycĂ©e Blaise-Pascal (Abidjan), situĂ© Ă  Cocody et qui est une Ă©cole française, c'est-Ă -dire une Ă©cole qui a signĂ© une convention avec l'ADFE[63]).

Abidjan est aussi un pÎle universitaire et de recherche important de la CÎte d'Ivoire abritant les principales institutions d'enseignement supérieur et de la recherche scientifique du pays. Notamment les deux principales universités publiques du pays s'y trouvent : l'université Félix-Houphouët-Boigny (UFHB), dont les campus sont situés dans les communes de Cocody et de Bingerville, et l'université Nangui-Abrogoua (UAA), dont les campus sont situés dans les communes d'Abobo et d'Adjamé. HEC Paris possÚde un campus délocalisé dans la capitale, HEC Paris, Abidjan.

La ville dispose d'une offre de soins complÚte. Outre les nombreux centres de tradipratiques et de médecine traditionnelle, les établissements anarchiques de vente de médicaments en pleine rue, il existe de nombreux centres de santé, des pharmacies et de nombreuses pharmacopées[pas clair]. La ville comporte plus de cinquante polycliniques, et plus de soixante établissements spécialisés (vétérinaire, dermatologie, dentaire, optométrie, maternité, psychologie, pédiatrie, etc.).

Urbanisme et habitat

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L'hĂŽtel de Ville d'Abidjan au plateau.

Les quartiers modernes comme Le Plateau ou Cocody ont connu un développement à l'européenne avec la construction de grandes tours de bureaux et d'immeubles d'habitation modernes, entre les années 1970 et le milieu des années 1980[64].

Les quartiers traditionnels comme Treichville ou Marcory ont maintenu le systĂšme des « concessions » oĂč les logements sont contigus Ă  l'usine et le systĂšme de la « cour » collective autour de laquelle sont construites plusieurs habitations, ce qui respecte l'organisation habituelle et multisĂ©culaire des villages africains[65].

Le quartier de Cocody abrite aussi de nombreuses villas en bois de plain-pied ou Ă  un Ă©tage, au milieu de vastes jardins oĂč rĂšgne une vĂ©gĂ©tation luxuriante entretenue par les pluies abondantes qui arrosent la ville. Depuis quelque temps, une certaine « mode », pour ses habitants (trĂšs) aisĂ©s, a conduit Ă  la construction, dans le quartier de Cocody, de villas imitant les temples grecs.

Par ailleurs, de nombreuses maisons sur pilotis ont Ă©tĂ© construites sur le pourtour de la lagune ÉbriĂ©.

L'hîtel de ville, bel exemple d'architecture moderne, est l'Ɠuvre de l'architecte Henri Chomette.

Dans les années 2010, les populations défavorisées sont reléguées dans les quartiers périphériques de la ville pour laisser place à des projets économiques (leurs habitations étant rasées). En , le gouvernement indique que 132 quartiers populaires seraient rasés ; au moins 1,2 million de personnes seront expulsées[66].

Les prix des logements ont environ doublé entre 2009 et 2019[66].

La désorganisation du réseau urbain

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Nombre de rues sont identifiées seulement par une lettre et un numéro.

Le rĂ©seau urbain d'Abidjan apparaĂźt dĂ©sorganisĂ©, pour une ville de 2 500 000 habitants dont la population double tous les sept ans, depuis 1945. Les populations rurales, attirĂ©es par les opportunitĂ©s d’avenir qu'offre la ville, forment l'essentiel des flux migratoires entrants. Ainsi Abidjan reprĂ©sente 45 % des citadins de la CĂŽte d’Ivoire et 20 % de la population totale du pays. Cependant, si un important essor a Ă©tĂ© remarquĂ© depuis un demi-siĂšcle, sa croissance n'avoisine maintenant plus que les 4,5 % par an (elle Ă©tait de 10 % entre 1960 et 1990) et on ne trouve plus qu'un tiers de ruraux qui participent Ă  l’accroissement de la ville (deux tiers de 1960 Ă  1990). MalgrĂ© cette diminution, la ville est toujours la plus peuplĂ©e en comparaison de la seconde ville la plus importante du pays, BouakĂ© (1 500 000 habitants) ou Ă  la capitale politique, Yamoussoukro (100 000 habitants).

Le problÚme de l'insalubrité urbaine

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MalgrĂ© l'affaire du Probo Koala en 2006[67], l'insalubritĂ© qui touche fortement l'Afrique pourrait ĂȘtre rĂ©solue Ă  Abidjan. En effet, un contrat a Ă©tĂ© signĂ© entre la Chine et la CĂŽte d'Ivoire : une sociĂ©tĂ© chinoise de traitement d'ordures urbaines et industrielles envisage de traiter tous les dĂ©chets du district ; cette transformation passera aussi par la crĂ©ation d'une importante sociĂ©tĂ© de nettoyage quotidien. Le projet est financĂ© Ă  60 % par la Chine et 40 % par la CĂŽte d'Ivoire. Un gigantesque centre de traitement de dĂ©chets se construit Ă  AttenguĂ©. 15 000 emplois permanents et 5 000 emplois saisonniers seront créés Ă  travers ce projet[68]. Les cĂ©lĂšbres « bataillons de balayeuses », mis en place sous la prĂ©sidence de FĂ©lix HouphouĂ«t-Boigny et supprimĂ©s sous la prĂ©sidence de Laurent Gbagbo, ont rĂ©apparu depuis l'Ă©tĂ© 2011, ce qui redonne Ă  Abidjan une propretĂ© qu'elle ne connaissait plus depuis quelques annĂ©es.

Réhabilitations urbaines

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Le dernier programme de renforcement de la voirie d'Abidjan, qui a conduit au raffermissement de certaines voies de la capitale, date de 1994. Depuis le mois de mai 2007, la société Ageroute (Agence de gestion des routes) entreprend de grands travaux à Abidjan et Anyama : ces ouvrages concernent les routes trÚs dégradées qui souffrent du manque d'entretien, de fortes pluies et des manifestations, les caniveaux, les routes non bitumées[69],[70]. Le District et le BNETD projettent de réhabiliter et construire 400 à 500 kilomÚtres de route, avec une qualité leur assurant quinze à vingt ans de durée de vie.

Les travaux en cours[évasif] portent sur la réhabilitation des routes d'Abidjan et Anyama, la construction de caniveaux, le bitumage des routes en terre et l'assainissement de la ville par la construction d'égouts. Ces réhabilitations concernent l'ensemble des communes de la ville d'Abidjan, certaines ont déjà débuté :
  • Ă  Cocody, pour un coĂ»t de trois milliards de francs CFA, il a Ă©tĂ© procĂ©dĂ© Ă  la reconstruction de la Corniche, une des voies les plus empruntĂ©es de la commune. La reconstruction a Ă©tĂ© prolongĂ©e par la construction du barrage de l’ÉcrĂ©teur, situĂ© au Carrefour de la Vie, permettant de filtrer les dĂ©chets de toutes les eaux de ruissellement avant qu'elles ne se jettent dans la lagune ;
  • Ă  Yopougon, la rĂ©habilitation du nĂ©vralgique Carrefour Sable se poursuit par la construction d'un dalot de 200 mĂštres de long destinĂ© Ă  freiner le traĂźnage des eaux usĂ©es, principale cause de la dĂ©gradation des voies ;
  • Ă  Abobo l'ampleur de la dĂ©gradation de la route exige un investissement important, la confection de caniveaux et la pose de dalots pour assurer un bon assainissement. La rĂ©habilitation des voies et routes se poursuit.

En 2025, un nouveau plan d’urbanisme a Ă©tĂ© adoptĂ© pour Abidjan, prĂ©voyant la crĂ©ation de douze zones vertes supplĂ©mentaires et la modernisation des quartiers pĂ©riphĂ©riques afin de rĂ©pondre Ă  la croissance dĂ©mographique[71].

Économie

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Le Plateau, quartier d'affaires d'Abidjan, en 2016.
Petite boutique Ă  Abidjan.
Usine Solibra Ă  Abidjan.

Le poids Ă©conomique de la ville d’Abidjan est largement dominant sur les autres villes de CĂŽte d'Ivoire. Le district d’Abidjan reprĂ©sente Ă  lui seul 40 % du PIB de la CĂŽte d'Ivoire[rĂ©f. nĂ©cessaire], soit 12,42 milliards de dollars, plus que le PIB de la GuinĂ©e ou du BĂ©nin. En comparaison des autres villes de CĂŽte d'Ivoire, c'est dix fois plus que la ville de San-PĂ©dro. L'Ă©conomie abidjanaise, de par le poids de son industrie et de ses services, rayonne sur toute la CĂŽte d'Ivoire et au-delĂ  des frontiĂšres de la CĂŽte d'Ivoire.

Abidjan est rĂ©guliĂšrement dĂ©crite comme un pĂŽle Ă©conomique majeur de l’Afrique de l’Ouest. Selon la Banque mondiale et ONU-Habitat, la ville concentre une part significative de l’activitĂ© financiĂšre, portuaire et industrielle de la CĂŽte d’Ivoire, et joue un rĂŽle central dans les Ă©changes rĂ©gionaux grĂące au port autonome d’Abidjan, l’un des plus actifs de la sous-rĂ©gion[72],[73].

La région des Lagunes est la région la plus industrialisée du territoire national.

Ses industries sont principalement le Bùtiment et travaux publics avec la présence de grands groupes industriels internationaux : les français SETAO, COLA, Bouygues, Jean Lefebvre, et le suisse Holcim[réf. nécessaire].

On compte ensuite l'industrie textile avec le conditionnement du coton cultivĂ© dans le nord soit pour l'exportation soit pour sa transformation sur place en pagnes, toiles, batiks et vĂȘtements divers. Le secteur du textile, trĂšs dynamique, reprĂ©sente 15,6 % des investissements nets, 13 % du chiffre d'affaires et 24 % de la valeur ajoutĂ©e de l'industrie ivoirienne[rĂ©f. nĂ©cessaire].

On dĂ©nombre plusieurs puits de pĂ©trole au large de la cĂŽte en exploitation off-shore (la CĂŽte d'Ivoire est un pays producteur de pĂ©trole, mĂȘme si elle n'est pas autosuffisante en ce domaine), ce qui conduit Ă  la prĂ©sence d'industrie chimique avec les raffineries de pĂ©trole[74], et un port pour hydrocarbures.

On y travaille également les pierres et des métaux précieux pour l'exportation[n 16][réf. souhaitée].

La ville comporte Ă©galement une importante activitĂ© de traitement du bois qui arrive au port essentiellement par voie fluviale depuis les forĂȘts du centre du pays. Il est exportĂ© soit sous forme naturelle comme l'acajou qui Ă©tait dĂ©jĂ  vendu il y a deux siĂšcles aux Anglais Ă  l'Ă©poque victorienne, soit sous une forme semi-industrialisĂ©e : bois dĂ©roulĂ©, contreplaquĂ©, agglomĂ©rĂ©.

Dans l'industrie agroalimentaire on compte principalement : la fabrication d'huile de palme, le traitement des bergamotes et des bigarades, la transformation de l'hévéa issu des plantations de l'ouest, la fabrication de boissons à partir des ananas, des oranges[n 17] et des mangues et surtout la torréfaction du café, de type robusta, venu des plantations de l'Ouest et dont le pays est le troisiÚme producteur mondial, derriÚre la Colombie et le Brésil[75] ainsi que le conditionnement et le traitement du cacao, dont la CÎte d'Ivoire est le premier producteur mondial devant le Ghana et l'Indonésie[76] ; 37 % du cacao et 10 % du café produits subissent au moins une premiÚre transformation sur place.

Abidjan est aussi le premier port thonier africain, et trois usines conditionnent du thon destiné au marché européen essentiellement. Cette activité génÚre prÚs de 3 000 emplois salariés, et est une source importante de devises.

Comme dans tous les pays du tiers monde en voie de développement, une grande partie de l'économie de la ville se situe dans le domaine que les économistes qualifient d'économie informelle[77] avec ses nombreux « petits métiers »[78].

Pour ravitailler sa population, Abidjan dispose de quelque 120 marchés hiérarchisés en trois niveaux : grand marché, marché intermédiaire et petit marché[79].

Si chacune des dix communes d’Abidjan est dotĂ©e de plusieurs marchĂ©s, c'est Ă  AdjamĂ© que l’on en comptabilise le plus avec une vingtaine recensĂ©s. DĂ©bordant largement sur les rues alentour, les zones commerciales finissent par se toucher, si bien que la commune tout entiĂšre ressemble Ă  un gigantesque marchĂ©[79].

PĂȘche artisanale

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Il existe sur les rivages des plans d’eau lagunaire et maritime dans la zone d’Abidjan une multitude d’échouages dont les plus connus sont ceux de Vridi-Sir, Toviato, Vridi-Zimbabwe, Abobo-DoumĂ©, Biafra et Ossibissa[80].

En 2016, ce sont environ 27 000 000 kg de poissons issus de la pĂȘche artisanale maritime qui ont Ă©tĂ© dĂ©barquĂ©s dans le district d’Abidjan[80].

Le dĂ©veloppement du secteur tertiaire, avec l’implantation de banques commerciales internationales et la multiplication du nombre de sociĂ©tĂ©s de services de toutes natures, semble ĂȘtre la tendance lourde de ces derniĂšres annĂ©es.

Abidjan est la principale place financiÚre de l'Afrique de l'Ouest francophone. Le siÚge de la bourse commune d'Afrique de l'Ouest (la BRVM) se situe à Abidjan. La BRVM est dominée essentiellement par les entreprises ivoiriennes.

Le district d'Abidjan représente environ la moitié du parc national de production d'électricité (600 MW sur 1 200), 42 % de la clientÚle basse tension et 54 % de la clientÚle moyenne tension.

La centrale thermique d'Azito, construite en 1997 en partenariat avec EDF, situĂ©e sur la commune de Yopougon, au bord de la lagune ÉbriĂ© et en face de l'Île Boulay, fournit Ă  elle seule 300 MW[81]. Deux autres centrales thermiques, construites en 1984 et 1985, sont installĂ©es Ă  Vridi. Plusieurs sociĂ©tĂ©s d'Ă©lectricitĂ© sont installĂ©es Ă  Abidjan : SOPIE qui est une sociĂ©tĂ© d'État[82], CIE et SOPREL, filiales du groupe français SAUR[83] (la CĂŽte d'Ivoire produit la totalitĂ© de l'Ă©lectricitĂ© qu'elle consomme et en exporte vers les pays voisins, Ghana, Togo, BĂ©nin, Mali et Burkina Faso, grĂące Ă  l'interconnexion des rĂ©seaux[84]).

La production de gaz, qui augmente rĂ©guliĂšrement, et le stockage de gaz sont assurĂ©s par deux sociĂ©tĂ©s d'État : PETROCI et GESTOCI[85].

Une petite industrie de production d'énergies renouvelables s'est également développée[86].

Téléphonie et communication et NTIC

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La ville est dotĂ©e d'un rĂ©seau de tĂ©lĂ©phonie fixe moderne de 450 000 lignes (2004) gĂ©rĂ© par CĂŽte d’Ivoire TĂ©lĂ©com. Les connexions Internet haut dĂ©bit, lignes spĂ©cialisĂ©es et l'ADSL sont alimentĂ©es par plusieurs fournisseurs d'accĂšs : CĂŽte d'Ivoire Telecom et sa filiale locale d'Orange, Africa On Line, Globe Access et Afnet[87].

Place bancaire

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Abidjan abrite de nombreuses représentations des institutions financiÚres internationales : antennes de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, Banque africaine de développement, BOAD, Commission bancaire de l'(UEMOA), Bourse régionale des valeurs mobiliÚres, etc.

La ville dispose de grandes banques internationales : BNP Paribas par l'intermédiaire de sa filiale BICICI, la Société Générale par l'intermédiaire de sa filiale SGBCI, Citibank, JP Morgan Chase, Barclays, etc.

Abidjan est également hÎte des siÚges de banques nationales telles que la Société ivoirienne de banque, ou la BIAO. Entretenant un réseau de 170 guichets, sept établissements financiers et plus d'une trentaine de compagnies d'assurances, Abidjan est une place financiÚre qui anime toute l'Afrique de l'Ouest.

Une plage Ă  Cocody.

Abidjan est une ville insolite en Afrique. Ses divers surnoms, « Manhattan des tropiques » ou « petite Manhattan » ou « perle des lagunes », sont Ă  l’image de cette ville imprĂ©visible et conquĂ©rante. Avec ses installations et ses Ă©quipements hĂŽteliers modernes tels que le Golf HĂŽtel, l'emblĂ©matique HĂŽtel Ivoire, ou bien encore l'HĂŽtel Wafou, ses voies de communication ainsi que sa monumentalitĂ©, c’est une ville trĂšs frĂ©quentĂ©e pour le tourisme d’affaires.

En ce qui concerne le tourisme de loisir, Abidjan n'est pas en reste notamment avec ses plages, aux palmiers et cocotiers, sur la bande lagunaire du quartier de Vridi, trĂšs frĂ©quentĂ©es le week-end avec le spectacle pittoresque des vendeuses d'ananas et de noix de coco. Toutefois, le phĂ©nomĂšne de « barre » qui affecte pratiquement tout le littoral du golfe de GuinĂ©e oblige la population Ă  ĂȘtre trĂšs prudente pour la baignade.

Pour ce qui est du tourisme de divertissement, Abidjan dispose d'une vie nocturne importante avec des lieux de détente comme les Milles Maquis et la Zone 4 à Marcory, Les II-Plateaux et Angre à Cocody et la rue Princesse et Niangon à Yopougon ; sans oublier des maquis et bars, ainsi que de nombreux espaces ouverts dans tous les recoins de la ville.

La salle de spectacle la plus fréquentée est le palais de la culture, qui voit passer chaque semaine des artistes locaux et internationaux.

Abidjan étant un « hub » socioculturel ouest-africain, l'on y trouve également de la cuisine issue des pays voisins (Bénin, Sénégal, Mali, Nigeria, Ghana, etc.) et des pays du Moyen-Orient (Liban notamment). En ce qui concerne la cuisine internationale, Abidjan compte bon nombre de caves et de restaurants occidentaux et asiatiques dont les meilleurs se situent pour la plupart en Zone 4 dans la commune de Marcory.

Immeubles au bord de la Lagune ÉbriĂ© Ă  Abidjan
Abidjan vu de la lagune

La CÎte d'Ivoire est un pays à trÚs forte potentialité touristique, médiocrement exploitée par les autorités depuis la fin des années 1980, alors que l'industrie touristique pourrait générer un boom économique soudain et de l'emploi dans un pays en pleine crise économique. Cependant, depuis l'année 2012, les autorités projettent de développer et de mieux soigner l'attrait touristique de la ville dans les années à venir[réf. souhaitée].

Parc du Banco

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Les fanicos : laveurs de linge à Abidjan.

AmĂ©nagĂ© en 1926, ce parc de 3 000 ha, et ancien « bois sacré », aux portes de la ville, sur la commune d'AttĂ©coubĂ©, a Ă©tĂ© conservĂ© comme vestige de la forĂȘt primaire qui entourait autrefois toute la lagune. Une route goudronnĂ©e conduit au lac qui constitue le cƓur du parc et des pistes en latĂ©rite le quadrillent. Ce parc est habitĂ© et comprend des plantations de cafĂ© et de cacao.

À l'orĂ©e du parc, une petite riviĂšre sert de lavoir oĂč officient les fanicos, les blanchisseurs, aprĂšs avoir collectĂ© le linge dans toute la ville. C'est l'un des nombreux « petits mĂ©tiers » de l'artisanat d'Abidjan. Le terme « fanico » vient de la fusion de « fani » qui signifie linge, et de « co » qui veut dire laver[88].

Vie nocturne

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Globalement, la vie nocturne abidjanaise est perçue comme étant l'une des plus animées de toute l'Afrique.

Le district regorge d'une quantité trÚs importante de night-clubs, de maquis, d'espaces plein air et de go-go bar. Ces plateformes de divertissement fournissent un « pipeline » musical englobant principalement la musique DJ, le coupé-décalé, le zouglou et dans une moindre mesure d'autres variétés locales et internationales.

Autrefois animée par des variétés traditionnelles locales, la musique congolaise et la musique occidentale, la nuit abidjanaise a connu un bouleversement culturel positif dans son ensemble dÚs le début des années 2000 avec l'avÚnement du coupé-décalé.

Ce genre musical initié en 2002 par Douk Saga et la JetSet avec la Sagacité a créé un phénomÚne qui n'a cessé de s'étendre et de se déployer dans les nuits chaudes des capitales de la sous-région. Il est venu donner une identité culturelle, globalement identifiable, au divertissement Made in CÎte d'Ivoire.

Le zouglou, populaire dans son ensemble, bénéficie en outre d'espaces « WÎyΠ» aménagés et dédiés dont les plus célÚbres, L'Internat chez Fitini et Le Lycée chez Vieux Gazeur, rassemblent les zouglouphiles tout le week-end.

Jadis commune la plus animée de la ville, Treichville, avec ses multiples maquis, discothÚques et ses clubs de jazz, a vu d'autres communes telles que Yopougon, Marcory et Cocody rejoindre la tendance depuis la fin des années 1990.

Transport public routier

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Les taxis sont omniprésents à Abidjan. Il existe deux sortes de taxis : les intracommunaux, appelés « wÎrÎ-wÎrΠ», qui sont des taxis collectifs, et les taxis intercommunaux de couleur orange dits « taxis compteurs ». Les wÎrÎ-wÎrÎ sont de couleur jaune à Cocody, Abobo et Port-Bouët, verte à Koumassi et Adjamé et bleue à Treichville, Marcory et Yopougon.

Les gbaka, minibus de 14 Ă  26 places, circulent dans tout le district.

La SOTRA (Société des transports abidjanais) assure réguliÚrement les déplacements urbains à Abidjan par le biais de bus, « taxis bagage » et la ligne Express.

Autres moyens de transports abidjanais :

  • Yango ;
  • Uber[89] ;
  • bateau-bus sur la lagune ;
  • ligne Express ;
  • taxi rouge (« Taxi compteur ») ;
  • autobus SOTRA ;
  • taxi bagage SOTRA ;
  • taxi-brousse ou 504 break.

Aéroport

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La ville est desservie par l’AĂ©roport international FĂ©lix-HouphouĂ«t-Boigny, situĂ© dans la commune de Port-BouĂ«t. Abidjan se situe Ă  une heure de vol de toutes les capitales de la sous-rĂ©gion ouest-africaine. Abidjan est desservie par de grandes compagnies aĂ©riennes telles que Air France et Emirates et propose de nombreux vols quotidiens en direction des grandes capitales du monde. Abidjan connaĂźt un trafic aĂ©rien de prĂšs de 900 000 passagers () et a dĂ©passĂ© en 2012, le chiffre de 1 200 000 passagers. Le trafic aĂ©rien a atteint un record de 1 500 000 passagers (2015).

Un pĂŽle low cost est en construction depuis , ce qui devrait, Ă  court terme, augmenter la capacitĂ© d’accueil de l'aĂ©roport. Cet aĂ©roport est certifiĂ© TSA (Transportation Security Administration) depuis le .

Circulation et ponts

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Circulation sur un boulevard Ă  Abidjan.

Le district d'Abidjan possÚde plusieurs boulevards et rues asphaltées reliant les communes entre elles, et menant aux quatre coins du pays. Abidjan est, en outre, doté d'un réseau de rocades urbaines.

Le transport fluvial, déjà important avec les pinasses et les nombreux bateaux-bus reliant divers quartiers de la ville, se développe grùce aux plans lagunaires.

Dans le but de faciliter la circulation dans cette partie de la ville, un échangeur qui était en construction depuis la fin dans le quartier Riviera II à Cocody est terminé à l'été 2012.

Abidjan est aussi la tĂȘte de pont d'une autoroute, dont les travaux de construction ont repris courant 2011 et ont Ă©tĂ© achevĂ©s en . Cette autoroute relie la ville Ă  la capitale politique, Yamoussoukro.

Un nouveau projet d'autoroute au sud-est d'Abidjan est rentré dans sa phase de réalisation depuis le début du mois d'. Ces travaux devraient durer environ 30 mois et permettront de relier Abidjan à la station balnéaire de Grand-Bassam. Cette autoroute a été inaugurée et ouverte à la circulation par le président ivoirien Alassane Ouattara le .

Les deux ponts d'Abidjan, entre le Plateau et Treichville.

Les deux moitiés de la ville, Abidjan nord et Abidjan sud, sont reliées par les ponts Félix Houphouët-Boigny et Charles-de-Gaulle. Ces deux ponts se situent entre Treichville et Le Plateau. Le pont Félix Houphouët-Boigny se prolonge par l'immense boulevard Valéry Giscard d'Estaing, qui traverse toute la partie sud de la ville et conduit à l'aéroport. Leur capacité est nettement insuffisante, surtout aux heures de pointe. Ce constat a incité le gouvernement à étudier un projet de construction d'un troisiÚme pont qui se situe entre Cocody et Marcory. Ce pont, dont la construction a commencé le , est baptisé pont Henri-Konan-Bédié. Il a été inauguré le . C'est pourquoi des populations ont été déplacées, des bùtiments ont été détruits à Marcory en face des Mille maquis (le célÚbre restaurant la Bùche bleue[90] a été déplacé).

Abidjan possÚde le plus grand port de la sous-région (Afrique de l'Ouest) qui est aussi le deuxiÚme d'Afrique, aprÚs celui de Durban en Afrique du Sud. C'est un port en transbordement et à conteneurs. Il fut inauguré en 1951 en présence du ministre des Colonies de l'époque, François Mitterrand. Grùce au canal de Vridi d'une profondeur de 15 mÚtres, les bateaux à grand tirant d'eau peuvent accoster dans un port en eau profonde[91].

La CÎte d'Ivoire appartient à la zone franc (dont la monnaie est le franc CFA), dans le cadre de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'Ouest (UEMOA). Abidjan est le pÎle économique non seulement de la CÎte d'Ivoire, mais de toute une région incluant au moins le Burkina Faso et le Mali, en raison notamment de son port en eau profonde, ouvert en 1950. Le réseau routier que commande Abidjan (5 600 km bitumés en 1995, contre 1 000 en 1970) en direction de toute la région prolonge efficacement son activité portuaire puisque 50 % du commerce du Burkina Faso, du Mali et du Niger y transite.

Abidjan rĂ©unit l'essentiel de l'activitĂ© industrielle du pays, le site portuaire accueillant Ă  lui seul 60 % du parc industriel ivoirien. Une mention spĂ©ciale doit ĂȘtre attribuĂ©e aux ambitions pĂ©troliĂšres d'Abidjan (production off-shore et, surtout, raffinage et distribution). Le trafic portuaire Ă©tait de 12 millions de tonnes en 1995, dont 5,5 en produits pĂ©troliers.

Train et tramway

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Abidjan est la tĂȘte de pont du seul chemin de fer de la rĂ©gion : la ligne d'Abidjan Ă  Ouagadougou, avec les gares de Treichville, Abobo et d'AdjamĂ©. Cette ligne, avec ses deux trains, la gazelle et le bĂ©lier, relie les deux capitales en environ quarante heures[n 18].

Prenant la suite d'un projet mort-né de train électrique, promis par la Compagnie ivoirienne de chemin de fer[92], le projet de métro d'Abidjan est destiné à décongestionner les autres modes de transports de l'agglomération en utilisant la ligne de chemin de fer traversant la ville du nord au sud en 2017.

Le dĂ©veloppement de projets d'infrastructures incluant un train suburbain Ă  Abidjan, Ă©valuĂ© Ă  prĂšs de cent milliards de francs CFA, est envisagĂ©. Ce train suburbain devrait relier le nord-ouest Ă  l'est et au nord de la ville d’Abidjan. Ce projet s’étend sur 25 kilomĂštres de la voie ferrĂ©e actuellement exploitĂ©e par l'opĂ©rateur Sitarail, filiale du groupe BollorĂ©. Les travaux d'infrastructures (voie, Ă©lectrification, gĂ©nie civil) ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s Ă  quarante milliards de francs CFA financĂ©s par l'État ivoirien et les bailleurs de fonds (Banque mondiale et AFD). Par ailleurs, un contrat de concession de type BOT, sur vingt Ă  trente ans, serait attribuĂ© Ă  un opĂ©rateur privĂ©, pour l'exploitation du rĂ©seau. Cet opĂ©rateur se chargera de l’acquisition du matĂ©riel roulant, de la rĂ©novation des ateliers et de la mise en place du systĂšme d'exploitation. Le contrat de concession avait Ă©tĂ© Ă©valuĂ© globalement Ă  soixante milliards de francs CFA.

Le , le président français Emmanuel Macron et son homologue ivoirien Alassane Ouattara lancent les travaux du chantier à la gare de Treichville[93].

Lieux de culte

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Parmi les lieux de culte, il y a principalement des Ă©glises et des temples chrĂ©tiens : ArchidiocĂšse d’Abidjan (Église catholique), Église mĂ©thodiste unie CĂŽte d'Ivoire (Conseil mĂ©thodiste mondial), Union des Églises baptistes missionnaires en CĂŽte d'Ivoire (Alliance baptiste mondiale), AssemblĂ©es de Dieu[94].

Abidjan est le siùge de la division d'Afrique de l'Ouest et du Centre de l'Église Adventiste du Septiùme Jour.

Il y a aussi des mosquĂ©es comme la Grande MosquĂ©e du Plateau. BĂątie sur une superficie d'environ 7 500 m2, la mosquĂ©e ne risque, en effet, pas de passer inaperçue dans le quartier d'affaires d'Abidjan, qui abrite aussi le Palais prĂ©sidentiel et l’HĂŽtel de Ville. En construction depuis 1996, avec des travaux qui se poursuivent Ă  ce jour[Quand ?], l’édifice compte trois grands portiques qui donnent accĂšs Ă  une esplanade de 3 500 places et une salle de priĂšre de 3 000 places.

Instituts culturels

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L'Institut français de CÎte d'Ivoire dispose d'une médiathÚque de prÚs de 40 000 ouvrages, d'une salle de cinéma, d'une salle de spectacle de 630 places. Celle-ci organise chaque année plus de 120 événements[95].

Monuments et musées

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Abidjan organise chaque année un certain nombre de festivals de cinéma : le Festival Clap-Ivoire[102], le Festival du film espagnol, le FESNACI, dont la premiÚre édition a été organisée en 2007[103], le Festival du court-métrage (FICA)[104], organisé depuis 1998 par Hanny Tchelley, le Festival du cinéma israélien d'Abidjan[105] dont la quatriÚme édition a eu lieu en 2006 à l'Institut Goethe.

Abidjan constitue la plaque tournante de la musique en Afrique de l'Ouest et un producteur majeur d'art musical en Afrique. La ville accueille la majoritĂ© des musiciens de CĂŽte d'Ivoire, principalement en raison de la prĂ©sence de nombreuses discothĂšques qui donnent aux artistes l'occasion de dĂ©buter et de s'exprimer, des maisons de disques et des mĂ©dias nationaux. Alpha Blondy, Aicha KonĂ©, le groupe Magic System, Meiway, et Tiken Jah Fakoly, mais aussi Gadji Celi, Chantal Taiba, Nayanka Bell, DJ Arafat en sont les reprĂ©sentants les plus illustres. La ville a aussi accueilli, dans les annĂ©es 1980, Myriam Makeba, lorsqu’elle n'Ă©tait pas autorisĂ©e Ă  rentrer dans son propre pays, l'Afrique du Sud, et la diva congolaise, apĂŽtre de la danse sukus, Tshala Muana.

Depuis les années 1990, de nombreux courants musicaux, s'exportant à travers toute l'Afrique et l'Occident, se développent à Abidjan. Ce sont notamment le zoblazo, le mapouka, le zouglou et, depuis 2002, le coupé-décalé, dont la popularité et la grande variété des danses font aujourd'hui de la ville une sorte de capitale africaine de la danse et des tendances musicales, une étiquette précédemment détenue par le Congo-Kinshasa avec la rumba, le soukouss, puis le ndombolo. La danse logobi est originaire d'Abidjan.

Abidjan est également considérée comme la capitale du reggae en Afrique.

La ville organise chaque année un certain nombre de festivals de musique :

  • Faya Flow[106] ;
  • les Top d'or[107] ;
  • Concerto Festival[108] ;
  • le TiercĂ© Gagnant[109] ;
  • dj Mix Atalaku, organisĂ© par RTI Music TV[110] ;
  • le Festival international de jazz d’Abidjan (FIJA) ;
  • le Festival international des Musiques noires (FIMNA)[111]. Il est organisĂ© tous les deux ans en alternance avec le Festival international de jazz ;
  • le Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (FEMUA). Il est organisĂ© par le cĂ©lĂšbre groupe ivoirien Magic System.

L'essentiel des médias de CÎte d'Ivoire est concentré sur la ville d'Abidjan.

Télévision et radio

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Abidjan abrite la Haute Autorité de la communication audiovisuelle, organisme de régulation de l'audiovisuel en CÎte d'Ivoire.

La Radiodiffusion-TĂ©lĂ©vision ivoirienne est l'organisme de diffusion radiophonique et audiovisuel de l'État ivoirien. Elle est financĂ©e par la redevance, la publicitĂ© et des subventions. Elle comporte trois chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision et deux stations de radio : RTI 1 (gĂ©nĂ©raliste), RTI 2, RTI BouakĂ©, Radio CĂŽte d'Ivoire (radio gĂ©nĂ©raliste) et FrĂ©quence 2 (radio de divertissement). Radio Nostalgie est la premiĂšre radio privĂ©e commerciale de CĂŽte d'Ivoire. Radio Jam est une radio privĂ©e de CĂŽte d’Ivoire, une des radios les plus Ă©coutĂ©es par les jeunes. La plupart des chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision et de radios sont disponibles Ă  Abidjan.

Presse écrite

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À l'Ă©poque du parti unique, situation politique qui a prĂ©valu dans le pays pendant trente ans comme dans la plupart des autres pays de l'Afrique de l'Ouest aprĂšs l'indĂ©pendance, un seul quotidien Ă©tait diffusĂ© dans le pays : FraternitĂ© Matin, le journal du PDCI-RDA, fondĂ© par le premier prĂ©sident, FĂ©lix HouphouĂ«t-Boigny. L'avĂšnement du multipartisme en CĂŽte d'Ivoire, en 1990, s'est en particulier traduit par une prolifĂ©ration de journaux et publications diverses dont l'essentiel est publiĂ© Ă  Abidjan[112].

Internet et télévision numérique

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La présidence, la primature, le gouvernement et les ministÚres possÚdent leur site officiel.

  • Le portail Abidjan.net[113], domiciliĂ© en Californie aux États-Unis, diffuse l'information de la ville et du pays Ă  travers le monde[114]. Dans l'organisation du « village mondial », Abidjan dispose d'un nƓud internet et le nombre de cybercafĂ©s y connaĂźt une croissance exponentielle comme le nombre d'internautes estimĂ© (en 2007) Ă  400 000 personnes[rĂ©f. nĂ©cessaire].
  • Le portail Abidjan24.net[115], domiciliĂ© Ă  Abidjan en CĂŽte d'Ivoire, diffuse l'information de la ville et du pays Ă  travers le monde.
  • Nouchi.Mobi[116], disponible depuis dĂ©but 2012, est une application web et mobile dĂ©diĂ©e au Nouchi, le langage colloquial ivoirien, qui permet aux utilisateurs et utilisatrices de partager leur connaissance du Nouchi dans un dictionnaire créé entiĂšrement par eux-mĂȘmes.
  • Le portail Agendart-Ivoire[117] diffuse un agenda des activitĂ©s culturelles. C'est aussi une vitrine pour les artistes ivoiriens.

Le média numérique ne cesse de se développer. 2016 voit notamment le lancement de laseve.info, un site d'information à caractÚre citoyen basé à Abidjan.

Chaßnes émettant à Abidjan

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  • Trois chaĂźnes publiques d'État (RTI), assurant Ă©galement la retransmission de la radio : ChaĂźne 1 (RTI1) et ChaĂźne 2 (RTI2) et ChaĂźne 3 (RTI3)
  • ChaĂźnes privĂ©es et radios internationales : NCI (Nouvelle ChaĂźne Ivoirienne), LIFE TV, A+ Ivoire
  • Radios locales : natures rĂ©gionales localisĂ©es non accessibles hors du pays
  • La tĂ©lĂ©vision numĂ©rique terrestre (TNT) est en phase de test (deux chaĂźnes de la RTI et un programme de dĂ©monstration) Ă  Abidjan auprĂšs de 1 000 spectateurs depuis le mois de . Sa diffusion devrait ĂȘtre Ă©tendue dĂšs le mois de avec neuf chaĂźnes gratuites diffusĂ©es sous la norme de diffusion : DVB-T2 Norme de compression : MPEG 4 AVC, et un ou deux bouquets payants d'une trentaine de chaĂźnes au total, selon le site gouvernemental[118].

Festivités et événements culturels

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Théùtre

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  • Festival des danses urbaines[120]
  • Hip-hop is back. Son Ă©dition 2007 avait pour invitĂ©s Diam's et Rageman. Elle s'est dĂ©roulĂ©e dans le complexe Las Palmas des Deux Plateaux

Plusieurs manifestations liĂ©es Ă  la mode sont organisĂ©es chaque annĂ©e dans la ville : « Les FĂ©eries »[121], la cĂ©rĂ©monie de Miss CĂŽte d’Ivoire, de Miss District Abidjan, de Miss NoĂ«l (de 6 Ă  11 ans) et de Miss Awoulaba (trĂšs prisĂ©e). De surcroĂźt a aussi lieu chaque annĂ©e « Le YĂ©hé », un espace de cĂ©lĂ©bration de la mode africaine[122] et le grand « festival international de la lingerie et de la beautĂ© d'Abidjan » (FILBA).

Abidjan est aussi le lieu de crĂ©ation de couturiers ivoiriens rĂ©putĂ©s, comme Gilles TourĂ©, couturier des Miss de CĂŽte d’Ivoire, ou PathĂ©o.

Parade des enfants lors de la fĂȘte du Mardi gras.
  • Climbie beach
  • Festival international du dessin de presse et de la bande dessinĂ©e[123]
  • Festival international du rire (FIRA) sous la direction de Adama Dahico[124]
  • Festival des grillades dont cette annĂ©e (2012) la 5e édition a eu lieu au palais de la culture Ă  Treichville au dĂ©but septembre

Abidjan dans la fiction

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Dans les films

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Quelques films évoquent ou sont consacrés à la ville :

Dans les romans

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  • Les Petits hommes d'Abidjan de Jean-Marie Villemot (2006)
  • Coup de chaud pour Mamie Jo (sĂ©rie Mamie Polar) de RĂ©gis Delpeuch (2018)

Les sports nationaux ivoiriens (basket-ball, athlétisme, rugby, handball, volleyball, etc.), notamment le football, sont essentiellement abidjanais. De nombreux clubs ivoiriens sont basés à Abidjan, notamment les deux meilleurs clubs de l'histoire du football national qui dominent actuellement le championnat ivoirien : ASEC Mimosas et Africa Sports d'Abidjan.

Rencontres sportives

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Du 20 au , au palais des sports de Treichville à Abidjan, la CÎte d'Ivoire accueille Le Championnat d'Afrique de basket-ball 2013 (Afro Basket), le 27e championnat de la FIBA Afrique.

Supporters des mimos.
Club Stade Fondation Titres Coupes Coupes F. H.-B.
ASEC Mimosas Stade Félix-Houphouët-Boigny 1948 22 14 11
Africa Sports Stade Robert-Champroux 1947 14 13 10
Stade d'Abidjan Stade municipal d'Abidjan 1936 5 5 1
Stella Club d'Adjamé Stade Robert-Champroux 1953 3 2 2
Jeunesse Abidjan Stade Robert-Champroux 1932 1
Satellite FC Parc des Sports de Treichville
EFYM 1997
Rio-Sports d'Anyama Parc des sports de Rio 1990
  • Un tournoi de football Ă  sept est organisĂ© chaque annĂ©e : le festival de Maracana d'Abidjan (FESTMA) qui se dĂ©roule Ă  Yopougon[128]
  • À la suite de l'indĂ©niable succĂšs de l'« acadĂ©mie de football » créée par Jean-Marc Guillou (acadĂ©mie Sol BĂ©ni) dont plusieurs anciens pensionnaires ont rejoint les clubs professionnels europĂ©ens, plusieurs centres de formation de jeunes footballeurs ont vu le jour ces derniĂšres annĂ©es : centre Cyril Domoraud, Labo foot de Yopougon, centre ivoirien de formation de football d'Abidjan (CIFFA), l'Étoile Scientifique Football Abidjan (ESFA), etc.[129]

L'événement footballistique majeur organisé à Abidjan est la Coupe d'Afrique des nations de football 1984 et une des finales de la Coupe d'Afrique des nations junior en 1983.

Abidjan accueille en 1964 les Jeux d'Abidjan, la finale de la Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe en 1975, 1980, 1993 et 1990, puis une autre en 1992 sous le nom de Coupe de la CAF. Le stade Félix-Houphouët-Boigny accueille la premiÚre édition de la Supercoupe d'Afrique en 1992 et une deuxiÚme en 1998. En ce qui concerne la Ligue des Champions de la CAF, les finales de 1966, 1986, 1995, 1998 se sont déroulées à Abidjan.

La capitale économique a aussi accueilli d'autres événements footballistiques comme le tournoi de l'Assomption (premiÚre édition en 2007 au stade Robert-Champroux), la Coupe de l'UFOA et des matchs de gala international.

Autres sports

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  • FĂ©dĂ©ration ivoirienne de basket-ball[130]
  • Clubs : Abidjan basket club, club sportif Abidjanais[131], ASEC Mimosas (basket-ball), PhĂ©nix basket club de Cocody et GĂ©nĂ©ration basket-ball club (GBC) qui est un nouveau club de jeunes volontaires dĂ©sireux de jouer au basket-ball
  • FĂ©dĂ©ration ivoirienne de rugby
  • Clubs : Abidjan universitĂ© club, Treichville Biafra Olympic
  • FĂ©dĂ©ration ivoirienne de cyclisme
  • Clubs : ASFA Moossou, club cycliste d'Azagui, AS Cavel de Koumassi, cycliste club de l'ocĂ©an, club cycliste de Yopougon
  • FĂ©dĂ©ration ivoirienne de tennis[132] qui a organisĂ©, en 2007, le premier Tournoi international de Tennis de la CEDEAO[133]
  • Clubs : Seamen's club, SGBCI tennis club, tennis club HĂŽtel Ivoire, sporting club 2 Plateaux, Palm club Abidjan tennis, lycĂ©e technique Abidjan tennis club
Le Félicia.
Le stade Robert-Champroux aprÚs rénovation en 2007.
  • FĂ©dĂ©ration ivoirienne de judo et disciplines associĂ©es qui a organisĂ©, en 2007, le 15e tournoi de la ville d'Abidjan[134]

Athlétisme

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  • Club : SOA boxing club d'Abidjan
  • FĂ©dĂ©ration ivoirienne de golf
  • Club : Ivoire golf club

Infrastructures

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Notes et références

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  1. ↑ MalgrĂ© le transfert de jure de la capitale Ă  Yamoussoukro, les organes de l'État central, au premier rang desquels l'AssemblĂ©e nationale, l'AssemblĂ©e nationale (CĂŽte d'Ivoire)|Primature et la PrĂ©sidence de la RĂ©publique, sont toujours de facto Ă  Abidjan.
  2. ↑ Le monde francophone compte environ 320 millions de locuteurs.
  3. ↑ derriĂšre Paris (11 174 740 hab.) et Kinshasa (10 076 099 hab.) et devant MontrĂ©al (3 695 790 hab.).
  4. ↑ Beaucoup d'habitants utilisent toujours, phonĂ©tiquement, l'expression Abijean pour dĂ©signer le nom de la ville.
  5. ↑ Ce peuple lagunaire fut rebaptisĂ© ÉbriĂ© lors de la colonisation. Les colons pĂ©rennisant un quolibet donnĂ© par la communautĂ© abourĂ© de Grand-Bassam. En effet, en abourĂ©, Ă©briĂ© signifie « peau sale ».
  6. ↑ C'est lĂ  que fut volĂ© le tambour sacrĂ© de cette communautĂ© (un tambour trĂšs particulier, actuellement dans les caves du MusĂ©e de l'Homme Ă  Paris) comme monnaie de chantage pour obliger les Tchaman Ă  participer aux chantiers de la chemin de fer Abidjan-Niger.
  7. ↑ F. H. Boigny est nĂ© en 1905 Ă  N'Gokro (Yamoussoukro).
  8. ↑ Abidjan est toujours la capitale Ă©conomique de la RĂ©publique ivoirienne.
  9. ↑ Coup d'État de Robert Guéï en 1999.
  10. ↑ PlacĂ© sous l'autoritĂ© du gouverneur, ce fonctionnaire administrait une rĂ©gion du pays, appelĂ©e Cercle, en s'appuyant sur les « commandants de cercle ». Le gouverneur Ă©tait placĂ© sous l'autoritĂ© du gouverneur gĂ©nĂ©ral, lui-mĂȘme dĂ©pendant du Ministre des colonies.
  11. ↑ À l'Ă©poque de l'Apartheid, jusqu'en 1990, l'Afrique du Sud disposait d'une ambassade Ă  Abidjan, ce qui n'Ă©tait pas le cas dans la plupart des autres pays du monde.
  12. ↑ Le , la CĂŽte d'Ivoire a reconnu la rĂ©publique populaire de Chine, ce qui a conduit Ă  la fermeture de la reprĂ©sentation diplomatique de TaĂŻwan, en vertu du principe, toujours exigĂ© par PĂ©kin, d'« une seule Chine ».
  13. ↑ Les relations diplomatiques avec l’URSS ont Ă©tĂ© Ă©tablies en 1967, relations qui seront rompues en 1969 puis rĂ©tablies en fĂ©vrier 1986.
  14. ↑ La CĂŽte d'Ivoire a reconnu l'État d'IsraĂ«l en 1985.
  15. ↑ Le taux national d'accroissement de la population en CĂŽte d'Ivoire est estimĂ© Ă  3,6 %.
  16. ↑ Jusqu'au milieu des annĂ©es 1980, le travail de l'ivoire constituait une ressource Ă©conomique importante pour la ville. Cette ressource a Ă©tĂ© tarie par l'interdiction du commerce international de l'ivoire.
  17. ↑ En Afrique de l'Ouest, les oranges ont la peau verte.
  18. ↑ La construction de cette ligne a commencĂ© en 1902. Elle devait Ă  l'origine relier Abidjan Ă  Niamey.

Références

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  122. ↑ Marcel Appena, « Édition 2007 du YĂ©hé », Le Matin d'Abidjan (version du sur archive.org).
  123. ↑ Festival du dessin de presse et de la bande dessinĂ©e d'Abidjan.
  124. ↑ SchadĂ© AdĂ©dĂ©, « Lancement du 5e Festival du Rire d'Abidjan », sur AllAfrica.com, (consultĂ© le ).
  125. ↑ Eliane Delatour.
  126. ↑ Film RUE PRINCESSE.
  127. ↑ Film DANGER PERMANENT.
  128. ↑ FESTMA d'Abidjan.
  129. ↑ Centres de football à Abidjan.
  130. ↑ Site de la fĂ©dĂ©ration de Basket-Ball.
  131. ↑ Le C.S.A..
  132. ↑ « Site de la fĂ©dĂ©ration de Tennis » (consultĂ© le ).
  133. ↑ « Tournoi international de la CEDEAO »(Archive.org ‱ Wikiwix ‱ Google ‱ Que faire ?).
  134. ↑ Tournoi de la ville d'Abidjan.
  135. ↑ Semi-marathon de la ville d'Abidjan.
  136. ↑ Un complexe olympique à Abidjan, entrepris par la BNETD.

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Bibliographie

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    thĂšse de doctorat
  • K. Ploog, Le Français Ă  Abidjan. Pour une approche syntaxique du non-standard, CNRS Éditions, , 326 p. (ISBN 2-271-05968-2).
  • Christelle Soumahoro, Formes et rythmes d'expansion de l'habitat locatif populaire Ă  Abidjan (1920-1992),
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  • Guide du Banco, Service information de CĂŽte d'Ivoire, Impr. du Gouvernement, Abidjan, 1951.
  • MinistĂšre des Finances, des Affaires Économiques et du Plan de CĂŽte d'Ivoire, Abidjan ; Connaissance du milieu urbain. MĂ©thodes et rĂ©sultats, SEDES, Paris, 1962.
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Articles connexes

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Liens externes

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